Les Larmes Amères de Petra von Kant

Les Larmes Amères de Petra von Kant
De Rainer Werner Fassbinder
Mis en scène par Thierry de Peretti
Avec Valeria Bruni Tedeschi
  • Valeria Bruni Tedeschi
  • Kate Moran
  • Zoé Schellenberg
  • Théâtre de l'Œuvre
  • 55, rue de Clichy
  • 75009 Paris
  • Place de Clichy (l.2, l.13)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 36,00
Evénement plus programmé pour le moment

Styliste de mode très réputée, Petra von Kant vit une vie de femme libre et indépendante, assistée de Marlène, à la fois secrétaire, dessinatrice, bonne à tout faire entièrement soumise.

Petra tombe amoureuse de Karine, une jeune prolétaire dont elle décide de faire son mannequin vedette mais, sous l'emprise de la passion, va vite basculer dans une dépendance destructrice.

 

Note rapide
7/10
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1 critique
29 mars 2015
7/10
97 0
Je suis allée voir cette pièce avec des amis.

Les avis ont été partagés. La moitié, dont moi, avons aimé, l'autre non. Normal quand on voit le style sombre et très particulier de la pièce.

Une atmosphère spéciale, pesante, beaucoup de fumée, d'alcool, une musique psychédélique, un décors rempli de miroir, avec du rouge, un piano et des bouteilles d'alcool, des rapports superficiels, dans l'excès. Bonne retranscription de l'univers de la mode, les personnages sont bien dans leur rôle.
Marlène, la bonne à tout faire, l'ombre de sa patronne, amoureuse transite, muette, qui n'ouvre la bouche que pour exprimer un cri de douleur ; la fille de Petra, pauvre enfant perturbée par une mère égocentrique, qui cherche à exister et l'amour de sa mère que celle-ci est incapable de lui donner, pensant que la mettre dans la meilleure école fait toute son éducation ; Karine, la maîtresse, jeune paumée, à la rue, calculatrice, dominatrice, perturbée par un passé difficile, qui débarque dans la vie de cette femme ; l'amie, toutes superficielles, dans l'excès. Le seul personnage qui semble équilibré est la mère. Mais qu’en est-il réellement quand on voit l’éducation de Petra ???
J'ai particulièrement apprécié le jeu "hystérique" de Valéria Bruni, personnage décalé de la réalité, déprimé, alcoolique, dans un monde basé sur l’apparence, vivant dans la précarité professionnelle (pas financière), un jour sur les couvertures des magazines de mode, le lendemain inexistante, une pauvre femme perdue, à la recherche d'attention, d'amour, elle excelle. Elle se donne à fond.
Je comprends donc tout à fait que cette pièce ne peut pas forcément plaire avec son atmosphère glauque et à son côté décalée, que l'on puisse penser que les actrices surjouent car elles sont elle-même un peu des caricatures de la société comme peuvent l'être les personnes travaillant dans la mode. Tout dans l'excès.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor