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Les Rivaux

Les Rivaux
Mis en scène par Anne-Marie Lazarini
  • Artistic Athévains
  • 45 bis, rue Richard-Lenoir
  • 75011 Paris
  • Voltaire (l.9)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 34,00
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A la source d'une idylle vécue dans sa jeunesse, Sheridan puise tous les ressorts de cette comédie romanesque : rivalités entre soupirants, duels, jalousies, enlèvements, valse des sentiments... ici les passions se jouent entre l'austérité hilarante d'une tante, véritable dragon femelle, et le franc-parler insolent des valets ! 

Avec sa dizaine de personnages, cette comédie donne aux Athévains l'occasion de célébrer pleinement l'esprit de troupe qui est le leur depuis l'origine : Anne-Marie Lazarini confiera ces rôles à des compagnons ayant partagé l'histoire de la compagnie en différentes saisons.

Elle retrouvera aussi l'esprit de la comédie, celui qui traversait déjà Le Timide au Palais de Tirso de Molina, Les Amoureux de Goldoni, ou plus récemment Chat en poche de Feydeau... et cette distance merveilleuse au texte qui est la marque des grands auteurs.

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71%
Toutes les critiques
30 avr. 2019
8/10
1 0
Richard Brinsley Sheridan n'a que vingt-quatre ans quand il décide d'écrire une pièce de théâtre en s'inspirant d'événements qu'il venait de vivre parce qu'il estime avoir suffisamment de matériau pour composer une comédie dans laquelle il pourrait utiliser ce qu'il connait de la tyrannie familiale et des rivalités amoureuses qui ont marqué une jolie idylle.

Il avait cinq ans plus tôt enlevé une jeune femme et contracté avec elle un mariage secret. L'union était devenue officielle un an plus tard. Il a dû vivre ou voir de près des rivalités amoureuses, la jalousie et la valse des sentiments pour avoir su si bien les enchainer dans cette pièce qu'il composa en six semaines seulement et qu'il intitula Les Rivaux.

Comme l'affiche le laisse supposer, les protagonistes iront jusqu'au duel pour gagner leur amour. La fin sera heureuse, je ne trahis pas grand chose car on peut deviner qu'une comédie aura une telle issue.

Mais avant d'en arriver là les dix personnages auront offert au public une valse ponctuée de retournements de situation qui auront beaucoup fait rire. Outre le comique de situation, on goûte le franc-parler insolent des domestiques et on apprécie énormément la manière de s'exprimer de la tante Madame Malaprop (savoureuse Catherine Salviat) dont on pense d'abord qu'elle "savonne" avant de s'apercevoir que c'est bien son personnage qui ne maitrise pas correctement la langue. Elle adore les mots savants mais les massacre cependant avec un art consommé qui évoque une précieuse ridicule du XVII°. Sheridan a probablement réglé à travers elle des comptes avec son père, directeur de théâtre et professeur d'élocution. Il faut du talent pour jouer un tel rôle ... sans être ridicule.

La pièce a été créée le 17 janvier 1775 à Covent Garden. On raconte que le succès fut mitigé et que Sheridan fut encouragé à corriger son texte. Il y fait des coupures, change un acteur, et connait le triomphe onze jours plus tard. Son humour (certes anglais, dans le bon sens du terme) et la bonne humeur excentrique qui s'en dégagent ne se sont pas ternis avec les années.

Sachant que bien entendu Sheridan a écrit dans sa langue maternelle il faut saluer le travail de traduction et d'adaptation (et de coupes car si elles avaient conservé le texte original la pièce aurait duré quatre heures) de Frédérique Lazarini et de Sylviane Bernard Gresh. Il me semble que la pièce n'était pas du tout connue du public français et on se réjouit de découvrir ces péripéties qui se succèderont en cascade dans un jeu incessant de chassé-croisés et d'apparences.

Le scénographe François Cabanat a eu la bonne idée de penser le décor avec des toiles peintes qui permettent de passer très vite du dedans au dehors, et d'un lieu à l'autre. Il respecte la tradition du théâtre de tréteaux, et donne le message appuyé qu'on est au spectacle et que, quelque part, les personnages sont manipulés - manipulables- comme des marionnettes, ce qui instaure une juste distance.

Dominique Bourde a imaginé des costumes magnifiques, en puisant (comme elle le fait souvent pour Les Athévains) en grande partie dans les réserves de l'Opéra de Paris. En privilégiant des tenues à la mode au Premier Empire (environ 1805) elle rajeunit les personnages de quelques années et pratique elle aussi un petit décalage.

Anne-Marie Lazarini a distribué les rôles à des compagnons ayant partagé l'histoire de la compagnie en différentes saisons tout en intégrant, comme à l'accoutumée, quelques nouveaux venus comme Thomas Le Douarec qui n'avait jamais joué sous sa direction (mais que j'ai vu dans cette même salle et qui donc est en quelque sorte un habitué) .

L'action se situe à Bath, une ville d'eau frivole et provinciale, haut lieu de la mode que Sheridan connait bien pour y avoir vécu lui-même quelques années. C'est un endroit où l'on s'amuse autant qu'on s'ennuie, ce qui exacerbe le romantisme.

Pour écrire le rôle de Lydia Languish, Sheridan s'est inspiré d'une célèbre chanteuse, Elisabeth Linley, née à Bath, qu'il a effectivement disputé à plusieurs prétendants, pour laquelle il s'est battu en duel et qu'il a fini par enlever et épouser. Une partition originale sera écrite pour que ce rôle soit agrémenté par des chants, clin d'œil à cette jeune soprano qui dû renoncer à la scène peu de temps après son mariage.

On fait donc la connaissance de la très romanesque (et riche) Lydia, dont le coeur est orienté vers un jeune soldat désargenté ... qui est en réalité le capitaine Jack Absolute qui a bien compris que sa belle rêve d'interdit. On se croirait en plein marivaudage quand la famille, aussi bien Sir Anthony Absolute, qui est l'autoritaire papa du capitaine, que Mrs Malaprop, qui est la tante de Lydia, se mettent en tête d'unir leur progéniture.

Les quiproquos s'enchainent, entretenus par Fag, le valet, et faisant la fortune de Lucy, la femme de chambre qui se fait payer ses mensonges. Les têtes tournent et la tension monte. C'est rafraichissant, presque subversif et extrêmement drôle.

Le public parisien doit savoir que monter un spectacle qui mobilise autant de comédiens est devenu très rare et donc apprécier pleinement ce que l'Artistic Théâtre peut "encore" faire.

Pourvu qu'il ne boude ni la pièce, ni son plaisir.
11 mars 2019
7,5/10
5 0
Well, well, well,…. ( ou « Ouais, ouais, ouais » en version Mrs Malaprop)

Richard Brinsley Sheridan est un auteur anglais fort peu joué en France. Pourtant cette œuvre de jeunesse inspirée de sa propre expérience est vraiment plaisante.

Une histoire romanesque où Lydia est amoureuse d’un simple soldat Beverley alors que sa tante, Mrs Malaprop, une femme dragon qui massacre la langue à coup de néologismes dignes d’une Ségolène version anglaise, a décidé de la confier au fils de Sir Anthony Absolute : le Capitaine Jack Absolute. Il se trouve qu’Absolute junior et Beverley ne font qu’un donc tout devrait s’arranger donc… C’est sans compter sur Lydia qui veut être ‘enlevée’ par son pauvre soldat romantique et non être fiancée à un jeune gradé et noble de surcroit en respectant les conventions. Ah les femmes !

En plus de cette histoire, de nombreuses autres diversions s’entremêlent afin de donner plus de saveur à cette pièce qui reprend de nombreux éléments de la vie agitée de Sheridan : il a lui-même enlevé sa femme pour l’épouser en secret avant de l’épouser officiellement un an plus tard.

Anne-Marie Lazarini a été bien inspirée de nous faire découvrir cette œuvre de Sheridan, elle propose en plus une mise en scène originale avec ces rideaux qui servent de décor de fond de scène : ils permettent des changements de lieu rapides et sans noir qui cassent le rythme. Cela vaut mieux car la pièce dure déjà 1h50.

Sur scène, c’est plaisir de revoir Catherine Salviat en lady anglaise un poil précieuse et parlant avec bonheur de ‘séveritude’ et autres ‘conjonctions négatives’ : l’adaptation des dialogues anglais est une réussite de Sylviane Bernard-Gresh et Frédérique Lazarini. Thomas Le Douarec est un Sir Absolute imposant à souhait. Marc Shapira m’a fait mourir de rire avec ses règles strictes du duel. Alix Bénézech et Cédric Colas forment un bien joli couple. Bref les 10 comédiens sont au point et ont l’air de s’amuser.

Nous aussi d’ailleurs !
11 mars 2019
8,5/10
30 0
My Godness ! Go to Bath ! Go to the « villégiature » in the ceremonial county of Somerset, England !

Mais quelle bonne idée a eu Anne-Marie Lazarini d'exhumer cette pièce écrite par Richard Brinsley Sheridan !
Créée en 1775 au Drury Lane et au Covent Garden de Londres, cette pièce est la première de celui que l'on surnomme parfois le Goldoni irlandais.

Une œuvre écrite à l'âge de 24 ans.

Mister Sheridan n'eut pas besoin d'aller chercher très loin l'inspiration, lui qui à l'âge de 19 ans enleva l'élue de son cœur, une chanteuse lyrique, pour se marier secrètement en France, pour convoler officiellement un an après, de retour au pays.
(Il faut quand même préciser que le marié exigea de sa femme qu'elle ne se produisît plus en public, une fois l'alliance au doigt...)

Cette comédie de mœurs se déroulant donc dans la cité balnéaire de Bath nous expose bien des rivalités entre une petite coterie de nobliaux et autres bourgeois étant venus prendre les eaux.

Le principal rival ne sera pas celui que l'on croit.
Lydia est en effet amoureuse du beau Beverley, trouffion du King George III. Passionnée, romanesque au plus haut point, le jeune fille espère bien que ce Beverley l'enlèvera.

Seulement voilà, Sir Anthony Absolute a d'autres vues. Il désire que son fils, le Capitaine Absolute, épouse Lydia.

Hélas ! Le Capitaine et Beverley ne sont qu'un seul et même homme !
Et alors, où est le problème, me direz-vous ? Ah ! Mais c'est que Lydia veut bien d'un chéri kidnappeur, mais pas d'un chéri officiel, qu'importe s'il s'agit de la même personne.
La principale rivalité concerne donc un seul homme, et c'est là l'originalité de la dramaturgie de Sheridan.

De cet état de fait, découlera toute une série de quiproquos, d'épisodes drôlatiques et autres situations de véritable comédie.

Anna-Marie Lazarini a réuni une magnifique petite troupe de dix comédiennes et comédiens.
Il y a quelque chose relevant du théâtre de tréteaux, dans tout ceci : au sein de trois plans de rideaux peints par le scénographe François Cabanat, un peu à la façon des anciennes toiles de Jouy, tous vont évoluer sans avoir besoin d'autres décors ou de meubles.

De bien beaux moments de comédie vont nous être proposés.
A son habitude, Thomas Le Douarec se montre imposant, truculent, drôle. Avec sa belle voix de baryton-basse, il est un épatant sir Anthony doté d'une formidable prestance.

Philippe Bas, que j'avais adoré dans le Ivanov monté par Christian Benedetti, est excellent en grande gueule finalement couard et pleutre en diable. Son duo avec Marc Schapira en espèce de dandy prétentieux, ce duo-là est épatant.

Cédric Colas est ce Capitaine Absolute / Beverley. Il parvient sans peine à nous faire partager les doutes, les interrogations de son personnage face à un problème apparemment insoluble.

Willy Maupetit est parfait en valet de comédie... C'est lui qui aura le premier et le dernier mot.

Mais une nouvelle fois, celle qui m'a enthousiasmé n'est autre que la grande Catherine !
Catherine Salviat en personne !
La sociétaire honoraire de la Comédie Française interprète la tante de Lydia (la délicieuse Alix bénézech), une sorte de mégère bien peu apprivoisée dotée d'un vocabulaire très approximatif, et entrant sur le plateau en déclamant un tonitruant « Ouais ouais ouais ! »...

Grâce à une très belle traduction de Sylviane Bernard Gresch, Melle Salviat nous délivre des néologismes très, mais alors très plaisants : « barbaritude », « assassination », « sévéritude », n'auront par exemple plus de secrets pour vous. Elle est drôlissime, nous affirmant par exemple qu' « on dirait une allégorie sur les bords du nil », ou qu' « il faut interrompre les transports amoureux de ces jeunes tourteaux ! »
Du nanan, vous dis-je !

Au final, c'est un bien beau moment de théâtre auquel nous assistons.
Cette comédie aux fertiles rebondissements dresse une galerie de portraits bien réjouissants, souvent très drôles.
Cette pièce étant très peu montée (je n'ai pas connaissance qu'elle eût été jouée récemment en France), il faut en profiter !
Qu'on se le dise !
9 mars 2019
8,5/10
4 0
« Les Rivaux » de Richard Brinsley Sheridan dans une traduction et adaptation de Sylviane Bernard-Gresh et Frédérique Lazarini, mise en scène par Anne-Marie Lazarini, actuellement à l’Artistic Théâtre, est à l’heure du thé, un goûter raffiné qui se déguste sans faim.

Dans cette société anglaise du XVIIIe siècle où sa bourgeoisie est toujours soucieuse d’afficher sa primauté culturelle et financière, comment conquérir le cœur de sa bien-aimée ? Quand celle-ci n’aspire qu’à un amour sincère, où l’argent ne sera pas un prétexte à l’union. Tout naturellement en se faisant passer pour un autre, un simple quidam, loin de tous les fastes d’un rang qui fragilisent la pureté des sentiments.
Cette pièce à l’inspiration shakespearienne m’a fait tout de suite penser à « La nuit des rois ». Une comédie, une farce très souriante, légère, qui apporte au fur et à mesure de la montée de l’intrigue son lot de rires.

Dans la ville de Bath, une ville balnéaire où il fait bon vivre, une ville d’eau où l’on peut aussi bien s’amuser que s’ennuyer, notre héroïne Lydia aime en secret de sa tante, qui la déshériterait si elle apprenait qu’elle veut épouser un homme qui n’est pas de son rang, un simple soldat sans le sou au nom de Beverley. Sauf que cette jeune personne, aventurière dans l’âme, ne souhaite qu’une chose, renoncer à cet héritage et filer le parfait amour en s’enfuyant avec lui : un enlèvement des plus romanesques.
Mais il faut bien des rebondissements, des quiproquos, des parties de cache-cache, pour nous amener à prendre plaisir, à rire de cette comédie. Ce soldat sans le sou n’est en fait que le capitaine Absolute qui a déguisé son identité, et prend un plaisir à déjouer les plans de la tante.
Tout se complique quand son père entre dans la danse et veut lui faire épouser Lydia, au risque de faire échouer son plan si elle apprenait sa vraie personnalité.
Pour corser un peu plus l’histoire d’autres prétendants, d’autres rivaux, viendront perturber le bon déroulement de son plan en le provoquant en duel.
Des soupirants « âgés » tenus par Philippe Lebas (Acres) lâche à ses heures et Marc Schapira (Sir Lucius O’Trigger) qui dans un premier temps peuvent perturber mais qui sont d’une délicatesse et d’une précision dans leurs jeux qu’ils font oublier cette petite réticence.
Des seconds rôles complétés par le jeu de séduction entre Julia, la cousine de Lydia, une rescapée de la noyade jouée par Charlotte Durand-Raucher et Faukland, au tempérament jaloux, joué par Bernard Malaterre : le pendant du couple Lydia-Beverley.
Le tout orchestré par les domestiques, pas si innocents que cela, roublards à leurs heures, joués tout en insolence par Sylvie Pascaud et Willy Maupetit, auxquels on se confie sans méfiance…

Richard Brinsley Sheridan a 24 ans quand il écrit cette pièce. Il s’est inspiré de sa vie pour l’écrire, qui après un léger remaniement, connut un grand succès parmi ses contemporains.
L’adaptation et les dialogues sont très fins, un très beau travail de traduction.

C’est un délice d’entendre dans la bouche de la tante Mrs. Malaprop, un tant soit peu excentrique, un vocabulaire, avec entre autres des jeux de mots « légers » aux accents toniques, sorti de son grain de folie qui l’habite. Un grain de folie que l’espiègle Catherine Salviat, avec ses faux airs de précieuse ridicule, se délecte à partager ; comment ne pas être sous le charme de ses interventions toutes drôles à souhait. Elle donne l’impression de vivre dans un autre monde.
Le personnage du père, Sir Anthony Absolute, joué par Thomas Le Douarec est aussi charmant. Décidément les rôles à costumes, à l’humour anglais lui siéent à ravir, déjà que je l’avais aimé récemment dans « Le portrait de Dorian Gray », eh bien dans cette pièce il est tout aussi élégant, raffiné ; sa voix chaude et profonde et son phrasé sont une merveille.

Et nos héros, me direz-vous ?
Alix Bénézech est une Lydia, tout en couleur, en générosité, elle respire la joie de vivre et l’innocence de la jeune amoureuse.
Cédric Colas joue avec facétie ce double rôle de Beverley - Capitaine Absolute, se démenant pour arriver à ses fins. Il sautille comme un cabri pour décrocher le cœur de sa dulcinée.

Dans des costumes de Dominique Bourde, dont une partie est prêtée par l’Opéra de Paris et des décors tout en peinture de François Cabanat, permettant de passer très rapidement d’un lieu à un autre, Anne-Marie Lazarini a pu donner un rythme soutenu à cette comédie et mettre en évidence tous ses ressorts ; comédie construite en finesse par un jeune et fougueux auteur ; le tout en s’entourant de ses complices de jeux ayant le sens de la comédie. On sent véritablement un esprit de troupe au sein de cette compagnie « Les Athévains » et cela fait plaisir à voir sur scène.
La petite musique de Samuel Sené agrémente cette légèreté de jeu, propre à cette comédie enjouée.
9 mars 2019
9/10
4 0
Bath, petite ville balnéaire calme, trop calme... mais voilà c'est sans compter sur les jeunes filles romantiques, les amoureux jaloux, et ceux qui se cachent sous une autre identité !

Lydia est une charmante jeune fille romanesque, elle aime Beverley, fringuant officier, qu’elle veut imposer à sa tante, Mrs Malaprop, mais celle-ci s’oppose à l’union et menace la pauvre Lydia de finir sans un sou vaillant. Quant à son amie Julia, elle est aimée de Faukland, mais celui-ci est d’une jalousie maladive. Que de soucis en perspective !

Beverley n’est autre que le capitaine Absolute, il se cache ainsi sous un faux nom pour mieux voir sa belle, qui n’est pas au courant du stratagème ! Son père Sir Anthony est un véritable tyran, il impose à son fils un mariage de convenance.

Il y a la servante de Lydia, Lucy (Sylvie Pascaud), une “Frosine British”, n'oublions pas la tante de la jeune lady, Mrs Malaprop, celle-ci est une veuve bien en verve, un peu "bas bleu" qui se pique d'écrire des billets doux à Sir Lucius, mais la malicieuse Lucy échange les billets doux…

Et puis il y a aussi un prétendant voulant en découdre avec Beverley, c’est le pleutre Bob, mort de peur à la vue d’une épée, et Sir Lucius ne badine pas avec les règles du duel !

Mariage forcé, enlèvement, duel, une comédie amusante pleine de rebondissements. Anne-Marie Lazarini nous fait découvrir un auteur anglais du 18ème siècle, sa mise en scène est inventive, les décors, des intérieurs peints sur des pans de rideaux amovibles selon la scène et les beaux costumes prêtés par l’Opéra de Paris.

Alix Bénézech apporte toute la jeunesse et la drôlerie de Lydia, elle chante aussi divinement bien ! Cédric Colas tout feu tout flamme dans le rôle de Beverley, Catherine Salviat campe une amusante Mrs Malaprop, elle maltraite le langage avec ravissement ! Thomas Le Douarec est imposant et convaincant dans son rôle de père, Marc Schapira est Sir Lucius, haut en couleur.

Enfin, une comédie à ne pas manquer, une histoire amusante et une distribution hors pair.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor