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Réparer les vivants

Réparer les vivants
De Maylis de Kerangal
Mis en scène par Benjamin Guillard, Emmanuel Noblet
Avec Emmanuel Noblet
  • Emmanuel Noblet
  • Théâtre du Petit Saint Martin
  • 17, rue René Boulanger
  • 75010 Paris
  • République (l.3, l.5, l.8, l.9, l.11)
Itinéraire
Billets de 29,00 à 33,00
Evénement plus programmé pour le moment

Après une session de surf très matinale avec deux amis, Simon a un accident.

La voiture est sortie de la route. Quand l'ambulance arrive, les infirmiers peinent à dégager son corps qui s'est enfoncé dans le pare brise.

Ils ne pourront pas le sauver.

Réparer les vivants est le roman de la transplantation du coeur de Simon à une jeune femme à qui il va sauver la vie. Du Havre à Paris, les voix et les actes vont se relayer en vingt-quatre heures, entre accélérations paniques et pauses méditatives.

 

Une aventure intime et collective autour d’un drame et d’une renaissance.

 

« L’intuition d’Emmanuel Noblet se loge dans une profonde compréhension du texte, dans sa vérité intrinsèque. »

Maylis de Kerangal, auteure du roman récompensé de 10 prix littéraires

 

Réparer les Vivants et Emmanuel Noblet ont été récompensés du Molière 2017 du meilleur Seul en Scène.

400

La critique de la rédaction : 8/10. Un seul en scène émouvant, éprouvant, difficile et prenant. Nous avons passé un bon moment et sommes sortis troublés. Troublés par l'écriture de Maylis de Kerangal et l'interprétation bluffante d'Emmanuel Noblet.

L'acteur entre en scène dans la peau d’un surfeur prêt à prendre quelques vagues. En un rien de temps nous nous attachons à ce jeune homme insouciant de 19 ans. Aussi, nous ne resterons pas indemnes quand il mourra et que son cœur sauvera une vie grâce à une transplantation.

Cette histoire est bien construite, avec l'intervention de voix off pour donner la réplique à l'acteur lorsqu'il joue les différents personnages. Nous avons adoré le fait que chacun d'eux soit un petit peu décrit, resitué dans le contexte de sa journée. Si bien que nous sommes pris d'empathie lorsqu’ils vivent les événements.

Nous réflechissons à notre propre position sur le don d'organes, apprenons beaucoup sur comment il se passe car la pièce est à la fois sensible et didactique, scientifique et très humaine. Ceci permis par une mise en scène et en lumières ingénieuses qui mettent bien en valeur le texte, apportent une touche d'originalité au propos.

Nous n’aurions sûrement pas eu le courage de lire un roman sur un sujet aussi difficile mais sommes contents de l'avoir découvert grâce à cette adaptation.

Note rapide
8,2/10
21 pour 21 notes et 17 critiques
1 critique
Note de 1 à 3
5%
0 critique
Note de 4 à 7
5%
16 critiques
Note de 8 à 10
90%
Toutes les critiques
9 déc. 2017
9/10
27 0
On ne peut sortir de ce seul en scène indemne tant il est bouleversant ! Que l’on soit ou non en faveur du don d’organes, on en ressort avec des interrogations ou des convictions renforcées. Nous sommes d’une manière ou d’une autre interpellés....
Emmanuel Noblet nous raconte le parcours d’un don d’organes à travers l’histoire de Simon. Âgé de 19 ans, Simon est un jeune homme, admis à l’hôpital en état de mort cérébrale suite à un accident de voiture. C’est une interprétation brillante, à couper le souffle que nous livre E. Noblet. Il interprète avec justesse, émotion et ferveur ces personnages (Simon, ses parents, les médecins...). Et nous apprenons davantage sur le don d’organes.
C’est un seul en scène à ne pas manquer.
Il faut enterrer les morts et réparer les vivants...
29 nov. 2017
8,5/10
26 0
SUPERBE ADAPTATION.
Emmanuel Noblet nous tient le souffle coupé.
C'est beau, c'est puissant, c'est utile !
MERCI.
16 nov. 2017
9/10
44 0
Que peut-on dire qui n’a pas déjà été dit ? Plus de deux ans que ce spectacle tourne. Je l’ai vu une première fois en 2015, dans la petite salle ronde de la Condition des Soies, dans le Off d’Avignon (une salle autrement plus séduisante que celle du Petit St Martin (c’est une de mes rares incursions dans le privé, je précise et même si on est plutôt bien assis, ça reste des fauteuils de salle polyvalente)). Je me souviens des frissons dans les poils (Et j’en ai quelques uns). Je me souviens des yeux embués. Non, en fait, je ne me souviens pas des yeux embués, mais je suis le genre de gars qui a les larmes aux yeux très facilement, donc ça ne m’étonnerait même pas.

Ici je ne pourrai pas dire si Emmanuel Noblet a modifié son spectacle. Des nuances de jeu, peut-être. En tout cas, on voit toujours la même application, l’empathie pour les différents personnages, caractérisés grâce à de légères variations (même le jeu avec les voix enregistrées fonctionne, là où c’est un exercice un peu casse-gueule), la simplicité. Toujours cette qualité de l’adaptation. Les mots de Maylis de Kerangal. Des moments nous reviennent immédiatement en mémoire. Un drap tendu entre deux chaises, la table d’opération, un trou pour signifier l’endroit où le coeur est prélevé. Des mains qui représentent les palettes de réanimation. Le pouvoir de la suggestion. Une voix murmurée (l’unique moment sonorisé). L’effet est total.

Il est bon parfois de revoir des spectacles.
8 oct. 2017
8,5/10
87 0
Magnifique seul en scène, tout dans la sobriété et dans les mots !

Que c'est beau et bon !
24 sept. 2017
9,5/10
90 0
Un beau plaidoyer sur le don d'organe... Difficile d'y rester insensible mais surtout un superbe hymne à la vie !
Les mots sont justes, bien pesés, techniques... L'émotion a été moins forte qu'à la lecture du texte.

J'avais beaucoup aimé le livre, et je n'ai pas été pas déçue par cette version théâtrale.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor