Lettres À Felice

Lettres À Felice
De Franz Kafka
Avec Dominique Pinon
  • Dominique Pinon
  • Isabelle Carré
  • Théâtre de l'Atelier
  • 1, place Charles-Dullin
  • 75018 Paris
  • Anvers (l.2)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 60,00
Evénement plus programmé pour le moment

Les lettres à Felice nous invitent à partager l’intimité de l’un des plus grands écrivains du XXème siècle, Franz Kafka, à travers les lettres adressées à sa sa première fiancée, Felice.

Franz Kafka rencontre Felice Bauer en août 1912. Commence peu de temps après une longue correspondance amoureuse, qui durera plusieurs années, durant laquelle Felice et Franz se rencontreront à nouveau à quelques reprises, bien que rarement, et se fianceront deux fois, sans que cela ne parvienne pour autant à les mener au mariage.

 

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25 juin 2018
6,5/10
4 0
Cette pièce, basée sur la correspondance de Franz Kafka à sa douce Félice est mise en scène par Bertrand Marcos. Chacun se partage la scène, Isabelle Carré d'une part et Dominique Pinon de l'autre.

Franz Kafka a rencontré Félice Bauer à Berlin en 1912. Dès que Franz rentre à Prague, il trouve un motif pour écrire à Félice qui vit à Berlin avec sa famille. Ils auront une correspondance fournie sur quelques années. Félice Bauer conservera plus de 500 lettres qui seront publiées bien après la seconde guerre mondiale. Nous aurons donc uniquement les paroles Kafka.

Kafka est à son bureau de travail et il prend la plume pour entreprendre Félice d'un projet de plus en plus précis et entreprenant. Franz est amoureux de Felice...

C'est bien une lecture à laquelle nous assitons et celà aurait pu se revéler dommageable mais Dominique Pinon nous propose un extraordinaire Kafka qui nous parle : il est vivant et nous émeut, on suit toutes ses émotions : joie de recevoir une lettre de Felice, abattement quand le facteur est passé sans déposer une lettre de la belle, ennui les jours férié, sans parler de ses angoisses, sa jalousie,... Au fil des échanges on percevra la folie qui guette cet écrivain et on applaudie bien fort la prestation de Dominique Pinon.

Isabelle Carré lit des réponses qui lui sont adressées mais son ton est un peu moins vibrant et moins assuré que celui de Dominique Pinon.
25 juin 2018
8/10
2 0
Mise en scène de Bertrand Marcos avec Isabelle Carré et Dominique Pinon.
Enrichissant, intime, émouvant.
Franz Kafka rencontre Félice Bauer à Berlin en 1912. Franz rentre à Prague au milieu des siens, Félice vit à Berlin entourée de sa famille. Ils entreprendront une correspondance abondante pendant 5 ans. Félice Bauer conservera plus de 500 lettres qui seront publiées en 1967.
Dans une ambiance feutrée, nous découvrons Kafka à son bureau de travail le soir après une dure journée de labeur. Quel plaisir pour lui de prendre la plume pour Félice. Franz est amoureux, possessif, exclusif, exigeant, tourmenté…
« Chère Felice, j’ai relu ta lettre plusieurs fois. Environ vingt fois ce matin dès que je l’ai reçue… : »
« Que ne suis-je devant votre porte et que ne puis-je pour ma propre jouissance – une jouissance capable d’abolir toute tension – appuyer sans fin sur votre sonnette !»
Bertrand Marcos a choisi de nous faire découvrir les premières lettres de cette correspondance amoureuse ; Septembre 1912 à mai 1913. L’envie est grande de découvrir la suite et de courir se procurer le recueil de ces lettres pour assouvir notre soif.
Dominique Pinon nous campe un Kafka qui nous émeut et nous ébranle. On ressent la folie et la déraison de cet écrivain qui perce à travers l’écriture de ses lettres passionnelles.
Isabelle Carré est toujours aussi bouleversante de naturel. A travers elle, nous ressentons l’émotion et la séduction de Félice grandir à l’avènement d’une nouvelle lettre d’amour.
Au siècle des emails et des texto, cette correspondance amoureuse nous fait rêver. Quel plaisir et quelle émotion d’avoir entre ses mains une missive amoureuse que l’on a attendue avec impatience.
Belle histoire d’amour interprétée par de magnifiques comédiens.
8/10
13 0
... Un spectacle-lecture touchant.

Rejoignant ces amours épistolaires aux contours iconoclastes que de nombreux gens célèbres ont scellés dans leurs histoires.

Joué merveilleusement par Isabelle carré et Dominique Pinon, lumineux et attachants, voici un très agréable moment de théâtre.
12 juin 2018
7,5/10
36 0
Lettre ou ne pas lettre ?
Franz Kafka a définitivement tranché.

Entre 1912 et 1917, il enverra plus de cinq cents courriers à Frau Felice Bauer, une jeune femme berlinoise qu'il a rencontrée à Prague chez son ami Max Brod.

Un amour aussi platonique qu'épistolaire va naître et durer pratiquement cinq années.

En ces temps où aucun courriel, aucun texto ne peuvent transiter instantanément entre Prague, le lieu de résidence du jeune Franz et Berlin, où habite Felice, seule la lettre portée par la Poste va permettre à ces deux-là de correspondre.

Tous ces courriers kafkaïens ont été non seulement conservés, mais également publiés en 1967 chez Gallimard.
C'est de cet ouvrage qu'est parti Bertrand Marcos pour son adaptation et sa mise en lecture.

Dominique Pinon et Isabelle Carré liront en effet une sélection de ces missives. Et uniquement celles de l'écrivain.
Les lettres rédigées par Felice, les réponses, en quelque sorte, n'ont pas été conservées.

Dominique Pinon va porter magistralement ce spectacle.
De sa voix particulière, au grain prononcé, tour à tour timide, exalté, abattu, conquérant, doutant, se rassurant, il va dire les mots de Kafka de la plus belle manière qui soit.

Il vit véritablement ce qu'il lit, c'est une véritable leçon d'interprétation.

Les lettres retenues vont permettre de mesurer l'évolution de la relation amoureuse (platonique, je le rappelle...)
La façon de s'adresser à celle que Kafka rencontrera plusieurs fois néanmoins (ils se fianceront deux fois, mais sans aller plus loin), cette façon-là est assez éclairante.

Dominique Pinon va passer du « Vous » au « Tu » pour enchaîner par « Chérie » puis « Ma chérie ».

Le comédien nous fait sentir le désespoir causé par la lettre qui n'arrive pas, les jours fériés sans courrier, les reproches adressés à Felice .
J'étais alors totalement en phase avec lui, grâce à son interprétation, espérant que son personnage recevrait bientôt prochainement des nouvelles de Berlin.

En revanche, nous serons ravis par son enthousiasme, les jours où plusieurs plis de sa bien-aimée lui arrivent...

Cette correspondance amoureuse est également le prétexte pour l'auteur de parler de son œuvre, de ses hésitations, du caractère « étrange » de ce qu'il écrit. Il se juge d'une manière très sévère, s'étonne même de ce qu'il peut coucher sur le papier.

En 1915, en plein milieu de cette « période amoureuse à distance », il publiera La métamorphose.
Il doute de lui, et se dévalorise, même. (D'un point de vue littéraire, mais également physique!)

Il faut rappeler que de son vivant, il ne sera jamais reconnu comme un auteur.

Isabelle Carré quant à elle lit les lettres que son personnage reçoit, pas celle que Felice écrit, on a vu pourquoi.

Il faut absolument assister à ce spectacle, et aller écouter et voir Dominique Pinon, qui nous donne un magnifique moment de théâtre.

L'amour, c'est simple comme une lettre, finalement.

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(Ps : ne pas croire forcément la dernière ligne écrite...)
11 juin 2018
7/10
19 0
Bon moment avec une belle lecture des lettres mais pour moi pas assez de jeu.

J’ai regretté qu’ils lisent trop les lettres et qu’ils ne jouent pas assez.
La mise en scène était sobre avec alternance de lumières sur les comédiens.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor