Sachons vaincre... ou sachons périr

Sachons vaincre... ou sachons périr
  • Comédie Nation
  • 77, rue de Montreuil
  • 75011 Paris
Itinéraire
Billets de 15,00 à 35,00
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Survivre au nom de l’amour. Vaincre au nom de la patrie !

L’histoire de 4 personnes, l’histoire d’une guerre.  1914 - La vie de deux jeunes hommes réunis par un combat meurtrier, bascule.   Ils résistent, entre le courage et la peur. La pensée et le soutien des êtres chers qu’ils ont laissés ne les abandonnent pas ! A travers leur correspondance, les liens demeurent et l’histoire se raconte.

La danse, le chant, la musique et l’image sont réunis dans une création et forment une expression unique transformée par l’alchimie du théâtre.

 

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8 mars 2019
7,5/10
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« Sachons Vaincre ou Sachons Périr…» de Patricia Piazza-Georget au théâtre de la Comédie Nation, une jeunesse porteuse d’espoir sacrifiée au nom de la bêtise humaine qui doit survivre au nom de l’amour et vaincre au nom de la patrie…

Tiré du livre de Jean-Pierre Guéno, paru en 1998, « Paroles de poilus, lettres et carnets du Front » et celui de « Ceux de 14 » de Maurice Genevoix, un recueil de récits de guerre rassemblés en 1949, nous allons vivre un témoignage bouleversant dans une mise en scène tout en mouvement, en sobriété de Patricia Piazza-Georget, mixant l’art dramatique, le chant et la danse.
Notons que Maurice Genevoix fort de son expérience au front entre août 1914 et avril 1915, retrace dans son livre son vécu, son expérience qui ne laisse rien au hasard, à la complaisance : un témoignage poignant.

Une belle jeunesse représentative que l’on envoie au front, vers cette abominable boucherie qui fera, pendant ces quatre années, près de 19 millions de morts civils et militaires.

1914 : mobilisation et nos deux héros, nos deux futurs poilus : ils entrent en action, c’est les adieux aux proches, à sa femme, à sa fiancé, et l’on fait connaissance.
« Une union » qui permet au fil des mois qui s’égrènent, des saisons qui défilent, pendant ces années de conflit, de rester vivant pendant que leurs vies basculent vers l’inconnu.
Doivent-ils rester courageux ? Avoir peur ? Leurs correspondances avec leurs proches témoigneront de cette vie qui leur échappe.
Il y a Victor, joué par le dynamique Victor Lafrej, l’optimiste de nature, celui qui réconforte son devenu ami Lucien, joué par un Vincent Calazans romantique à souhait, poète à ses heures mais tourmenté pas son devenir.
Et puis reste à la maison, la fiancée de Lucien, Louise jouée par l’aérienne Mône Marquette, une fraîcheur remplie de romantisme, amie d’Ania, jouée par la lumineuse Emma Brest, la femme de Victor qui est déjà maman : le pilier, le soutien de ces âmes errantes.
Pour lier tous les tableaux de cette « reconstitution », la symbolique Marianne interviendra pour faire évoluer l’intrigue au fil des saisons, des années, pour porter les messages qu’ils soient d’espoir ou d’un réalisme cru et sanguinaire. Une mère de la patrie recueillant les peines et les joies de ses enfants, une mère porteuse d’espoir : Survivre au nom de l’amour, vaincre au nom de la patrie.
L’originalité de ce spectacle réside aussi par le fait que ces moments de solitude, de bravoure, de doute, de traumatisme sont allégés par des chants et des danses chorégraphiées par Emma Brest, Mône Marquette et Patricia Piazza-Georget.

Quel joli tableau que celui de la permission, où l’on voit nos deux poilus retrouver leurs moitiés dans un pas de deux sur des notes de Schubert. Ils s’aiment, ils retrouvent espoir et repartent au front avec le cœur léger…apprendre qu’ensuite le fruit de leur amour leur donnera de la force, du courage pour survivre dans ces tranchées où les rats, le froid, la puanteur, la faim, la soif, la maladie, la mort sont leurs lots quotidiens.
Ces permissions agrémentées aussi en chanson d’une Madelon qui vient leur servir à boire dans la bonne humeur, la gaieté, le temps d’oublier les affres de la guerre.

Quels affreux mots naissent de ces conflits comme celui de « boche ».
Des hommes, des soldats, des deux côtés qui ne demandent qu’à vivre, qu’à rester auprès de leurs familles, leurs proches pour vivre en paix.
Une belle image illustre ces propos avec ce petit enfant qui réclame à son papa Victor un casque de l’ennemi et le père de lui répondre que de l’autre côté un enfant peut aussi demander la même chose…qu’en pensera-t-il quand il sera adulte…

Les années passent, inéluctablement avec son lot de morts grandissant, n’épargnant pas notre héros optimiste Victor. Dans une très jolie chorégraphie, avec la petite danseuse Marie désarticulée à la Degas, nous voyons partir ce soldat rejoindre ses compagnons d’arme.

D’autres tableaux aux musiques comme celles du requiem de Mozart, du Carmina Burana de Carl Off (quoique postérieur à cette grande guerre…) donnent de la force, de la profondeur à cette évocation qui se termine dans une très belle interprétation de la Marseillaise par une Marianne très émouvante : ce soir là Magali Goblet.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor