• Classique
  • Théâtre Montparnasse
  • Paris 14ème

Un fil à la patte

Un fil à la patte
De Georges Feydeau
Mis en scène par Christophe Lidon
Avec Christelle Reboul
  • Christelle Reboul
  • Cédric Colas
  • Stéphane Cottin
  • Patrick Chayriguès
  • Catherine Jacob
  • Noémie Elbaz
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 45,00
À l'affiche du :
25 mai 2018 au 27 juillet 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 20:30
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Le fil, c'est Lucette, chanteuse de café-concert... La patte, c'est celle de Fernand, charmant noceur parvenu.

Entre eux... des noeuds, un clerc de notaire auteur de chansons grivoises, un général peut-être Bolivien et peut-être condamné à mort, une jeune fille vierge et gloutonne, une duchesse de petite vertu, une jeune première un rien obsédée, deux ou trois pique-assiettes et quelques valets de chambre un rien agités...

Tous embarqués dans une course-poursuite échevelée, peut-être la plus ébouriffante et la plus emmêlée du Théâtre de Feydeau... et Dieu sait si !

4

La critique de la rédaction : 6/10. Je n’avais encore jamais vu cette pièce de Feydeau et je n’ai pas trouvé que c’était sa meilleure.

C’est une comédie familiale avec un humour assez enfantin. Sont présents le monsieur qui pue du bec, les situations grotesques, les accents à couper au couteau... Ce n’est pas les ressorts comiques que je préfère. D’autant plus que les acteurs en font beaucoup.

J’ai trouvé qui il y avait de nombreuses longueurs.

En revanche, j’ai apprécié les costumes et les décors années 50 utilisant la vidéo pour les entrées en scène. C’est assez bien fait, l’effet est réussi.

Si vous êtes un inconditionnel de Georges Feydeau, peut-être apprécierez vous. De mon côté, je ne me suis pas laissé emporter.

Note rapide
7,5/10
pour 8 notes et 6 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
38%
5 critiques
Note de 8 à 10
63%
Toutes les critiques
11 juin 2018
8/10
21 0
Qu'il est bon de les retrouver, les Lucette Gautier, Bouzin, Bois d'Enghien, Vivianne, de Chenneviette et consorts !

Tous ces personnages qu'on connaît, qu'on aime et aussi, il faut bien le dire, qu'on attend au tournant.

En effet, ces derniers temps, Jérôme Deschamps a placé la barre très haut avec sa version de la pièce feydolienne par excellence à la Comédie française.

Christophe Lidon a quant à lui choisi de transposer l'action dans les années 50.
J'en veux pour preuve l'ouverture dans un cabaret très "Moulin Rouge", et dans laquelle on voit la môme Gautier pratiquer l'effeuillage sur un piano à queue. Eclairée en contre de rouge, elle m'a furieusement fait penser à Gilda.

Elle est entourée de quatre boys en fracs, gants blancs et chaussures bicolores. (Je vous laisse découvrir ce qu'ils font de ces accessoires vestimentaires... Une jolie trouvaille.)

Le metteur en scène a choisi de s'écarter quelque peu des habituelles didascalies, nombreuses et très fournies chez le grand Georges.
Ici, Christophe Lidon s'affranchira ne nombre de traditionnelles conventions et d'indications de jeu.
Qu'importe, si l'esprit est respecté. Ici, c'est en permanence le cas.

La mécanique infernale est bien là, l'horlogerie de précision est parfaitement huilée, pas de temps morts, les portes claquent, ça roule, ça pulse !

Quelques petites « actualisations » du texte font vraiment années 50, comme par exemple le remplacement de Yvette Gilbert par Lucienne Delyle.

Une excellente idée : trois supports de projections video au lointain du plateau sont utilisés pour ouvrir l'espace.
Dans une grande précision là aussi, nous pouvons assister à des séquences muettes pré-enregistrées qui viennent « compléter » l'action, comme par exemple l'arrivée des invités en voiture d'époque chez la Baronne ou encore dans le dernier acte, les allées et venues raccord dans la cage d'escalier des visiteurs de Fernand.
Tout ceci fonctionne à la perfection et démultiplie l'espace de jeu.

Le rôle de la baronne Duverger a été confié à la tête d'affiche Catherine Jacob.
La comédienne ne quitte pas sa zone de confort, et fait ce qu'elle sait bien faire : elle nous gratifie très souvent de sa célèbre moue et de ses yeux levés au ciel.

Christelle Reboul (hier Lulu, le rôle est joué en alternance avec Noémie Elbaz) et Jean-Pierre Michaël (son nan-nan) sont excellents. Leur duo est très pêchu et fonctionne parfaitement.

Marc Fayet, confronté au redoutable rôle de Bouzin tire joliment et drôlement son épingle du jeu. (Ce rôle a tellement été merveilleusement incarné par Robert Hirsch et Christian Hecq, qu'il est difficile d'aborder ce personnage.)

Deux comédiens m'ont particulièrement enchanté.
Bernard Malaka est un irrésistible général Irrigua. Avec son accent à couper au couteau, ses silences, ses ruptures, ce sera lui qui déclenchera les plus gros rires du public. Le comédien n'est jamais dans la grosse cavalerie, il a comme une sorte de retenue, très pince-sans-rire, et pourtant il est drôlissime.

Et puis Adèle Bernier est une épatante Viviane. Elle campe à la perfection cette jeune fille à la fois ingénue et délurée. La comédienne fait ressortir très précisément les deux côtés de ce personnage souvent trop peu travaillé.

Je n'aurai garde d'oublier de tirer un coup de chapeau à Chouchane Abello-Tcherpachian pour ses très beaux costumes très années 50 eux-aussi. (Les robes de Lucette Gautier sont magnifiques.)

Aux saluts, le public applaudit à tout rompre le spectacle et bat furieusement des mains en cadence pendant la chansonnette reprise par tous les comédiens.

M. Feydeau, vous pouvez dormir tranquille, votre chef d'oeuvre est entre de bonnes mains !
8 juin 2018
7,5/10
3 0
Très sympathique soirée passée devant ce "Fil à la patte" mutin et fifty's !
La mise en scène est enlevée et la distribution réussie (le soir où j'y étais, Christelle REBOUL jouait Lucette et elle était (comme souvent) formidable) !
Un bon Feydeau !
6 juin 2018
8,5/10
2 0
J'ai passé un très bon moment à regarder ce spectacle transposé dans les années 50.
Le décor auquel se joint une partie cinéma, les lumières, ainsi que les costumes valent déjà à eux seuls le déplacement.
Les acteurs sont tour à tour drôles, attachants, comiques, ou distraits, mille traits de caractères bien interprétés et donnant bien vie à leur personnage.
Deux heures de Feydeau qui sont passées à toute vitesse.
Bravo !
5 juin 2018
8/10
4 0
Et un Feydeau transposé dans les années 50... C'est réussi !

Pourtant avec ce texte connu de mon coeur et joué souvent, j'avais quelques appréhensions mais j'ai vraiment pris plaisir à regarder cette version. On rit souvent !

C'est donc l'histoire de Mr Bois d'Enghien qui cherche à se débarrasser de son amante Lucette, chanteuse populaire, pour se marier à Viviane la riche héritière de la famille Duverger (la fille de la baronne du même nom !!!). Evidemment rien ne va se passer comme il le souhaite, les quiproquos et les surprises vont se succéder à bon rythme.

Ce qu'il faut pour un Feydeau réussi, c'est d'abord une mise en scène bien huilée, réglée à la seconde près et de ce coté là, Christophe Lidon a fait du très bon travail, c'est une jolie mécanique ! L'utilisation de la vidéo est parfaitement intégrée surtout dans la seconde partie et c'est très plaisant à regarder. Le décor et la lumière cadrent bien avec l'esprit de la pièce.

Ensuite, il faut aussi une belle brochette de comédiens avec du talent et il y a du choix sur le plateau du théâtre Montparnasse : Jean-Pierre Michaël est un Bois d'Enghien fort convaincant, Noémie Elbaz est une Lucette jolie et dynamique à souhait, Il y a aussi Catherine Jacob, la baronne, qui colle son futur gendre d'assez près pour nous faire bien rire. Ils sont neuf au total et ils méritent tous un coup de chapeau !

En fait, non ils sont dix car le rôle de Lucette est joué en alternance par Noémie Elbaz et Christelle Reboul (mon seul petit regret car j'avais choisi cette date pour la voir) qui était présente dans la salle ce jour là.
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3 juin 2018
8,5/10
12 0
Encore un Feydeau me direz-vous ? Oui, mais c’est une autre version de ce « fil à la patte » qui fait les belles soirées théâtrales, et d’ailleurs le public ne s’y trompe pas, qui a accueilli avec rires et bravos cette version années 50.

Ce soir-là Noémie Elbaz séduisait le public, Jean-Pierre Michaël démontre que l’on peut être bel homme et avoir le sens du comique de situation. Catherine Jabob est irrésistible dans le rôle de cette Baronne qui croquerait bien un peu de son gendre… Marc Fayet compose un Bouzin drôle et pathétique aussi. La distribution est excellente, et bravo pour les doubles et triples rôles !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor