Nous qui avons encore 25 ans

Nous qui avons encore 25 ans
  • Théâtre du Beauvaisis
  • 40, rue Vinot Préfontaine
  • 60000 Beauvais
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Au plus près des spectateurs, une jeune femme et un homme du XXIe siècle interrogent leur vie et le sens de la vie, en posant un regard amusé sur notre époque. Ils entament un débat jubilatoire et politique, mais aussi un dialogue plus intime et poétique.

Ce texte est un prétexte pour parler ensemble de l’état du monde, pour rire du passé et du présent et pour trinquer à la vie. Ainsi dans un appartement, une maison ou une petite salle
de théâtre, une comédienne de vingt-cinq ans et un comédien — qui a peut-être encore vingt-cinq ans — passent la soirée ou la représentation avec les habitants du lieu, leurs amis ou leur famille, avec les spectateurs. Ce texte donne l’occasion d’aborder les sujets qui fâchent et qui réjouissent, d’envisager l’avenir, de rire du passé, mais aussi plus trivialement, de se faire une séance diapos, de célébrer ensemble l’an 2000 et pourquoi pas, d’immortaliser ces instants éphémères par la célèbre photo de groupe. Mais on va aussi jouer, boire, manger, chanter et peut-être même danser.

Manière de fêter nos vingt-cinq ans ! Au cours de cette heure de spectacle, « construit comme une espèce de soirée », on dansera, on chantera, on boira un coup, dans des gobelets écolos (et siglés au nom du spectacle, s’il vous plaît), on fêtera un anniversaire. On aura droit à la séance diapos… Une succession de séquences plus qu’une progression dramatique. On sera dans l’instant avec ce duo un peu clownesque avec distance, second degré et légèreté.

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22 déc. 2015
8/10
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La compagnie Les fous à réAction, fondée en 1984, est redevenue nomade en 2008. Et ce soir-là, au Centre Georges Desmarquest du quartier de Voisinlieu à Beauvais, elle nous convie à une véritable soirée de fête où l’on va parler, rire, danser, chanter, boire, manger, fêter un anniversaire, regarder un diaporama photo et se créer des souvenirs. Car Nous qui avons encore 25 ans, c’est un peu tout ça à la fois.

Lyly et Olivier interrogent leur vie, et plus généralement le sens de la vie. Ils posent un regard espiègle sur notre époque, sur le XXème siècle qui les a vus naître et le XXIème qui les a fait mûrir. Avec eux, nous allons rire du passé pour mieux nous tourner vers l’avenir, tout en profitant du présent. Comme un véritable hymne à la vie, ils apportent douceur et fraîcheur dans notre existence.
Nous qui avons encore 25 ans, c’est aussi le choc de deux générations. Ce soir, nous avons fêté le quart de siècle de Lyly. L’occasion rêvée pour un premier bilan de vie. Sans jamais se départir d’une interaction non intrusive avec le public, nous dissertons sur notre journée et sur ce qu’est une vie « bien pourrie » ou non. On s’interroge sur « Comment connaître le monde ? » et sur le sens de la vie avec des réflexions tantôt légitimes, tantôt à la limite de l’absurde mais révélant toujours un fond de vérité comme « Si je veux être moi-même, je fais comme tout le monde ». On chante sur YMCA des Village People, on se raconte nos souvenirs du siècle dernier et du troisième millénaire, symbolisant le crépuscule de notre adolescence. On célèbre le passage à l’an 2000 en rêvant d’Un autre monde sur les paroles du groupe Téléphone. Puis nous cherchons si nous avons un héros ou une héroïne dans la vie, un modèle à suivre mais la plupart d’entre nous, comme Olivier, nous avons l’héroïsme modeste. Peu importe, dans notre esprit, le temps s’est arrêté l’année de nos 25 ans et depuis, nous pouvons chanter tous en chœur que Non, non, rien a changé comme le faisait déjà les Poppys en 1971. Nous avons dû assumer les problèmes, des plus terre-à-terre aux plus loufoques, toujours sous forme de questionnement : « Que penser du pouvoir des journalistes ? », « Faut-il mieux regarder une série que certains jeux télévisés ? », « Est-ce toujours mieux avant ? », « Faut-il vouloir tout résoudre ? »... Chacun aura son lot de problèmes distribués sous la forme de feuilles volantes dont il sera très facile de se débarrasser en les attribuant à autrui.
25 ans, c’est l’expression d’une jeunesse fougueuse, d’une vraie « putain d’envie de vivre » que nous transmet à merveille Lyly Chartiez aux côtés d’Olivier Menu avec un message que nous prenons comme une ligne de conduite : « Vivre un peu plus pour oublier sa vie » pour notre esprit quelque peu révolutionnaire, avec une volonté évidente de se forger un destin commun, de faire partie de la grande Histoire avec nos petites hécatombes du quotidien. Et quoi de mieux que les souvenirs pour graver les instants dans le temps ? C’est pourquoi la représentation se conclura sur une photo de groupe, que nous pourrons brandir en disant « Nous y étions » ! Et le temps continuera son œuvre, que nous ayons encore 25 ans ou un peu plus, puisque de toute façon, il ne faut pas s’inquiéter, les erreurs, nous les ferons quant même malgré les mises en garde.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor