Les Jeux de l'amour et d'Offenbach

Les Jeux de l'amour et d'Offenbach
De Jacques Offenbach, Yves Coudray
Mis en scène par Yves Coudray
Avec Edwige Bourdy
  • Edwige Bourdy
  • Mélanie Boisvert
  • Jean-Michel Séréni
  • Lionel Peintre
  • Nina Uhari
  • Sylvie Lechevalier
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 26,00
Evénement plus programmé pour le moment

Une soprano et un baryton se retrouvent par hasard, des années après leur séparation, dans l’antichambre d’un impresario préparant la prochaine tournée de Jacques Offenbach en Amérique.

La surprise passée, ils évoquent leur histoire, et ses détours, au gré des ouvrages qu’ils ont chantés ensemble. Entre rires et larmes, se laisseront-ils de nouveau séduire l’un par l’autre ?

 

Ce pasticcio est l’occasion de réentendre les airs les plus célèbres d’Offenbach (La Périchole, Orphée aux enfers, La vie parisienne…), mais aussi de découvrir des raretés qui sont de véritables merveilles.

 

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12 oct. 2016
9/10
150 0
Dé-li-cieu-se !

Délicieuse, voilà vraiment comment je pourrais qualifier la soirée que j'ai passée hier, à assister à ces "jeux de l'amour et d'Offenbach", écrits et dirigés par Yves Coudray.

On aura évidemment compris l'allusion à Marivaux : d'amour, il va en être beaucoup question.

Nous allons parler d'amour et d'Offenbach.
Et l'on va surtout les chanter !
Et très bien, même !

Ce soir-là, les excellents Edwige Bourdy (soprano), Jean-Michel Séréni, (baryton), accompagnés au piano qu'ils étaient par Erika Guiomar nous ont purement et simplement enchantés !

Enchantés de leur très jolie voix, de rigueur, de précision, de justesse et d'énergie communicative.

Ces trois-là nous ravissent, certes, mais nous amusent également beaucoup.

Ils donnent énormément.

En sortant de scène, ils doivent être littéralement épuisés, tellement cette succession d'airs se déroule tambour battant, sans aucun moment de repos.
Ici, pas de choeurs ni de récitatifs qui permettent aux premiers rôles de se reposer...

De plus, ils ne font pas que chanter !
En effet, Yves Coudray aurait pu proposer un "simple" récital d'airs connus ou totalement oubliés d'Offenbach.
(Le grand Maître Jacques n'a pas seulement écrit Orphée aux enfers, La Périchole, La vie parisienne ou encore La belle Hélène.)

Non.
L'auteur, et c'est la grand force de ce spectacle, met en scène les retrouvailles de deux chanteurs lyriques, qui furent naguère amants, et qui viennent auditionner pour une tournée avec le compositeur aux Etats-Unis.

Ces retrouvailles, totalement fortuites, vont passer par toutes les étapes de la carte du tendre de cette seconde moitié de XIXème siècle, étapes constituées d'airs souvent inconnus du grand public.

Des airs retrouvés, compilés avec minutie, à propos et drôlerie par Yves Coudray qui connaît son Offenbach par coeur et comme personne.

Et l'on se régale du début à la fin de cette heure et quart qui passe décidément trop vite.

Par ces temps de grisaille ambiante, je ne saurais trop vous conseiller que d'aller vous plonger dans cet univers de joie de vivre, d'allégresse et d'insouciance.

Oui, il est bon de temps en temps d'oublier la morosité du temps présent pour respirer une véritable bouffée d'air frais !

Oui, voilà la vie parisienne,
Du plaisir à perdre haleine !

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Juste après leur sortie de scène, j'ai retrouvé à mon micro Yves Coudray et ses trois comédiens-musiciens pour leur poser deux ou trois questions.

Ce sera pour les jours qui suivent sur mon site référencé un peu plus haut.
3 oct. 2016
9/10
33 0
Maître Offenbach part pour une longue tournée en Amérique et il recrute des chanteurs. Ernestine a laissé son baron de côté pour revenir sur les planches, Alphonse lui aussi revient sur scène, il a laissé de côté sa dernière conquête. Ils ont tous deux un point commun, ils se sont aimés il y a quelques années, et surtout ils ont eu vent de l’audition bien avant qu’elle ne soit diffusée dans la presse !

Nous sommes entrainés dans un galop d’enfer, avec des musiques pétillantes, douces, romantiques et surtout un excellent trio, Edwige Bourdy qui connait son Offenbach sur le bout du cœur, Lionel Peintre et sa belle voix de baryton, ainsi que Sophie Teulon, accompagnatrice de choix. On rit, on fredonne à mi-voix, on s’amuse beaucoup des facéties lyriques de ces personnages, l’histoire de ce couple racontée à travers les couplets d’Offenbach est une brillante idée de Yves Coudray.

Difficile de faire la moue en sortant de ce spectacle, d'ailleurs Offenbach est un bon anti-dépresseur !
C’est un spectacle frais comme une coupe de Champagne, à consommer sans modération au Poche-Montparnasse !
8,5/10
59 0
Cette fantaisie lyrique sur des musiques de Jacques Offenbach porte bien son titre. Au-delà du clin d’œil en trompe-mot du titre de Marivaux (Les jeux de l’amour et du hasard), le compositeur n’a jamais cessé d’illustrer, dans ses opérettes, les variations de l’amour et de ses jeux avec une joyeuse ironie et une adroite tournure expressive. Combien de situations, dans ses œuvres, se sont-elles embrasées de marivaudage ou ont permis de faire tourner la tête d’amoureux transis, trahis ou ravis ? Combien de fois les paroles des livrets comme les mélodies et les orchestrations de sa musique ont-elles été inondées d’humour parodique sur ce sujet ?

Nous sommes invités, ici, à cheminer parmi le répertoire de ce génie de la gaîté musicale et à savourer agréablement les airs connus, peu ou prou. Le choix des airs est éclectique et plaisant. Il nous permet d’entendre la musique d’Offenbach dans ce qui fait sa richesse et sa verve divertissante. Des mélodies aux rythmes de valses, de polkas ou de marches jusqu’aux duos amoureux déchirés ou déchirants aux allures de chansons, de chansonnettes ou de ballades, nous laissent le sourire aux lèvres, le fredon dans la tête.

Le spectacle est construit sur un canevas habilement écrit par Yves Coudray qui signe également une mise en scène « vivace con moto » et « meticolosamente ». L’argument servant de fil rouge comme les astucieux enchainements entre les airs sous forme de scénettes, apportent des couleurs et des épices à l’ouvrage. Le texte met en valeur avec malice et élégance les jeux, les détours et les contours de l’approche amoureuse, de ses risques au combat et des dégâts collatéraux dont nous rions avec plaisir. L’ensemble est tonique et déborde de gaîté, fidèle à l’esprit de l’œuvre lyrique d’Offenbach.

Les trois interprètes sont brillants et nous ravissent. Edwige Bourdy, soprano à la voix claire, puissante et agile et Lionel Peintre, baryton à la voix ronde et musclée, accompagnés au piano par Sophie Teulon qui s’empare de la partition de réduction d’orchestre avec brio et donne par son toucher le charme et l’éclat requis pour cette musique.

Un régal d’extraits d’opérettes chantés avec un enthousiasme réjouissant et une belle qualité vocale, servi comme sur un buffet de délices, qui se révèle drôle et succulent. Une fantaisie lyrique réussie. Un spectacle musical original et très agréable, à ne pas manquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor