Monsieur Grapelli

Monsieur Grapelli
  • Café de la Danse
  • 5 Passage Louis Philippe
  • 75011 75011 Paris
  • Bastille (L.1,L.5,L.8)
Itinéraire
Billets à 20,00
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Monsieur Grappelli est un « spectacle musical », en hommage à Stéphane Grappelli.

Il est interprété par Serena Reinaldi et le quintette de jazz de Florin Niculescu. Placé sous le signe du Jazz et destiné à tous les amateurs, novices ou spécialistes de swing, de gipsy jazz, d’improvisation, et surtout de musique, il sera l’occasion d’écouter et de redécouvrir les grands standards qui ont fait la réputation du jazzman.

Mais « Monsieur Grappelli » est bien plus qu’un concert classique, c’est une histoire qui est racontée. En effet, il s’agit avant tout du récit intime de la vie du violoniste Florin Niculescu, comme en écho à celle de son modèle, Grappelli : l’exil, les débuts difficiles, les rencontres, l’amour et l’aventure se mêlant joyeusement.

Tel un Monsieur Loyal, une narratrice, Serena Reinaldi, accompagnera le spectateur. Endossant mille et un costumes, tantôt chanteuse, tantôt comédienne, elle sera le fil rouge du spectacle. La vidéo permettra un voyage plus spectaculaire encore, accompagnant les acteurs tout au long de la pièce. Inspiré des célèbres soirées de l’entre deux guerres. La mise en scène de « Monsieur Grappelli » est un mélange de musique, de théâtre et d’ambiances, où les destins croisent l’Histoire.

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15 juin 2018
9/10
22 0
Flagrant délit de Jazz au Café de la Danse ! Deux heures au violon !
Circulez, y'a tout à voir et à écouter !

Un virtuose rend hommage à une légende.
Florin Niculescu joue du Stéphane Grappelli.

Accompagné de ses musiciens, mis en scène par Gaëlle Hauserman, le violoniste d'origine roumaine interprète des standards de celui qu'il appellera « Monsieur Grappelli » tout au long de la soirée.

Ce spectacle n'est pas un concert à proprement parler. Plusieurs fils conducteurs narratifs entrecoupent les titres joués.

Le premier, c'est évidemment l'évocation de l'icône du jazz au violon.

Le show commence par une projection video du Paris des années 20. On entend le Hot Club de France jouer « La chanson des rues », un titre de Jean Sablon.

Immédiatement, le ton et l'ambiance sont donnés : le swing, encore, toujours et à jamais.

Puis, entre sur scène la maîtresse de cérémonie, Virginie Bienaimé (la sosie, au passage, de Sandrine Kiberlain) en alternance avec Serena Reinaldi.

C'est elle qui va assurer le lien en évoquant des anecdotes, en dialoguant avec Florin Niculescu.

L'homme est un virtuose.
Certes, il est capable de jouer beaucoup de notes à la minute, mais énormément de sensibilité émane de son jeu.
Sans chercher à copier bêtement Stéphane Grappelli (est-ce possible, d'ailleurs...), le musicien s'approprie de la plus belle des façons les compositions du maître.

Bien entendu, on comprend immédiatement à sa façon de jouer l'admiration qu'il porte à son idole. Par moment son jeu rappelle donc le jeu de M. Grappelli.
J'en veux pour preuve les belles et caractéristiques ornementations arpégées dans les aigus, voire les harmoniques, qui viennent embellir les notes finales des thèmes musicaux.

La rencontre avec Django Reinhardt sera évidemment évoquée, des images d'archives viendront illustrer les titres joués.

Florin Niculescu est entouré de quatre musiciens, de vraies pointures.
Paul Staicu au piano démontre une fois de plus son grand talent d'improvisateur. Beaucoup de feeling, d'émotion sont au rendez-vous, que ne gâte pas une impressionnante technique.
La rythmique basse-batterie est irréprochable. Nicola Sabato et Bruno Ziarelli assurent la pulsation !
Impossible de ne pas avoir envie de taper du pied ou de claquer des doigts.
A la guitare, Christophe Brunard, joue très joliment manouche.

La prise de son est excellente, avec toutefois une petite curiosité technique : le violon, à la demande de son propriétaire, est repris par un micro-cravate fixé sur le costume du musicien, ce qui provoque parfois dans certaines positions une légère baisse de niveau ou un petit feedback-larsen. C'est évidemment un détail...

Pour notre plus grand plaisir, de grands titres seront joués, dont I got rythm, Minor swing, Nuages, Lullaby of birdland, As time goes by, j'en passe et non des moindres.

Florin Niculescu évoquera également sa propre vie, son adolescence en Roumanie, sa venue à Paris, l'effondrement du bloc de l'est, le drapeau roumain troué, ses débuts dans un cabaret russe, et surtout sa rencontre avec son épouse, qui le rejoindra d'ailleurs sur scène pour danser et chanter « Les yeux noirs ».

De plus, il va nous raconter sa rencontre avec Stéphane Grappelli qui lui permettra, insigne honneur, de jouer sur son violon.

[Mode Perso On] Je me suis alors souvenu de ma propre rencontre, très impressionné que j'étais, pour une interview radio. En plus de l'immense musicien, Monsieur Grappelli était un homme adorable, généreux, humble, d'une exquise politesse. [Mode Perso Off]

Je vous conseille donc vivement d'aller au Café de la Danse vous plonger ou vous replonger dans le swing éternel, cette musique symbole de joie de vivre, d'insouciance et de joyeuse mélancolie.
Ce swing-là, Florin Niculescu et ses musiciens l'incarnent pleinement.

Lullaby of Birdland whisper low
Kiss me sweet, then we'll go
Flying high in Birdland, high in the sky up above
All because we're in love...
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor