Trahisons

Trahisons
De Harold Pinter
  • Manufacture des Abbesses
  • 7, rue Véron
  • 75018 Paris
  • Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 40,00
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Dans un bar de Londres, Jerry et Emma se retrouvent deux ans après leur rupture.

Emma est la femme de Robert, le meilleur ami de Jerry. Leur rencontre déclenche le compte à rebours d’une histoire d’amitié, de désir et d’ambiguïté qui, au fil des saisons, fait basculer le poids de la trahison... Tout au long de la pièce, le spectateur se voit offrir les clés de l’intrigue psychologique et amoureuse qui se dessine jusqu’au point final, celui où tout commence.

 

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9/10
35 0
La compagnie Les Pies Menteurs nous offre une réalisation impressionnante et tout en finesse de cette célèbre pièce TRAHISONS. D’une oppressante progression et teintée d’une élégance caustique, cette pièce d’Harold Pinter, écrite en 1978, détourne les ressorts traditionnels du triangle amoureux et nous dépeint l’histoire du mari, de l’épouse et de l’amant qui savent et qui s’aiment.

Jerry, homme marié, a été l’amant d’Emma, l’épouse de Robert, son meilleur ami. De révélations en retours en arrière, de déclarations d’amour en déclarations d’amitié, Pinter nous brosse dans un ordre anti chronologique, les séquences majeures des trahisons dévoilées. Toute en tensions ténues, l’ambiance n’est jamais à la confidence directe mais plutôt aux aveux lâchés au détour d’un échange ou au cours d’un voyage, quasi anodinement, presque par hasard.

Blessés peut-être, meurtris sans doute, touchés certainement, les trois personnages cachent leurs rancœurs ou leurs regrets derrière un apparent détachement mais n’arrivent pas à cacher la passion qui les anime. Trahisons et pardons se confrontent, l’amour empêche leur combat.

Les répliques à l’humour noir et glaçant entremêlées de silences, les mots familiers, les formules châtiées, les traits cruels ou crus, le langage tout entier si particulier de Pinter, riche en ruptures, sert ici autant l’intensité de l’histoire que la précision scrupuleuse des détails.

La mise en scène de Merryl Beaudonnet et Sarah Denys apporte au texte une fluidité presque légère, un déroulement aux limites oniriques, enchainant les scènes avec une impression de fondu-enchainé. Les répliques en sont magnifiées, prenant la place centrale qui est la leur chez Pinter. Nous nous laissons portés par l’histoire ainsi contée comme dans un rêve où les moments ne suivent pas toujours, comme une mémoire oubliée qui ressurgit et rebondit sur ses nombreux souvenirs.

Les interprétations d’Emmanuel Gruat, de Sarah Denys et Charlie Fargialla (ce soir-là) sont remarquables. Ils jouent la passion avec ardeur, la blessure avec justesse, le renoncement avec pudeur.

Une des pièces les plus connues d’Harold Pinter est ici bien jouée. Savamment montée dans tout le respect du texte, elle retient l’attention du public qui en sort ravi. Un Pinter réussi. À voir sans aucune hésitation.
3 déc. 2016
7,5/10
25 0
Le sujet est banal, deux amants se retrouvent et l'originalité de la pièce est que nous remontons dans le temps, la chronologie est inversée.

Trahisons des conjoints, des amis, mensonges, etc
C'est drôle mais le théâtre de Pinter me semble un peu daté...

Ceci dit, la mise en scène et le jeu des comédiens étaient tout à fait honorable.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor