Ouragan catégorie 5

Ouragan catégorie 5
  • A la Folie Théatre
  • 6, rue de la Folie-Méricourt
  • 75011 Paris
  • Saint Ambroise (l.9)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Pris au piège de l'ouragan Katrina, 4 personnages laissent voler en éclats les zones d'ombre de leurs vies, dans un huis clos fort et impudique.

Dans la nuit du 29 août 2005, la Nouvelle-Orléans est frappée par l'ouragan Katrina. La ville est évacuée en partie. 

Seul un hôtel français, "Le Muriel's", situé dans Le Vieux Carré, est resté ouvert. Cette nuit-là, quatre individus vont se retrouver coincés dans cet établissement.

  
Au plus fort de la tempête, ils vont se replonger dans les moments forts de leur existence. 
La violence de leurs sentiments va faire de cette nuit un moment sans pitié, dur, mais d'une incroyable promesse.

 

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Toutes les critiques
5 juin 2017
7/10
22 0
Parfois certains vont au théâtre pour rire et s'amuser. Et d'autres vont au théâtre pour découvrir des choses et se prendre une bonne claque d'émotions. 

Nicolas Rocq auteur et acteur, a décidé de n'épargner personne dans ce récit tragique. Chaque personne souffre d'être ce qu'elle est. Nous avons un travesti qui a subi bien de humiliation chez lui et dans son entourage. En plus, il a perdu, il y a peu de temps, son premier et véritable amour qui a mis fin à sa vie. Nous avons un homme qui se trouve irrémédiablement attiré par un enfant auquel il a envie de faire l'amour. Il sait que c'est mal et en même temps, il trouve cela beau. Puis on continu avec la femme en noir qui vient de se faire quitter par son mari. Elle n'arrive pas à se passer de l'alcool. Partout, elle cachait des bouteilles pour répondre à son vice. Il l'a perdu. Et enfin, nous avons la gentille fille qui a été abandonnée et qui espère retrouver sa mère. C'est la plus innocente.

Tous les personnages vont ouvrir leurs coeurs. Pour montrer cela, le metteur en scène, va jouer avec les lumières. Dès que le passé refait surface, la lumière devient bleue sur scène et un autre comédien joue le rôle d'un tiers. Les mots sont durs. La réalité l'est d'autant plus. Impossible de rester impassible devant ces mots chocs qui blessent et qui peinent. De plus, le jeu des comédiens est d'une justesse étonnante. J'ai été vraiment touchée par l'homosexuel travesti interprété par Nicolas Rocq. Les mots sortent avec des tons bouleversants. Tout comme la sublime Laurence Facelina, criante de vérité dans un désespoir qui ne verra jamais la lumière. Candice Mechaly et Philippe Gray ne sont pas en reste avec leur interprétation.

Sur scène, un musicien qui joue du saxophone pour jouer seul ou accompagner des morceaux. Il est toujours très agréable d'écouter de la musique en live mais je ne vois pas trop l'intérêt de sa présence. L'ambiance musicale en fond sonore est suffisante. Les jeux de lumières complètent à merveille l'ambiance. J'ai bien aimé le moment où un spot illumine le musicien et aussi Laurence Facelina le regard perdu au loin.
C'est délicat et toujours juste. 

Un très beau spectacle qui ne pourra pas vous laisser indifférent. Partez prendre un raz-de-marré, vous allez être chamboulé.
21 avr. 2017
8,5/10
14 0
J’ai vu une superbe pièce, hier soir, Ouragan Cat 5 à La Folie Théâtre, mais surtout j’ai été subjugué par le jeu de Candice Méchaly, tout en pudeur et en retenue, la colonne vertébrale de la pièce écrite et mise en scène par Nicolas Rocq.

La pièce se passe dans le salon du Muriel’s, un hôtel du Vieux Carré, à La Nouvelle Orléans, le soir de l’ouragan Katrina. 5 personnes (mais le saxophoniste ne parlera pas) se retrouvent enfermées dans une ambiance de fin du monde, face à des inconnus, face à elles-mêmes.
Chacun à son tour va revisiter son histoire, le moment fondateur de son existence, ce moment où sa vie a basculé, vivre son regard sur lui même, le regard des autres. Un homosexuel travesti, une alcoolique violente, un pédophile (ou pas), une jeune femme qui vit une succession d’abandons.
Nicolas Rocq, qui signe le texte et la mise en scène, qui joue le travesti, expose, ne juge pas, et la perspective qui se crée est celle du spectateur qui éprouve peut-être plus d’empathie pour un destin que pour un autre.
La pièce évite de tomber dans le pathos, dans l’apitoiement, ou dans le jugement. Même si c’est la fin du monde, ce n’est pas un tribunal, ce sont quatre personnes qui se livrent comme elles sont, quatre inconnus qui apprennent à se connaître. Je me suis laissé emporter par ces quatre êtres en perdition dans cet apocalypse. Je me suis attaché à chacun d’eux.
La mise en scène est adroite, qui joue de l’endroit, qui bascule en un instant dans des feed backs bien réglés. Peut-être gagneraient-ils à maîtriser leurs cris (on peut crier sans hurler), et à rendre le plateau sec à la fin de la pièce (sinon les directeurs de théâtre vont les détester), ces détails vont se régler rapidement, et la petite flamme finale s’allumera.
Je le redis, j’ai été subjugué par le jeu de Candice Méchaly, colonne vertébrale de la pièce, celle qui donne le ton, parce qu’elle fait du bon café, l’essentiel pour faire un bon café, c’est le sourire.
La salle a longuement et chaleureusement applaudi. A la sortie de la pièce, c’est bien d’avoir quelqu’un avec qui échanger, la pièce n’est pas pessimiste, elle est, et on a envie d’en parler.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor