Notre Foyer

Notre Foyer
  • Mains d'Oeuvres
  • 1, rue Charles Garnier
  • 93400 Saint-Ouen
Itinéraire
Billets à 10,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Après une résidence en 2015-2016 à Mains d’Œuvres pour son projet Flirt, la compagnie des divins Animaux revient pour sa dernière création, Notre Foyer.

Elsa veut construire une maison dont elle ne sortirait plus. Stéphanie veut partir et ne plus jamais revenir. Rendez-vous, réunions, simulations…

On assiste à l’acharnement, tantôt drôle, cruel ou vain, de ces deux jeunes femmes à réaliser ces projets plus grands qu’elles, foisonnants, mortifères, et résolument impossibles à concilier.

 

Note rapide
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29 avr. 2018
7/10
19 0
Voilà la troisième pièce des Divins Animaux que je vois. Les points communs sont Florian Pautasso à la mise en scène, Sophie Van Everdingen pour la musique (déception de ne pas la voir sur scène) et la troublante Stéphanie Aflalo (que je raterai encore à la Loge le mois prochain, mais un jour je la verrai seule sur scène, ô oui, un jour, je la verrai). Parce que Stéphanie Aflalo capte immédiatement l’attention, par son regard, son imprévisibilité, sa folie.

Et c’est une pièce déroutante qui se déroule devant nous. Déjà, parce qu’il n’y aura aucune interaction avec le public contrairement à « Quatuor Violence » ou « Flirt » ni véritablement de moments performatifs. Certes, il n’y a pas une réelle linéarité mais il y a une histoire, pas simple à appréhender. Ça commence avec Elsa qui a invité chez elle Stéphanie, Ava et Antonin. L’action se déroule en arrière-scène, on les entend à peine, malgré le micro suspendu (d’ailleurs, un des défauts récurrents du spectacle est la non-audibilité ou la non-articulation de certains acteurs). On ne sait pas trop ce qu’ils font là, mis à part qu’Elsa restera seule avec son rêve, que Stéphanie et Antonin feront connaissance et peut-être avanceront dans le projet de Stéphanie et Ava… Ben je n’ai pas bien compris le rôle joué par Ava Hervier dans cette pièce, si ce n’est d’apporter sur un plateau le dernier tableau chanté. Ava Hervier, dont on avait remarqué la voix et le grain de folie dans « On a dit, on fait un spectacle » au Centquatre, reste les trois quarts du temps à jardin en fond de scène, on ne sait pas vraiment si c’est elle qui actionne les touches du clavier, mais que fait-elle au juste ? Alors oui, son projet est de chanter, il est dommage que sa partie ne soit pas plus développée. De plus, je ne sais pas si c’était parce que c’était la première, mais les lumières sur scène furent longtemps hasardeuses (dans la pénombre, lumières à pleis tubes de néon), peut-être pour nous perdre.

Mais où vont-ils ? C’est la question qu’on peut se poser en voyant cette pièce. Et pourtant on est intrigué par la singularité d’Elsa Guedj et de son personnage qui veut seulement vivre dans une maison qu’elle aura construit presque de ses mains, avec des galeries et une salle DU bain, pour pouvoir mieux y disparaitre ensuite. On se prend à rêver de prendre la route avec Stéphanie Aflalo, malgré les hautes montagnes insurmontables. Malgré les longueurs de la pièce. Malgré un texte pas assez audible (oui, je me répète).

Mais où allons-nous ? Parce que ça nous rappelle tous ces projets pas forcément fous que nous avons mis de côté. Et quand je dis « nous », je dis surtout « je ».
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor