Un grand cri d'amour

Un grand cri d'amour
De Josiane Balasko
Mis en scène par Marie-Pascale Osterrieth
Avec Pierre Cassignard
  • Pierre Cassignard
  • Michèle Bernier
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 4, rue Monsigny
  • 75002 Paris
  • Quatre-Septembre (l.3)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 48,00
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Après s’être aimés passionnément ; aujourd’hui ils se haïssent !
 
Unis à la vie comme à la scène, Gigi et Hugo formaient le couple d'artistes le plus en vue du Théâtre.
Depuis leur séparation, Gigi a sombré dans la dépression (et dans l’alcool) tandis que son ex-mari tente de relancer sa carrière d'acteur avec une nouvelle pièce de théâtre.
 
La première représentation va bientôt avoir lieu, mais sa partenaire lui fausse compagnie... Sylvestre (l’agent) et Léon (le metteur en scène) décident de faire appel à… Gigi pour remplacer la comédienne au pied levé !
L'occasion pour Gigi de revenir sous le feu de la rampe. Encore faut-il que les ex-amants acceptent cette idée !

Note rapide
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2 critiques
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
12 juin 2019
7/10
10 0
Show must go on !

Une agréable surprise que cette comédie !
Et finalement plus profonde qu'elle n'en a l'air.

Plus de 20 ans après sa création, Michèle Bernier reprend, avec beaucoup de talent, le rôle créé par Josiane Balasko ... C'est d'ailleurs essentiellement sur elle que repose la pièce.

Quelques répliques bien senties sur les difficultés de faire ce métier, surtout pour une femme qui n'est plus toute jeune.
Sur les couples qui se font et se défont sur les plateaux.

Du bon Boulevard avec de grosses ficelles ... qui fonctionne.
4 juin 2019
7/10
2 0
Comment sauver une pièce en pleine création alors qu’une des deux têtes d’affiche décide de se faire la malle ? Très simple, en en trouvant une autre.

Bien, comment sauver une pièce en pleine création alors qu’une des deux têtes d’affiche décide de se faire la malle et que celle restante s’avère très difficile sur le nom de la remplaçante ? Tout de suite, cela devient plus compliqué. Alors qu’une volée de noms hypothétiques est lancée, germe dans l’esprit de l’agent d’artiste présent l’idée de reformer le couple-star qui avait fait les belles heures du spectacle français. Pour remplacer la comédienne partie et donner la réplique à Hugo, il n’y a que Gigi Ortega, son ancienne compagne. Sur le papier, succès assuré ! … Sur le papier, car dans la réalité, le « couple-star » n’existe plus. Pire même, les deux protagonistes ne se supportent plus. Comment faire pour qu’ils acceptent de jouer ensemble ?

Ainsi débute l’intrigue de la comédie signée par Josiane Balasko, « Un grand cri d’amour ». Une comédie qui pourrait être seulement légère, si elle ne portait pas un regard, plutôt cruel, sur le monde du spectacle. Ah, égo quand tu nous tiens !

Après un démarrage en douceur, « Un grand cri d’amour » devient explosif dès l’entrée en scène de Michèle Bernier, parfaite dans le rôle de Gigi Ortega. Par son énergie, la comédienne donne véritablement du rythme à la pièce, sa présence éclipsant même parfois un peu les autres rôles. J’avais pu apprécier le talent de Michèle Bernier dans « Je préfère qu’on reste amis », pièce dans laquelle elle donnait la réplique à Frédéric Diefenthal. Ici, encore, c’est un vrai plaisir de la voir sur scène.

L’aspect « construction sous vos yeux de la pièce », tant du côté du travail des comédiens que du décor (très beau au demeurant), fait toute l’originalité de ce spectacle. Je suis resté un peu plus sceptique face à l’accumulation de grossièretés au début, n’apportant pas grand-chose à l’histoire.

A l’approche de l’été, « Un grand cri d’amour » est une comédie qui se laisse voir. Surtout pour Michèle Bernier à mon sens.
23 mai 2019
8,5/10
1 0
« Un grand cri d’Amour » de Josiane Balasko au théâtre des Bouffes Parisiens dans une mise en scène de Marie Pascale Osterrieth, est une comédie explosive entre deux comédiens au nombrilisme bien prononcé : « prétentieux » dans leur cas serait un doux euphémisme.

A peine le temps de souffler pour Michèle Bernier qui vient de nous faire rire dans son seule en scène « Vive demain ! » et Pierre Cassignard dans « C’est encore mieux l’après-midi » qu’ils se rencontrent sur la scène du théâtre des Bouffes Parisiens pour une nouvelle expérience.
Ils sont passés à la vitesse supérieure, les rires s’enchaînent en cascade dans ce théâtre qui joue avec les succès comme précédemment avec « Non à l’argent ! ».

Dans une veine encore plus féroce, le rire est omniprésent dans cette comédie qui met en lumière le carriérisme, l’individualité, les petites bassesses que l’Homme est prêt à faire pour sauver une situation qui lui serait des plus néfastes pour son avenir professionnel ou sa vie tout simplement.

Sur un plateau nu, comme rarement on peut le voir dans un théâtre, accueillis par la servante, nous nous préparons à assister à un drame.
On apprend qu’une comédienne fait faux bond au montage d’une pièce de théâtre et que si le producteur et le metteur en scène ne trouvent immédiatement une remplaçante, le projet tombe à l’eau…
Le comédien, d’un abord très colérique, aux noms d’oiseaux qui fusent à la vitesse de la lumière de sa bouche, de ce duo qui prévoit d’être épique, dont sa carrière n’est pas au plus haut de l’affiche, se prête à la discussion pour essayer de sortir rapidement de l’impasse.
Après moult tergiversations, il n’y a qu’une seule issue possible, faire appel à l’ex-femme du comédien, une grande gueule qui n’a rien à envier à son ex-mari sur ce sujet et dont l’alcool lui a été fatale, de plus leur séparation très houleuse ne présage rien de bon.
Seulement voilà, elle comme lui, sont totalement hostiles à cette solution.
Au pied du mur, pour mener à bien son projet, le producteur, sans foi ni loi, prêt à vendre sa mère pour sortir gagnant de cette épreuve, va employer tous les stratagèmes possibles et imaginables pour arriver à ses fins.
Nous sommes donc prêts à assister à la première rencontre, à la première répétition.

Comme vous vous en doutez, un match de boxe se prépare et toutes les rancœurs se déballent au grand jour pour notre plus grand bonheur. L’affrontement de ces deux monstres de la scène est un pur régal.
Une répétition dans une répétition qui n’est pas sans rappeler le théâtre dans le théâtre avec tous ses effets comiques et avec également ses moments d’émotions qui viennent contrebalancer et relancer la machine infernale pour qu’au final triomphe l’Amour !

La mise en scène fluide de Marie Pascale Osterrieth, sans aucun temps mort, donne du piquant à cette tragédie comique. Elle exploite à merveille toutes les situations très bien écrites par Josiane Balasko sans pour autant en appuyer les effets. Marie Pascale Osterrieth a laissé les comédiens « se lâcher » pour cette répétition et c’était encore plus jouissif de les voir se combattre dans cette joute verbale volcanique.

Un coup de chapeau aux techniciens du plateau qui en deux temps trois mouvements mettent en place le superbe décor de Pierre-François Limbosch pour la scène finale, qui réserve bien des surprises.

Un quatuor de comédiens parfaitement équilibré qui jouent la partition sur du velours : Jean-François Cayrey est parfait dans son rôle du metteur en scène complètement dépassé par les évènements, qui essaye tant bien que mal d’arranger ses protégés dans « leurs face à face » et de parer aux combines du producteur joué par Grégoire Oestermann à la nonchalance étudiée. Un producteur qui distille avec beaucoup d’humour ses flèches pour atteindre à chaque fois dans le mille ses cibles.
Pierre Cassignard dans le rôle de la tête d’affiche Hugo Martial, un peu défraîchie, râleur dans l’âme, est l’homme de la situation. Ses colères déclenchent les rires, même ses vulgarités passent tant il est sincère dans son hystérie, sa haine envers son ex-femme.
Michèle Bernier, la diva Gigi Ortega, dès son entrée sur scène donne de la légèreté à la situation, qui est très tendue. Un petit oiseau qui virevolte, qui s’ébroue, qui passe de branche en branche, faisant fi des coups bas destinés à la déstabiliser : on se demande comment ils auraient fait sans elle.
Michèle Bernier et Pierre Cassignard, un futur duo mythique !

Je ne sais pas si c’était l’excitation de la générale ou le fait de découvrir pour la première fois les réactions du public, mais nos quatre comédiens étaient en grande forme, ils ont assuré !
Nous avons énormément ri, l’avenir de cette comédie est très prometteur.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor