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Les Damnés

Les Damnés
De Luchino Visconti, Nicola Badalucco, Enrico Medioli
Mis en scène par Ivo van Hove
Avec Éric Génovèse
  • Éric Génovèse
  • Adeline d'Hermy
  • Guillaume Gallienne
  • Alexandre Pavloff
  • Christophe Montenez
  • Sylvia Bergé
  • Elsa Lepoivre
  • Clément Hervieu-Léger
  • Loïc Corbery
  • Jennifer Decker
  • Denis Podalydès
  • Didier Sandre
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 6,00 à 42,00
À l'affiche du :
20 mars 2019 au 2 juin 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 14:00
    • 20:30

Invité par la Comédie-Française à diriger des acteurs de la troupe, Ivo van Hove a choisi de mettre en scène Les Damnés.

Partant du scénario – sans se référer au film réalisé par Visconti – il raconte, dans un spectacle à la scénographie proche de l'installation, l'histoire de la famille Essenbeck à l'heure du triomphe des nazis en Allemagne. Pour protéger leurs intérêts, ces maîtres de la sidérurgie ne voient d'autre alternative que de s'allier au nouveau régime et assassinent leur patriarche, le vieux baron Joachim, que cette idée répugne.

D'intrigues en manipulations, de trahisons en meurtres, la désignation du nouveau patron des aciéries va générer un véritable rituel de célébration du Mal, rituel où la perversion des rapports entre les individus fait écho à la cruauté et la brutalité du contexte politique.

 

Dans cette lutte pour la survie, contre toute attente, Martin – le fils pédophile et incestueux de la puissante baronne Sophie – parviendra à éliminer tous ses adversaires, devenant un serviteur zélé du régime prêt à régner sur l'empire hérité. Pour cela, il accepte de payer le prix fort : la froideur d'une vie d'où l'amour, la bonté et la beauté ont irrémédiablement disparu.

  

 

La pièce Les Damnés a été récompensée de 3 Molières 2017 (Molière du Théâtre Public, Molière de la Comédienne de Théâtre Public pour Elsa Lepoivre et Molière de la création visuelle)

415

La critique de la rédaction : 5/10. Années 30. Dans le contexte de la montée du nazisme en Allemagne, avec une intrigue qui s’annonçait captivante et un metteur en scène dont j’avais apprécié la dernière pièce… Je m’attendais à bien mieux.

J’ai profité de sa captation télé pour regarder Les Damnés, pièce d’ailleurs filmée et retransmise en direct sur un écran en fond de scène pour les spectateurs du théâtre. Elle leur permet de voir ce qu’il se passe sous un autre angle, ainsi que l’action en coulisses.

Malgré le très bon jeu d’acteurs, de Guillaume Gallienne, Denis Podalydès et consorts, je n’ai hélas pas du tout été pris par les dialogues. L’ensemble était beaucoup trop lent, chaque situation trainait en longueurs, intellectualisant démesurément l’inhumanité des personnages. Les enjeux très forts, la funeste dissolution de la famille n’étaient pas traités de manière intéressante à mon goût.

Reste les nombreux effets de mise en scène qui sont d’une esthétique remarquable. Ils impressionnent à plusieurs reprises mais cèdent à des modes qui agacent par leur sur-utilisation, comme la nudité sur scène, les cris, la musique désespérément lente puis stridente ou agressive… Quant à elle, la violence gratuite de certaines images donne par moments l’impression de vouloir choquer le spectateur sans forcément apporter grand-chose au récit.

Néanmoins, les procédés de mise en scène rythment un peu une pièce qui en manque cruellement.

J’ai trouvé Les Damnés assez pesante, douloureuse, et n’en garderai pas spécialement un bon souvenir.

 

Les autres critiques de Pierre

 

Note rapide
7,2/10
17 pour 17 notes et 13 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
35%
9 critiques
Note de 8 à 10
65%
Toutes les critiques
6 déc. 2017
8/10
31 0
Le choc de la Comédie française

Les membres d’une famille d’industriels allemands s’entretuent pour prendre le pouvoir de l’entreprise familiale. Un récit glaçant sur fond de montée du nazisme et de « célébration du Mal ».

Le film de Luchino Visconti adapté au théâtre apparaît sous un jour volontairement trash avec la mise en scène de Ivo van Hove. Des cercueils sur scène, des rites funéraires poignants, des scènes de relations sexuelles déviantes exposées sans pudeur, des personnages toujours au bord de la folie… Les procédés utilisés pour choquer le public montent en puissance tout au long de la pièce, jusqu’à la fusillade finale des spectateurs abasourdis.

Finalement, cette création est difficile à juger. Même si certains trouveront qu’elle va trop loin, on peut tout de même parler d’une belle réussite mettant en valeur le scénario original du film. À noter qu’il est parfois difficile de saisir toutes les subtilités de l’histoire lorsqu’on ne la connaît pas déjà.

Les Damnés secouent les dorures du temple du théâtre classique. Attention, âmes sensibles s’abstenir !
4 déc. 2017
4/10
31 0
Impatiens de voir cette pièce jouant à guichets fermés depuis deux ans, grosse déception !

Je n'ai ressenti aucune émotion, je n'ai pas été touchée, à aucun moment.
L'humain a disparu au profit de la seule esthétique, alors que l'humain aurait dû être au centre, avec ses passions et sa chair. Les micros et la vidéo mettent d'emblée la distance avec le spectateur, nous empêchant de vivre et de vibrer avec ces personnages.

Le texte est faible, scénario réécrit pour le Theatre (qu'il est loin le shakespeare souvent évoqué lors des critiques !). Il ne reste qu'une juxtaposition d'un florilèges d'effets de scénographie sans aucun intérêt pour l'histoire.

Quel ennui... et quelle frustration pour une spectacle qui aurait pu être totalement fou et décadent, réellement dérangeant et subversif, mais qui n'est rien de tout ça, juste un spectacle froid et intellectuel. Un exercice de style oublié le lendemain même.
1 déc. 2017
9/10
44 0
Ces damnés sont déments ! Il fallait oser cette mise en scène brillante à la hauteur de l'Histoire, cette caméra impudique qui traque les personnages, jusque dans les coulisses. Et la démesure que l'on voit sur scène n'est que la démesure de cette famille démente, dont le seul survivant est sans doute le plus fou !
On sort de là le souffle coupé en se disant " Ils ont tout osé ". Je ne suis pas prête d'oublier cette soirée !
4 oct. 2017
8/10
37 0
Expérience multisensorielle très VIOLENTE en ce moment au Français.

En bref, la famille Von Essenbeck est une famille de grands industriels allemands, propriétaire d’aciéries en 1933. Cette famille c'est l'élite de la société allemande. L'incendie du Reichtag en 1933 entraîne la répression de tous les opposants au régime nazi, la fin de la démocratie allemande, et la montée en puissance d'Hitler. La famille Von Essenbeck est sollicitée pour participer au réarmement. En parallèle de l'enjeu politique, la famille souffre de tensions internes : lutte de pouvoirs pour succéder au grand-père. Finalement dans cette lutte, compte-tenu de l'importance de l'acier en 1933, il est impossible de rester neutre. Ceux qui refusent de participer à l'effort de guerre sont de dangereux opposants au régime nazi, et ceux qui collaborent supportent sont leur plus fervent supporters. Quelque soit la décision qu'ils prennent, les industriels allemands sont déjà conDAMNÉS.

Ce qui est très intéressant :
- la techno utilisée dans la mise en scène. Ça rend la pièce et les dialogues très vraisemblables : les micros des comédiens qui du coup ne poussent pas leur voix, la caméra qui filment les comédiens en live, fait un effet de loupe sur leur visage et leurs expressions, les lumières blaffardes, les images d'archive, le sang...
- l'excitation maléfique des dernières heures de tous les personnages, lorsqu'ils comprennent qu'ils sont condamnés : l'orgie des SA avant leur massacre, le chant de guerre de Podalydès qui prend aux tripes
- les personnages : la manipulation de la mère de Martin, Lucrèce Borgia des temps modernes

Ce qui est à la limite du regardable :
- les scènes de viol (Martin et la femme // les SA et la serveuse), de pédophilie (Martin et Lisa), et d'inceste (Martin et sa mère)
- la fusillade finale lorsque le public se fait canarder, c'est trop proche du Bataclan
- la représentation de chaque personnage qui se débat comme un fou dans son cercueil avant de mourir

Est-ce nécessaire de choquer autant ?

Bonne représentation !
11 nov. 2016
5/10
75 0
L'une des pièces les plus faibles de la Comédie Française version Eric Ruf.
Trop d'attente peut-être, pour finalement un résultat qui se regarde le nombril.

Dommage.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor