Pour le meilleur et pour le dire

Pour le meilleur et pour le dire
  • Manufacture des Abbesses
  • 7, rue Véron
  • 75018 Paris
  • Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 16,00 à 35,00
À l'affiche du :
27 août 2018 au 2 janvier 2019
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 20:00
    • 21:00
Réservation de tickets

Quand une hypersensible, qui n’ose pas assumer ses intuitions tombe amoureuse d’un homme merveilleusement vulnérable qui se réfugie dans le non-dit, le malentendu peut les mener à la séparation sauf si l’entourage s’en mêle.

À moins que l’émotion et le rire ne permettent de trouver le chemin de la parole et de l’amour. À moins que la capacité de s’aimer soi-même ne permette finalement de s’aimer tout court.

Après Court sucré ou long sans sucre, 1, 2, 3 Sardines et Merci pour tout ! qui ont attiré plus de 400 000 spectateurs, la nouvelle comédie de David Basant co-écrit avec Mélanie Reumaux, une comédie psychologique et sentimentale.

Note rapide
7,3/10
pour 5 notes et 4 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
20%
3 critiques
Note de 8 à 10
80%
Toutes les critiques
3 oct. 2018
8,5/10
4 0
Dire ses pensées les plus profondes, exprimer et avouer ses désirs, ses attentes, ses déceptions, ses peurs, ses angoisses… Cela est parfois bien difficile.

Audrey hypersensible et fragile désire fonder une famille avec Julien mais Julien est hésitant.
Julien ne peut confier à Audrey ses blessures passées qu’il pense insurmontables. Il préfère la perdre, c’est pourtant la femme de sa vie.
Audrey est perdue et n’ose lui avouer un secret merveilleux qui l’émeut et la chavire.

Les malentendus et les quiproquos s’installent, la rupture s’annonce…
Mais par bonheur leur entourage :
Coralie, amie de Julien, jeune femme pétulante et séduisante.
Nora, psychanalyste des deux amants, femme dynamique, chaleureuse, persuasive et championne de jeux de mots percutants.
Sacha, fils de Nora, tendre jeune homme charmeur
Ne vont point permettre à cet amour de s’évanouir.
Nous sommes entraînés dans cette comédie romantique pleine de péripéties et de chassés croisés. C’est drôle et touchant. Les jeux de mots équivoques nous amusent. C’est plein de générosité.
Le décor est simple et astucieux. Au centre du plateau se dresse une pièce aux murs parfois translucides, la pièce des confessions…
Les comédiens sont dynamiques, leurs personnages attachants mais j’avoue avoir été séduite par le charme et la vitalité de Caroline Brésard (Coralie).

Moment de théâtre agréable emplit de quelques vérités qui vous poserons peut être questions ?
5,5/10
3 0
Alors ?
Sur scène, le cabinet d'une psychologue sera la boite noire du spectacle. Tous les chemins mènent au cube et les im-patients qui en ressortent croisent les chemins de leur pair/père. Les jeux de mots fusent et laissent imaginer le plaisir que les comédiens ont dû prendre lors de l'écriture de plateau.

Mona la psy, interprétée par Tessa Volkine, invite sur son fauteuil une femme (Audrey ; Céline Perra) qui désire avoir un enfant avec Julien (Roger Contebardo) qui lui n'a pas ce projet. Dans ce chassé-croisé, on croisera également, pour le meilleur, l'accro aux Tic Tac (Caroline Brésard) et le fils de la psy (Sacha ; Edouard Giard). Le spectateur ne se lassera pas des encouragements sous forme de "ouiii" elliptiques de Mona. Plutôt drôle et distrayant, paradoxalement plus vaudeville que psychologique, la pièce traite en surface un sujet relatif aux liens de parenté. Sans pouvoir en dire plus, je constate que le thème est plutôt à la mode et servi à toutes les sauces. L'effet de surprise a été malheureusement quasi-nul pour ma part, pour ne pas dire que j'ai été un peu déçue. J'imagine qu'actuellement c'est l'ingrédient simple et efficace pour ajouter de la gravité à une pièce et tenter de faire pleurer dans les chaumières.

Par ailleurs, les rôles stéréotypés de la nana-qui-veut-aller-trop-vite-dans-une-relation et du gars-qui-ne-sait-ce-qu'il-veut-alors-que-sa-copine-est-belle-et-intelligente ne permet pas à la pièce d'être un poil originale. Cerise sur le gâteau, la réplique "ce n'est pas toi, c'est moi le problème" et la question existentielle "comment fait-on pour rendre une femme heureuse ?".

Beaucoup de beaux sentiments et une belle promotion du couple, c'est bienveillant et on passe un bon moment. On va rester là-dessus.
9/10
7 0
... Une pièce intelligente et captivante. Une mise en vie réussie. Une interprétation agréable, toute en finesse. Je conseille vivement ce spectacle.
29 août 2018
9/10
56 0
Alors... Racontez-moi !
Je parle, donc je suis. Ou plutôt, nous nous parlons, donc nous pouvons être !

Voici quel pourrait être le message de cette délicieuse comédie sentimentale.
Ce qui compte avant toute chose, c'est la parole.
La parole, c'est peut-être le personnage principal de ces quatre-vingts minutes.

La parole, sous toute ses formes.
Ce qui est dit, ce qui ne l'est pas, ce qui pourrait être dit, ce qui a failli être dit, ce qui est sous-entendu, et surtout ce qui sera finalement dit...

Audrey et julien s'aiment sincèrement depuis un an maintenant. Ces deux-là sortent chacun d'une histoire très compliquée.
Seulement voilà...
Audrey, approchant la quarantaine voudrait un bébé. Quant à Julien, qui lui a déjà un enfant, ne veut pas devenir une nouvelle fois père. Il a de bonnes raisons, pense-t-il... Nous les découvrirons, ces raisons, et bien entendu, je n'en dirai pas plus...

Va s'en suivre toute une série de non-dits qui finalement vont rendre la parole tellement absente que le couple va se déliter petit à petit...
Et ce, malgré le fait que ces deux-là consultent la même psychanalyste, Mouna, une praticienne haute en couleurs. (A-t-elle un bac +10 ? Private joke à destination de ma voisine de siège...)
Deux autres personnages eux-aussi finiront par la catalyser, l'aiguiller, la rendre enfin audible, cette parole refoulée et tue.

David Basant et Mélanie Reumaux ont écrit ce très joli et très pertinent moment théâtral.
Il est évident que la chose psychanalytique leur tient à cœur.
Sous le couvert du rire (oui, nous rirons beaucoup), ces deux-là nous démontrent lumineusement le rôle du verbe dans les relations d'un couple, certes, mais également dans la société plus généralement.

On rit beaucoup, disé-je. Un rire sain, sincère et salvateur.

Beaucoup de traits d'esprits viennent émailler la pièce. Je vous laisse découvrir... (La transgression totale dans un cabinet de psychanalyse est un moment jubilatoire!)

Si cette tendre comédie fonctionne, c'est bien entendu en raison de l'écriture, de la profondeur du sujet, de la mise en scène judicieuse de l'auteur, qui permettent à la fois rires et émotion, mais c'est également grâce aux cinq comédiens qui tous, sont d'une remarquable justesse.
Sans cette justesse-là, nous serions tombés soit dans un pathos de mauvais aloi, soit dans une triste et vulgaire gaudriole.

Ici, c'est avec beaucoup de finesse que toute l'équipe a su placer le curseur à l'exacte position.

Céline Perra, excellente en hypersensible qui « démarre au quart de tour » et Roger Contebardo, tout en vulnérabilité dans un personnage qui se réfugie dans le mutisme, sont ce couple qui se déchire. (Est-ce vraiment un couple, réflexion faite ?) Les deux nous font totalement croire à leur personnage, on ne doute jamais.

Tessa Volkine est Mouna, la psychanalyste.
La comédienne possède une sacrée vis comica. Elle passe du rire à l'émotion en un instant. Elle est souvent hilarante, par ses ruptures, son applomb et ses sous-entendus. Un très beau rôle et une très belle composition.

Les deux autres personnages sont interprétés avec beaucoup de fougue par Caroline Brésard (une sorte de cougar à la chevelure presque « brigittesque » et à la boîte de tic-tac reléguée au rang d'objet transitionnel.

Edgard Giard lui aussi déclenche lui aussi beaucoup de sourires, en « fils de la maison ».

Coup de chapeau à la scénographie d'Alain Lagarde : le lieu principal, le cabinet de Mouna, est une sorte de cage en tulle, au travers laquelle on voit les personnages comme projetés sur ce léger voile.
Une sorte de mythe de la caverne inversé, en quelque sorte.
Une idée épatante.

Je ne saurais donc trop vous conseiller que d'aller voir cette pièce tendre, drôle, sensible et d'une grande finesse.
Une pièce qui à n'en pas douter comptera parmi les vrais succès de cette rentrée théâtrale.

On reste là-d'ssus ?
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor