On s'en fout qu'ça soit beau !

On s'en fout qu'ça soit beau !
Mis en scène par Jean-François Maurier
Avec Jean-François Maurier
  • Jean-François Maurier
  • Sandrine Baumajs
  • Rafaël Batonnet
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment

C'est quoi l'art ? Ca sert à quoi ? Et l'artiste dans tout ça ? Tu trouves ça beau toi ? On s'en fout qu'ça soit beau !

Deux personnages, sortes de commissaires d'exposition, revisitent l'histoire de l'art à leur manière légèrement distanciée et posent avec humour leurs regards curieux, et perplexes sur les bouleversements et les ruptures qui ont jalonnés cette histoire.
Ils exhument des oeuvres, reconnues ou imaginaires, qui suscitent commentaires, digressions, mises en action ; le public est sollicité, consulté et impliqué.

Dans l'encombrement progressif de l'espace surgissent questionnements et points de vue sur la beauté, le travail, le regardant, le regardé, l'émotion immédiate ou différée, le caché, la peinture du dimanche, celle du lundi, la reconnaissance, l'oubli.

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La critique de Louise (rédac' AuBalcon) : On grimpe, on grimpe avant de parvenir au sommet du Lucernaire dans la petite salle du Paradis, accueillis par deux professeurs d’arts. On se fait placer et drame. On est encore 5 ou 6 debout sans espoir d’insertion sur les petits bancs de la salle. Ce n’est pas grave. Les deux personnages délurés attirent notre attention sur l’œuvre contemporaine en scène, un assemblage de chaises ouvrant sournoisement la réflexion sur ce qu’est l’art ? Faut-il que ce soit beau ? A en croire le titre, certainement pas. Pour mieux comprendre, décomposons. Le premier rang est invité et se saisir des chaises et à les disposer à l’avant-scène. Youpi, on a gagné une place assise.

Les deux personnages aussi caricaturaux que farfelus nous dressent un paysage artistique répondant aux questions existentielles que pose l’art. A partir de quand un objet devient-il une œuvre ? En quoi une œuvre est-elle plus artistique qu’une autre ? Quelle hiérarchie s’impose entre ces objets d’art ? Un Rembrandt vaut-il plus qu’une chaise si celle-ci est accrochée à un mur ? Autant de questions philosophiques passionnantes abordées avec humour et dérision. Le décor est particulièrement riche et ingénieux, on s’étonne de le voir se déployer de façon aussi créative. Le tableau final abolit enfin les frontières entre réalité et fiction, public et artiste, en invitant les spectateurs à venir sur scène pour immortaliser en photo cet instant où nous devenons nous-même œuvres d’art.

On peut regretter quelque fois que la réflexion soit abandonnée au prix de l’absurde, certes l’une peut aller avec l’autre mais en l’occurrence, l’excentricité des personnages nous fait passer à côté de certaines idées. Malgré cette légère frustration on passe un très bon moment et on peut espérer ressortir de là en ayant appris quelque chose.

Il faudra en revanche m’expliquer pourquoi les spectacles qui parlent d’art attirent une majorité de sexagénaires (cf. « Alex Vizorek est une œuvre d’art »). Tant mieux pour eux mais où sont les d’jeun’s. Avec leurs gestes plein de swag, dites-moi où sont les d’jeun’s.

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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor