Mes parents sont des enfants comme les autres

Mes parents sont des enfants comme les autres
De Renaud Meyer
Mis en scène par Renaud Meyer
Avec José Paul
  • José Paul
  • Rudy Milstein
  • Marie Montoya
  • Guilhem Pellegrin
  • Gladys Cohen
  • Loic Renard
  • Théâtre Saint-Georges
  • 51, rue Saint-Georges
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment

Arnaud Baudrillard juge ses parents trop centrés sur leur petit plaisir, trop cools, trop bobos. Alors, il s'évade chez son ami Serge Sitbon pour y trouver enfin une vraie famille.

Mais les parents de Serge ont perdu, eux aussi, les rituels et les règles.

 

Les deux ados découvrent brusquement, que leurs parents sont des enfants comme les autres.

 

 

Pour ses rôles dans Les Malheurs de Rudy et Le Petit Restaurant, l'acteur Rudy Milstein a été récompensé du Triomphe AuBalcon du meilleur espoir masculin (2015).

 

Cette pièce a été écrite par Renaud Meyer, notamment auteur du roman Les Deux Morts de Hannah K., publié en 2003 et adapté au théâtre l’année suivante.

 

La critique de la rédaction : 7/10. Une comédie rythmée !

Une famille juive pratiquante et une famille de bobos abonnés à Libé se rencontrent, vivent ensemble et un peu les uns contre les autres. Leurs enfants -maintenant de jeunes adultes- remettent en cause l’autorité parentale et veulent un retour aux traditions. Ces insolents critiquent sans cesse ce que leurs parents disent et ce qu’ils font.

L’histoire est assez simple, elle rit de la religion juive et de la difficulté de respecter tous ses rituels. Mais surtout, elle se moque du comportement de la génération Y, et de leurs parents qui refusent de vieillir. Ces thèmes sont riches, nous avons seulement regretté que la comédie reste si légère et n’aille pas un peu plus loin dans la réflexion.

Certaines répliques font mouche, nous avons ri à plusieurs reprises. José Paul, sans surjouer, a une vraie présence sur scène. Rudy Milstein (Triomphe AuBalcon 2015) a un tout petit rôle et un texte un peu faible mais il s’en sort bien !

Cette comédie pleine d’entrain a défilé sans que nous ayons eu le temps de nous ennuyer une seule fois. Elle n’était pas inoubliable, mais sympathique.

Note rapide
6,6/10
12 pour 12 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
6 critiques
Note de 4 à 7
75%
1 critique
Note de 8 à 10
25%
Toutes les critiques
4 nov. 2015
6/10
194
Quel dommage... une pièce qui aurait pu sortir du lot.
Des clichés et des blagues faciles sur la religion juive.
Toutefois un José Paul exceptionnel comme toujours !
Moralité rien de transcendant...
28 oct. 2015
7,5/10
183
Il y a certaines pièces pour lesquelles on se dit au bout de 3 minutes qu’on va passer une excellente soirée. C’est ce que je me suis dit pour cette pièce. Et malheureusement, plus elle a avancé, plus j’ai pensé que la soirée n’allait peut être pas être aussi réussie que ce que j’avais pensé au début.

La pièce n’est pas mauvaise, loin de là, mais elle n’est pas ‘géniale’. Je l’ai vue il y a plusieurs semaines et j’ai oublié de mettre une critique sur ce site. J’oublie aussi d’en parler à mes amis quand ils me conseillent une bonne pièce. Donc une pièce qu'on oublie très vite...

J’ai adoré la première scène : les parents bobos turbulents qui ont un fils très strict. Certes, on aurait pu voir ça dans un téléfilm, mais j’ai trouvé que c’était bien fait. Et surtout, José Paul est comme toujours fabuleux.

Malheureusement, ensuite, on se perd avec des parents juifs à qui leur fils reproche de pratiquer leur religion avec un certain laxisme.

La caricature des bobos passait bien, celle des juifs m’a semblé plus discutable, voir gênante.
L’auteur a voulu traiter à la fois le sujet des bobos et celui des pratiques religieuses. C’est bizarre, l’association des deux ne fonctionne pas bien.

Bon, je dois être honnête, j’ai quand même passé un bon moment. La pièce est drôle et rythmée. Nous sommes juste passé à côté de ce qui aurait pu être LA grande comédie de l’année.
8 oct. 2015
8/10
203
Il y a environ cinq ans, Renaud Meyer créait une fiction radiophonique qui interrogeait le rapport parents / enfants en une vingtaine de minutes. Puis est née l’envie d’en faire une écriture plus longue.

C’est aujourd’hui la dix-huitième version qui est présentée, dont la première scène est extrêmement proche de la fiction d’origine comme nous le confiait José Paul en conférence de presse. La pièce oppose deux familles de culture différente : d’un côté les Baudrillard, une famille athée dont les parents se comportent en véritables adulescents et de l’autre les Sitbon, une famille juive traditionnelle. L’écriture s’est faite en tenant compte des fortes personnalités des acteurs qui apportent tous une belle couleur aux personnages et nous apparait comme fine et intelligente même si certaines facilités ont du mal à être dépassées. Mais peu importe, nous passons un très bon moment dans ces familles en crise de maturité. Chacun est très touchant dans sa façon d’être avec les autres et emporte aisément l’empathie des spectateurs. La pièce bénéficie d’un rythme soutenu, d’un décor changeant qui nous transporte dans chaque univers avec une certaine tension sans arrêt relancée au fur et à mesure où les protagonistes vont devoir abandonner leurs certitudes les plus ancrées. Le texte appelle à la tolérance communautaire et cela fait un bien fou de ressentir autant de plaisir parvenant du plateau.

Côté interprétation, José Paul est excellent dans le rôle de Monsieur Baudrillard. L’une de ses meilleures scènes est sans aucun doute celle qu’il partage avec Guilhem Pellegrin, le patriarche juif lorsque Monsieur Sitbon vient récupérer son fils avant de s’imposer chez son hôte. Leur scène d’attente se transforme en séance de psychanalyse avec l’un dans le fauteuil et l’autre allongé sur le canapé, se laissant aller à quelques confidences avant de trouver un terrain d’entente : l’ukulélé. Les mères n’en sont pas en reste. Gladys Cohen campe une maman juive très convaincante. Elle se montre hilarante dans la scène de la partie de pocker pendant les vacances estivales. Quant à Marie Montoya, il faut la voir en mère athée imiter la mama juive ou débarquer déguisée en fée un gâteau dans une main et une baguette magique de l’autre. Elle est savoureuse et apporte une grande fraîcheur d’interprétation.

Enfin, les deux jeunes sont parfaits également avec Loïc Renard (Arnaud) qui a un côté Tanguy très plaisant tandis que le souriant Rudy Milsteim (Serge) s’impose avec humour en futur rabbin très strict. Et quand à la fin, il lance, d’un air malicieux, un « t’es comme ton père », tout le monde comprend qu’ils sont prisonniers d’un modèle familial pas forcément parfait mais certainement plus rigoureux qu’ils ne pourraient penser. Et quand viendra leur tour de devenir parents, ils n’auront d’autres choix que de rester, eux aussi des enfants comme les autres.
2 oct. 2015
6,5/10
191
Mes Parents sont des Enfants comme les Autres est une pièce bourrée de clichés et de blagues, disons-le franchement, plus que déjà vues mais j'ai passé un agréable moment.

L'histoire prête à sourire avec des parents drôles car ils sont stéréotypés et fermés d'esprit. Ils se retrouvent avec des enfants à l'opposé d'eux et cette différence va les obliger à changer de philosophie de vie. Il ne faut pas se tromper, ce n'est pas une pièce intellectuelle mais bien divertissante.
Vous n'apprendrez rien mais vous rigolerez un peu !

José Paul campe très bien son rôle de père bobo. Malheureusement Rudy Milstein n'est pas assez exploité, son rôle est vraiment secondaire, voire insipide mais il arrive tout de même à lui donner une force comique.
J'ai apprécié cette petite pièce sans prétention.
26 sept. 2015
5/10
33
Je n'ai pas été conquise par cette pièce, qui m'a fait un peu penser à un téléfilm sur FR2 ou un épisode de Scène de ménages en version longue.

Les gags sont réchauffés, les personnages ultra-clichés : de la mère juive bling-bling aux parents gauchistes et un peu allumés. On a comme une impression de déjà-vu, et les scènes s'enchaînent sans grande surprise. Les blagues sur la religion juive sont un peu grosses (c'était drôle à l'époque de Rabbi Jacob il y a 40 ans, mais là...) et on a du mal à entrer dans la pièce et à apprécier les personnages tant ils paraissent stéréotypés.

Points positifs quand même (parce qu'il y en a, ce n'est pas non plus une daube !) : la mise en scène est très agréable, ponctuée de "Evenou shalom alerem" au Yukulélé et agrémentée de décors chaleureux.
José Paul est également très bon.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor