Love me tender

Love me tender
Mis en scène par Guillaume Vincent
Avec Alexandre Michel
  • Alexandre Michel
  • Florence Janas
  • Théâtre des Bouffes du Nord
  • 37 bis, boulevard de la Chapelle
  • 75010 Paris
Itinéraire
Billets de 17,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment
Réservation de tickets

On a dit de Carver qu’il était le Tchekhov américain. Pas de samovar chez Carver mais des litres de Gin.

Comme chez le dramaturge russe le drame ne se joue pas que dans les mots mais aussi dans les silences, les non-dits.

Ainsi l’étrange impression parfois qu’il n’y pas de drame, du moins en apparence. Son thème de prédilection : le couple. Il le met en scène au moment où ça vacille, où sous les apparences le malaise s’insinue comme un poison. 

 

Love me tender est un travail qui met l’acteur au centre. Six nouvelles sont ici adaptées pour huit comédiens interprétant chacun deux rôles, chacun devant s’accorder, comme en musique et malgré les désaccords de leurs personnages, à deux, à quatre, à huit.

 

Note rapide
6,5/10
pour 1 note et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
100%
0 critique
Note de 8 à 10
0%
1 critique
19 sept. 2018
6,5/10
11 0
Je n’ai jamais lu Carver (honte sur moi). À l’annonce du projet, je me rendis même compte que je le confondais avec Chandler, alors même que j’avais vu Short Cuts de Robert Altman, également adapté de nouvelles de Carver. Dans mon souvenir, le film était une réussite.

Pour résumer, Guillaume Vincent adapte 2 nouvelles de Carver simultanément dans la 1e partie de la pièce, puis 4 dans la 2e. Simultanément. J’imagine qu’il n’a pas dû être simple d’en faire le montage, même si passionnant. J’imagine qu’il a dû être ludique de trouver des répliques qui se répondent d’une histoire à l’autre, qui mettent toutes en scène des couples. Mais je trouve que le rythme en pâtit, que les acteurs n’ont pas grand chose à faire quand ce n’est pas leur tour de jouer, mis à part faire durer ces moments de silence, comme un blanc dans la conversation. Et quand le rythme s’accélère, il est ardu de suivre (mais je n’étais pas très bien placé, il faut dire).

La 1e partie de la pièce se veut plus comique que la seconde. On ajoute même des rires enregistrés, comme si on était devant un épisode de « I love Lucy » (une des premières sitcoms américaines avec Lucille Ball), mais c’est fait exprès. On fait rire, mais à l’intérieur on est dans le drame, dans lequel on plongera plus volontiers dans la seconde partie. La couture entre les deux, même si assumée, est un peu grosse.

En revanche, là où je fus pleinement convaincu, c’est par le jeu des comédiens quand ils le sont (en jeu) et je pense évidemment à une de mes comédiennes préférées : Emilie Incerti Formentini, excellente dans tous les registres.

Une soirée légèrement décevante malgré une atmosphère carverienne bien présente (même si je ne sais pas ce que c’est, mais j’ai supposé qu’elle l’était).
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor