Les 7 jours de Simon Labrosse

Les 7 jours de Simon Labrosse
  • Théâtre de Ménilmontant
  • 15, rue du Retrait
  • 75020 Paris
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Tour à tour cascadeur émotif, finisseur de phrases, flatteur d'égo ou allégeur de conscience, Simon Labrosse multiplie les métiers farfelus.

Il convie le public à assister à la représentation de 7 jours de sa vie, aidé par Léo et Nathalie, deux comédiens atypiques.

Simon tente de trouver sa place dans la société en luttant contre sa propre solitude, dans cette quête toute aussi absurde que poétique.

 

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3 mai 2018
8/10
5 0
« Les 7 jours de Nathalie et Léo », voilà comment aurait dû s’appeler la pièce tellement les deux comédiens emportent le morceau. Il faut dire que Carole Fréchette a écrit ce qu’il faut pour que les personnages « secondaires », qui aident Simon Labrosse à raconter son histoire, soient des « scene stealers », comme on dit à Hollywood. C’est le syndrome Dawson/Pacey. J’ai toujours dit que la série de la fin des années 90 « Dawson » devait s’appeler « Pacey ». Les initiés apprécieront.

Pour avoir vu une autre version au début des années 2000 (mise en scène par Romane Bohringer), le personnage de Simon Labrosse était également haut en couleurs, donc ce n’est pas une question d’écriture. Tout ça pour dire que Barbara Lambert et Michaël Giorno Cohen qui interprètent Nathalie et Léo sont très bons. Je peux cependant comprendre que le personnage de Simon Labrosse puisse paraitre plus… moins… comment dire… que ces deux camarades. Le trop tue le mieux. J’ai déjà fait plus clair dans mes arguments, je vous prie de bien vouloir m’excuser. Peut-être sont-ce le débit mitraillette et la diction parfois approximative de Julien Portugais qui ont déteint sur moi. Ce que je veux dire, c’est que si les trois personnages avaient été « over the top », cela aurait pu vite tourner à l’hystérie.

Mais le texte est là. Et la compagnie a fait un joli travail d’adaptation du québécois au français, moi qui n’aime pas quand des Français imitent l’accent québécois ou reprennent certaines de leurs expressions.

Quand on connait une pièce par coeur (je connais cette pièce par coeur, ou presque), il est dur d’être étonné. Surtout sur ce genre de pièces qui ne permet pas, à mon sens, un nombre illimité d’adaptations originales. En cela la mise en scène reste très sage et classique pour ce type de productions mais il y a quelques bonnes idées, notamment, celle de la rencontre entre Simon et la Nathalie de son coeur, partie en Afrique aider les plus démunis.

En somme, je suis toujours amoureux de ce texte, simple, certes, mais à l’écriture inventive et au propos toujours d’actualité : Sale temps pour les rêveurs !
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Texte
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Emotions
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