• Classique
  • Théâtre Montparnasse
  • Paris 14ème

Un fil à la patte

Un fil à la patte
De Georges Feydeau
Mis en scène par Christophe Lidon
Avec Christelle Reboul
  • Christelle Reboul
  • Cédric Colas
  • Stéphane Cottin
  • Patrick Chayriguès
  • Catherine Jacob
  • Noémie Elbaz
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment
Réservation de tickets

Le fil, c'est Lucette, chanteuse de café-concert... La patte, c'est celle de Fernand, charmant noceur parvenu.

Entre eux... des noeuds, un clerc de notaire auteur de chansons grivoises, un général peut-être Bolivien et peut-être condamné à mort, une jeune fille vierge et gloutonne, une duchesse de petite vertu, une jeune première un rien obsédée, deux ou trois pique-assiettes et quelques valets de chambre un rien agités...

Tous embarqués dans une course-poursuite échevelée, peut-être la plus ébouriffante et la plus emmêlée du Théâtre de Feydeau... et Dieu sait si !

60

La critique de la rédaction : 6/10. Je n’avais encore jamais vu cette pièce de Feydeau et je n’ai pas trouvé que c’était sa meilleure.

C’est une comédie familiale avec un humour assez enfantin. Sont présents le monsieur qui pue du bec, les situations grotesques, les accents à couper au couteau... Ce n’est pas les ressorts comiques que je préfère. D’autant plus que les acteurs en font beaucoup.

J’ai trouvé qui il y avait de nombreuses longueurs.

En revanche, j’ai apprécié les costumes et les décors années 50 utilisant la vidéo pour les entrées en scène. C’est assez bien fait, l’effet est réussi.

Si vous êtes un inconditionnel de Georges Feydeau, peut-être apprécierez vous. De mon côté, je ne me suis pas laissé emporter.

Note rapide
7,3/10
12 pour 12 notes et 10 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
50%
6 critiques
Note de 8 à 10
50%
Toutes les critiques
25 juil. 2018
6/10
15 0
Un peu mitigée. Pièce drôle mais on est pas transporté.

Beaucoup de mal avec le jeu de Noémie Elbaz que j’avais déjà vu dans « le temps qui reste » et qui ne m’avait pas convaincue. Elle surjoue énormément.

Un jeu inégal des acteurs dans une comédie drôle mais sans plus.
Afficher le commentaire
10 juil. 2018
6,5/10
20 0
Même si les portent claquent, les gifles volent et des personnes traversent à toute vitesse la scène, la pièce manque de peps.

Nous sommes très loin de l’énergie communiquée de « L’hôtel du libre-échange » à la Comédie Française avec l’incroyable Christian Hecq ou « La dame de chez Maxim » adapté par Johanna Boyé et Paméla Ravassard au théâtre 13. Le rythme peine à prendre de l’élan et c’est indispensable car l’écriture redoutablement efficace ne pardonne rien. Mais la mise en scène et la scénographie de Christophe Lidon sauve tout. Déjà avec l’appartement luxueux avec un piano et quelques fauteuils qui sont déplacés au besoin des situations. Un grand espace incluant des écrans permettant de jouer des profondeurs (décors en trompe-l’œil) et des contextes (action hors plateau). Par exemple, un comédien sort de l’appartement et sur l’écran on le voit descendre les escaliers. Un effet qui fait sensation surtout quand le raccord avec le comédien physique et numérique est parfait ce qui a toujours été le cas. Un usage des écrans précis et très intelligent comme c’est bien rarement le cas.

Au final, les deux heures de spectacle passent relativement vite avec neuf comédiens plein d’entrain qui arrivent à donner sens au texte. Les amateurs de vaudeville y trouveront leur compte.
30 juin 2018
8/10
27 0
On arrive dans cette période de l’année où soudainement, comme par magie, mon agenda s’allège : la saison se termine doucement, pour laisser place à l’été et au temps des Festivals. Mais pas seulement ! Vient aussi le temps des spectacles de l’été, ceux qui raviront les touristes comme les passionnés en mal de théâtre. Et pour choisir ces pièces, le mot d’ordre est au rire : quoi de mieux alors qu’un bon Feydeau pour soulever les salles ?

Bois d’Enghien est embêté : lui qui était revenu chez sa maîtresse pour rompre, la voilà qui s’emballe à nouveau sur une possible histoire d’amour. Il faut dire que Lucette Gautier est folle de lui ! Comment lui annoncer alors son mariage avec Viviane Duverger le soir-même ? Qu’importe, l’homme est lâche, il ne lui annoncera pas tout de suite. Mais la vérité le rattrape puisque la Baronne Duverger, sa future belle-mère, décide d’inviter la divette Lucette Gautier à chanter pour animer le mariage… comment s’en sortir, alors que ni son amante, ni sa fiancée, ni sa belle-mère ne sont au courant de ses frasques ?

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu cette impression : devant la mise en scène de Christophe Lidon, des flashs d’autres représentations me revenaient. Impossible en effet de me défaire de l’interprétation de José Paul dans la mise en scène d’Alain Sachs il y a presque 20 ans. J’ai dû la revoir une fois en DVD depuis, mais José Paul possédait tellement le personnage qu’il s’est gravé dans ma mémoire. Il faut dire aussi que Jean-Pierre Michaël, s’il a le physique parfait pour interpréter Bois d’Enghien, ne dispose absolument pas de l’aplomb comique qui sied au personnage. Manquant de rythme, il passe totalement à côté – ce qui est bien dommage pour un rôle principal.

D’autant plus regrettable qu’autour de lui, la troupe est d’un absolu dynamisme, rendant un bel hommage à la pièce de Feydeau. C’est Christelle Reboul qui interprétait Lucette Gautier le soir où je suis venue (elle est en alternance avec Noémie Elbaz) : si ma première rencontre avec la comédienne dans l’Amphitryon de Stéphanie Tesson était bien plate, la voilà transcendée par son rôle : piquante, légère – Lucette Gautier à souhait ! – sa composition est pleine de charme. Mais c’est Catherine Jacob que tout le monde semblait attendre : dans la salle, lors de son entrée en scène, l’enthousiasme se fait sentir. Il faut dire que sa Baronne Duverger est réussie ! Peut-être un poil cabotine – mais juste ce qu’il faut – elle étonne par sa folie aérienne et sa diction précise. Marc Fayet, que l’on avait déjà découvert dans un Bouzin raté dans la mise en scène d’Alain Sachs, se range cette fois-ci dans la lignée de la composition mythique de Robert Hirsch et propose un personnage toqué et parfaitement rythmé, lui permettant de retrouver son potentiel comique.

La mise en scène de Christophe Lidon est une grande réussite : l’entrée en matière nous met dans l’ambiance des folles nuits de cabarets qui accueillent la divette Lucette Gautier et les changements de décor se font toujours de façon très rythmée. J’ai particulièrement apprécié l’utilisation de la vidéo : le décor est comme complété par une projection en fond de scène, permettant de beaux trompe-l’oeil – par exemple, on voit un comédien arriver de très loin vers le portail puis entrer en scène, et il ne s’agit en réalité que d’un raccord parfaitement maîtrisé. Cela permet aussi le bon déroulement du troisième acte, qui nécessite bon nombre de figurants. J’ai trouvé le procédé à la fois très ingénieux, pas du tout tape à l’oeil et employé à sa juste mesure. Joli !
22 juin 2018
7,5/10
13 0
Un fil à la patte mis en scène par Christophe Lidon.

Cocasse, joyeux, pétulant.
Le jazz détonne, voici Feydeau transposé dans les années 50, c’est bouillonnant et plein d’énergie.
Lucette danseuse de cabaret est très amoureuse de Bois d’Enghien mais celui-ci n’ose lui avouer son prochain mariage « arrangé » avec la fille de la comtesse. Il s’ensuit des situations cocasses et burlesques.
Les personnages masculins de Feydeau toujours caricaturaux et pas très fréquentables nous réjouissent et nous amusent.
Bois d'Enghien bellâtre, peu courageux et plutôt lâche.
Bouzin un notaire-auteur un peu benêt.
Général Irrigua agité et colérique.
Et bien d’autres…

Les dialogues sont drolatiques et désopilants, Feydeau écrit en 1894…
Viviane : Ah ! Oui, la maternité, ça c'est gentil ! ... mais... qu'est-ce que le mari a à faire là-dedans ?
Viviane: (très logique) Mais dame ! Est-ce qu'il n'y a pas un tas de demoiselles qui ont des enfants et un tas de femmes mariées qui n'en ont pas !... Par conséquent, si c'était le mari... n'est-ce pas ?...

Des vidéos projetées en arrière-plan, prolongent l’espace scénique, on suit le parcours des différents personnages à l’extérieur du plateau. Ils sortent, ils rentrent, ils se poursuivent … C’est très vivant et attrayant.
Bon moment de théâtre divertissant à voir seul ou en famille.
11 juin 2018
8/10
52 0
Qu'il est bon de les retrouver, les Lucette Gautier, Bouzin, Bois d'Enghien, Vivianne, de Chenneviette et consorts !

Tous ces personnages qu'on connaît, qu'on aime et aussi, il faut bien le dire, qu'on attend au tournant.

En effet, ces derniers temps, Jérôme Deschamps a placé la barre très haut avec sa version de la pièce feydolienne par excellence à la Comédie française.

Christophe Lidon a quant à lui choisi de transposer l'action dans les années 50.
J'en veux pour preuve l'ouverture dans un cabaret très "Moulin Rouge", et dans laquelle on voit la môme Gautier pratiquer l'effeuillage sur un piano à queue. Eclairée en contre de rouge, elle m'a furieusement fait penser à Gilda.

Elle est entourée de quatre boys en fracs, gants blancs et chaussures bicolores. (Je vous laisse découvrir ce qu'ils font de ces accessoires vestimentaires... Une jolie trouvaille.)

Le metteur en scène a choisi de s'écarter quelque peu des habituelles didascalies, nombreuses et très fournies chez le grand Georges.
Ici, Christophe Lidon s'affranchira ne nombre de traditionnelles conventions et d'indications de jeu.
Qu'importe, si l'esprit est respecté. Ici, c'est en permanence le cas.

La mécanique infernale est bien là, l'horlogerie de précision est parfaitement huilée, pas de temps morts, les portes claquent, ça roule, ça pulse !

Quelques petites « actualisations » du texte font vraiment années 50, comme par exemple le remplacement de Yvette Gilbert par Lucienne Delyle.

Une excellente idée : trois supports de projections video au lointain du plateau sont utilisés pour ouvrir l'espace.
Dans une grande précision là aussi, nous pouvons assister à des séquences muettes pré-enregistrées qui viennent « compléter » l'action, comme par exemple l'arrivée des invités en voiture d'époque chez la Baronne ou encore dans le dernier acte, les allées et venues raccord dans la cage d'escalier des visiteurs de Fernand.
Tout ceci fonctionne à la perfection et démultiplie l'espace de jeu.

Le rôle de la baronne Duverger a été confié à la tête d'affiche Catherine Jacob.
La comédienne ne quitte pas sa zone de confort, et fait ce qu'elle sait bien faire : elle nous gratifie très souvent de sa célèbre moue et de ses yeux levés au ciel.

Christelle Reboul (hier Lulu, le rôle est joué en alternance avec Noémie Elbaz) et Jean-Pierre Michaël (son nan-nan) sont excellents. Leur duo est très pêchu et fonctionne parfaitement.

Marc Fayet, confronté au redoutable rôle de Bouzin tire joliment et drôlement son épingle du jeu. (Ce rôle a tellement été merveilleusement incarné par Robert Hirsch et Christian Hecq, qu'il est difficile d'aborder ce personnage.)

Deux comédiens m'ont particulièrement enchanté.
Bernard Malaka est un irrésistible général Irrigua. Avec son accent à couper au couteau, ses silences, ses ruptures, ce sera lui qui déclenchera les plus gros rires du public. Le comédien n'est jamais dans la grosse cavalerie, il a comme une sorte de retenue, très pince-sans-rire, et pourtant il est drôlissime.

Et puis Adèle Bernier est une épatante Viviane. Elle campe à la perfection cette jeune fille à la fois ingénue et délurée. La comédienne fait ressortir très précisément les deux côtés de ce personnage souvent trop peu travaillé.

Je n'aurai garde d'oublier de tirer un coup de chapeau à Chouchane Abello-Tcherpachian pour ses très beaux costumes très années 50 eux-aussi. (Les robes de Lucette Gautier sont magnifiques.)

Aux saluts, le public applaudit à tout rompre le spectacle et bat furieusement des mains en cadence pendant la chansonnette reprise par tous les comédiens.

M. Feydeau, vous pouvez dormir tranquille, votre chef d'oeuvre est entre de bonnes mains !
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor