Pourquoi dis, pourquoi m’as-tu pris mes yeux

Pourquoi dis, pourquoi m’as-tu pris mes yeux
  • Théâtre La Croisée des Chemins
  • 43, rue Mathurin Régnier
  • 75015 Paris
  • Volontaires (l.12)
Itinéraire
Billets de 16,00 à 34,00
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Montage original de Florence Perrier d'après "Nadja" d'André Breton & les lettres de Nadja  Si nous parlions d’amour ? Lui, c’est André Breton.

Elle, c’est Nadja. Comme le livre du même nom. Et la femme du livre, dans la vie, s’appelait Léona Delcourt.   D’une rencontre, de quelques jours, est né l’un des plus beaux livres du surréalisme.

Alors qu’André Breton en fait un récit quasi clinique, Nadja, elle, en donne un visage éminemment charnel. Elle découvre L’Amour et y plonge totalement, jusqu’à s’y perdre et, peut-être, précipiter sa fin.

A deux voix, et à travers leurs mots à chacun, l’histoire s’écrit devant nous…

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7 mars 2019
7,5/10
3 0
« Pourquoi dis, pourquoi m’as-tu pris mes yeux », un montage de Florence Perrier d’après l’œuvre d’André Breton « Nadja » au théâtre La croisée des chemins dans une mise en scène de Déborah Coustols-Chatelard : une rencontre, une belle histoire d’Amour éphémère.

« Qui suis-je ? » première réplique, le ton est donné, avec une inflexion de la voix particulière, chaude, nous sommes emportés par la voix solaire de François Rabette, nous sommes hypnotisés par son regard avec cette flamme qui jaillit de ses yeux.
Une rencontre qui dura quelques jours et qui donna lieu à un coup de foudre, à une intense histoire d’amour d’André Breton où la folie finira par avoir sa place.
Un homme errant dans les rues de Paris croise une femme et au premier regard, une admiration surgit, il engage la conversation pour ne plus la quitter, pour ne plus avoir dans son esprit que cette créature de rêve avec ses yeux qui l’ont tant troublé.
Cette femme de son vrai nom Léona Delcourt c’est Nadja, sous les traits à la douceur slave de Florence Perrier. D’ailleurs, « Nadja » en russe c’est le commencement du mot espérance dit-elle…
C’est une boulimique de l’amour à en perdre haleine, à en perdre le souffle. Elle nous conte son histoire comme si c’était sa dernière minute. Il faut absolument qu’il lui écrive un livre.
Lui bien que fasciné est beaucoup plus pragmatique. Avec pudeur, il analyse, décortique, décrypte, conte ses anecdotes, ses impressions en quelques mots, rien ne sert de s’étendre. Il est dans le réel : un témoin.

Cette histoire d’amour gonfle, gonfle, gonfle comme une immense vague sur laquelle ils vont surfer le temps d’une respiration. Forcément cette vague va venir s’échouer sur le rivage, s’éclater avec perte et fracas, laissant derrière elle deux solitudes, deux esprits en quête d’absolu.

Un homme à la recherche du plaisir instantané mais qui se cache derrière sa femme, elle lui sert de rempart, de bouclier.

Dans ce montage où les monologues se mélangent avec les dialogues, nous assistons à une belle rencontre, à de beaux échanges, des regards qui se croisent, des mains qui se touchent, des corps qui se rapprochent, où l’amour prend forme.
Chacun y apportera sa pierre pour la construction de cette union, union un peu bancale, union qui cherche son équilibre mais qui ne trouvera que la chute : que recherchent-ils dans cette aventure ? Est-il amoureux ? Cet amour est-il réciproque ?
La vie n’est pas un conte de fées, et la fée est absente.

Mais en fin de compte : Qui est-elle ?
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor