• Classique
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • Paris 2ème
top5 (1)

Le Système Ribadier, Patrick Chesnais, Valérie Karsenti

Le Système Ribadier, Patrick Chesnais, Valérie Karsenti
De Georges Feydeau
Mis en scène par Ladislas Chollat
Avec Pierre-François Martin-Laval
  • Pierre-François Martin-Laval
  • Patrick Chesnais
  • Valérie Karsenti
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 4, rue Monsigny
  • 75002 Paris
  • Quatre-Septembre (l.3)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 68,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Apprenant que son premier mari qu’elle aimait aveuglément l’avait déshonorée par 365 fois en 8 ans de mariage, Angèle, sa veuve, est aujourd’hui sur ses gardes.

Et c'est son nouvel époux, Ribadier qui subit chaque jour sa suspicion et sa rancœur. Mais Ribadier a un secret : toutes les nuits il a un système infaillible pour sortir discrètement de la maison et échapper à la surveillance de sa femme.

L’arrivée impromptue de Thommereux, ami de la maison revenu d'un long exil à Batavia, vient perturber cette savante organisation.

Car Thommereux est secrètement amoureux d'Angèle depuis toujours. Et pour arriver à ses fins et posséder enfin celle qu'il aime, il est prêt à faire imploser le système Ribadier.

43

La critique de la rédaction : 5/10. J’apprécie cette pièce de Feydeau mais je n’ai pas aimé la façon dont elle est mise en scène ici.

J’ai trouvé le décor et les costumes assez laids, dans le même esprit que l’affiche.

Les acteurs passent leur temps à crier, c’est amusant au début mais cela devient très vite lassant. Il y a beaucoup d’agitation sur scène, d’effets de mise en scène superflus.

J'ai toujours autant de mal avec le jeu de Patrick Chesnais. Valérie Karsenti joue mieux.

Heureusement, les belles répliques et les bons mots de Feydeau restent par moment agréables à écouter.

Une déception.

Note rapide
8/10
pour 7 notes et 6 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
14%
6 critiques
Note de 8 à 10
86%
Toutes les critiques
5 mars 2020
9,5/10
4 0
Un moral pas au top ? C’est la pièce à voir d’urgence !

L’affiche est prometteuse, le résultat à la hauteur des espérances!

Rien que la découverte du décor (bravo à Emmanuel Charles) donne le ton, bonne humeur garantie ! Mécanique bien huilée du vaudeville, oscillation du pendule, et salon chic en un même visuel!

Ribadier a donc un « système ». Pour quoi faire ? Pour tromper sa femme bien sûr, Feydeau oblige! Mais celle-ci ne s’en laisse pas compter facilement. Échaudée par les frasques de son premier mari, impossible de tromper la vigilance d’Angèle. Tromper, non, mais endormir oui…

Après avoir vu il y a peu Dormez je le veux du même auteur, on retrouve ici le thème de l’hypnose, qui permet au mari volage de se débarrasser d’un claquement de doigts de sa femme , de la faire léviter (impressionnant!) ou de la « ranger » bien tranquillement dans un coin en attendant son retour… Mais l’arrivée d’un ancien soupirant de cette dernière (hilarant Patrick Chesnais) va changer la donne.

Valérie Karsenti est idéale dans ce rôle, et si l’on rit beaucoup, on ne tombe pas dans la caricature et chaque personnage se révèle tout à coup aussi touchant que drôle.

La mise en scène de Ladislas Chollat est énergique à souhait, et du rôle de l’épouse à celui de la bonne (très juste Elsa Rozenknop) , réussit en prime à donner à tout cela un petit côté anti-machiste intéressant !

Une distribution au diapason, de beaux costumes signés Jean Daniel Vuillermoz, que demander de plus ? Quelques répliques cultes que l’on gardera en mémoire ( On ne peut pas être à la fois ministre de l’Intérieur et ministre des Affaires étrangères! Ou encore l’explication du choix de son second mari par Angèle en fonction de ses initiales pour ne pas avoir à rebroder son linge… ) et qui font oublier les quelques petites longueurs du texte.

Bravo à toute l’équipe qui en a fait un spectacle très réussi ! Une salle qui rit , qui sort joyeusement du théâtre, un regain de bonne humeur et d’énergie, remède idéal en ce moment, non ?
4 mars 2020
8,5/10
1 0
Tout débute par une scène de ménage ! Ribadier est furieux contre Angèle sa femme, et il faut le comprendre, elle a débarqué à son bureau pendant un Conseil d’administration. Elle est jalouse, mais surtout méfiante, après son veuvage, elle est tombée sur un carnet que tenait son défunt Robineau, apprenant ainsi son infidélité jour après jour, les combines qu’il trouvait pour aller baguenauder, dont le fameux Conseil d’administration !

Ce que ne sait pas Angèle, c’est que Ribadier a un don, l’hypnose… et lui aussi aime folâtrer en dehors du foyer. Angèle et Ribadier, ce n’était pas vraiment un mariage d’amour, il pensait qu’elle était docile, et elle ne voulait pas démarquer son linge de maison...

Thommereux un ami de feu Robineau, revient de Batavia, il s’était en fait exilé, amoureux de la femme de son meilleur ami. Il apprend le décès de celui-ci, mais ne sait pas que sa dulcinée est remariée.

Ribadier se croit en confiance avec Thommereux, l’invite à demeurer chez eux, et lui confie qu’il compte bien retrouver sa belle ce soir, démonstration de l’endormissement d’Angèle. Mais tout ne se passe pas comme prévu bien entendu !

Une mise en scène drôle et inventive de Ladislas Chollat, je suis encore bluffée par la “lévitation” d’Angèle ! Le très beau décor “futuriste” d’Emmanuel Charles.

Valérie Karsenty, Pierre François Martin-Laval, Patrick Chesnais, trio de choc à mourir de rire, je n’aurai garde d’oublier les excellents Benoît Tachoires, Elsa Rozenknop, Emmanuel Vérité.

Un bon cru que ce Feydeau aux Bouffes-Parisiens, et l’assurance de passer un bon moment de théâtre et de gaîté !
11 févr. 2020
10/10
3 0
« Le système Ribadier » de Georges Feydeau coécrit avec Maurice Hennequin au théâtre des Bouffes Parisiens mis en scène par Ladislas Chollat est un petit bijou de drôlerie hypnotique.

Après deux années aux échecs cuisants, l’année 1892 fut une année triomphale pour Georges Feydeau : le tiercé gagnant !
C’est l’année où le Palais-Royal monta son « Monsieur Chasse » et les Nouveautés son « Champignol malgré lui ».
Sur sa lancée avec la complicité de Maurice Hennequin, profitant de l’engouement de l’hypnotisme qui faisait fureur dans les salons parisiens, nos deux auteurs ont écrit un petit bijou de fantaisie, en mettant à l’honneur la jalousie encadré comme d’habitude par des domestiques un peu fripons.

Roi du vaudeville où le comique de situations en est l’élément clef, Georges Feydeau toujours à l’affût de l’actualité, nous embarque dans le monde de l’hypnose, dont le sieur Ribadier exploite à merveille toutes ses facultés.

Afin de pouvoir sortir tous les soirs pour conter fleurette à ses maîtresses, aujourd’hui Thérèse Savinet, Eugène Ribadier hypnotise sa femme Angèle dans le but d’échapper à sa surveillance et pouvoir s’éclipser discrètement du domicile conjugal.
Au petit matin, quand il rentre, il ne lui reste plus qu’à la réveiller avec son tour de passe-passe dont il garde jalousement le secret. Et ni vu ni connu, le fil de la journée reprend son rythme.

Seulement voilà, il fallait bien que son système s’enraye pour nous faire rire et enchaîner les quiproquos à la pelle.
D’une part, il a affaire à une femme très jalouse, continuellement sur ses gardes, qui surveille le moindre de ses allers et venues, allant même jusqu’à débarquer en plein conseil d’administration des chemins de fers pour le confondre…mais plus malin que Ribadier tu meurs et elle en sera pour ses frais.
Une femme qui a gardé en travers de la gorge les tromperies de feu son premier mari, le sieur Robineau, qu’elle a découvertes à titre posthume.
Elle compte bien tirer profit du carnet, sur lequel il inscrivait toutes ses astuces pour la tromper sans en éveiller les soupçons, pour éviter ainsi de nouveaux déboires avec son « second » mari Eugène Ribadier.
Et d’autre part, débarque à l’improviste Aristide Thommereux, un ami de feu Robineau et un amoureux transi de sa femme, qui s’était exilé plusieurs années à Batavia pour contenir son amour pour Angèle. Il ignore qu’elle s’est remariée.
C’est alors que Ribadier se confie maladroitement à Thommereux et lui dévoile son secret et ses escapades. Vous vous doutez bien que Thommereux va tirer profit de cette situation pour enfin se dévoiler à Angèle et reconquérir son cœur.
Gravite autour de ce trio, M. Savinet, le mari cocu, qui en venant demander compte à Ribadier déclenchera un séisme de grande ampleur et notre couple de domestiques avec la bonne et le cocher qui vivent en parallèle leur histoire d’amour.

Six personnages bien dessinés, qui vont se croiser, s’aimer, se tromper, nous hypnotiser et nous faire rire de bout en bout de la pièce, servie par des dialogues drôles et efficaces.

Dans un magnifique décor d’Emmanuel Charles, aux allures psychédéliques permettant une hypnotisation sans faille, Eugène Ribadier, sous les traits du jeune cabri bondissant Pierre François Martin-Laval, mouille sa chemise et s’en donne à cœur joie pour nous emporter dans ses délires.
Qu’il soit ministre de l’intérieur ou des affaires étrangères, il a le sens du comique et il est d’une fraîcheur réjouissante tout comme Valérie Karsenti dans le rôle de sa femme Angèle qui s’est mariée avec Ribadier pour lui éviter uniquement de rebroder tout son linge de maison !
Ladislas Chollat a su tirer profit de la finesse de jeu qu’on lui connaît et exploiter ses petits gloussements et mimiques qui font tant rire dans « Scènes de Ménages ». Elle est le feu follet éternellement sur ses gardes.

Le trouble fête Patrick Chesnais est irrésistible dans son rôle d’Aristide Thommereux, habillé singulièrement par Jean-Daniel Vuillermoz, il joue à merveille l’incarnation de l’amoureux naïf, éternel dindon de la farce et fait beaucoup rire avec ses réparties.
Ses ruptures sont toujours à bon escient tout comme son regard parti dans les étoiles.

Benoit Tachoires, le cocu, M. Savinet, est la boule qui vient chambouler le jeu de quilles, et tout comme Emmanuel Vérité dans le rôle du cocher Gutzmann et Elsa Rozenknop dans le rôle de la bonne Sophie, donnent avec légèreté du ressort aux rebondissements de l’intrigue.

Ladislas Chollat, assisté d’Eric Supply, signe une mise en scène dynamique, sautillante, bondissante, allant chercher de la précision dans les détails.
C’est un homme étonnant à la voix feutrée, douce, d’un calme surprenant, mais qui cache bien son jeu pour nous donner un tel superbe résultat !
Ses comédiens n’arrêtent pas de se cogner dans les « rideaux » et sont obligés de se contorsionner, à l’image des portes qui claquent, pour notre plus grand plaisir.
Il signe une brillante mise en scène comme celle que j’ai pu apprécier dans « La souricière » ou encore celle de « L’heureux stratagème ».

Un système Ribadier qu’il ne faut pas manquer si vous voulez déjouer les futures éventuelles tromperies de votre partenaire…
10 févr. 2020
9/10
5 0
Monsieur Ribadier aime les femmes ! Il a choisi d’épouser Angèle car feu son précédent époux, M. Robineau, lui avait dit qu’elle n’était ni méfiante, ni curieuse. Une femme possédant cette ‘qualité’ est une perle rare ! Il a rapidement déchanté en l’épousant.

En effet, celle-ci a découvert à la mort de son premier époux que celui avait été très volage et est devenue un dragon de suspicion et jalousie. M. Ribadier va être plus malin qu’elle et mettre en place le ‘Système Ribadier’, système qui ronronne plutôt bien… Néanmoins, l’arrivée imprévue de M.Thommereux, qui s’était épris d’Angèle quelques années auparavant, va provoquer des vagues et effets de bord particulièrement drôles.

Georges Feydeau écrit cette comédie en 1892. L’auteur s’inspire de la mode du moment qui est à l’hypnose, proposé évidemment dans tous les bons salons. Et voilà comment M. Ribadier, va s’en servir pour ‘endormir’ (dans tous le sens du terme) Madame Ribadier.

J’ai découvert cette pièce de Feydeau peu jouée en 2016 à La Pépinière et elle a pris la première place dans mon cœur.

C’est donc un vaudeville avec sa dose quiproquos absurdes et des entrées sorties millimétrées. Le travail de mise en scène de Ladislas Chollat, assisté d’Eric Supply, sert remarquablement le rythme de la pièce où les temps morts sont rares. Il faut dire aussi que les six comédiens ne ménagent pas leur peine pendant presque 2 h, avec dans les rôles des époux survoltés Valérie Karsenti prompte à sauter à la gorge de son époux Pierre-François Martin Laval qui lui aussi donne beaucoup de sa personne mais c’est l’enroulement de sa cape de soirée autour de son corps qui récolte ma préférence : mes zygomatiques ne s’en sont pas encore remis.

Il y a de nombreuses scènes qui m’ont fait rire et celles où Patrick Chesnais est présent, sont mes préférées. Il campe un M. Thommereux irrésistiblement comique : ne serait-ce qu’avec le costume dans lequel il apparait mais aussi grâce à des mimiques et son intonation de voix si reconnaissable.

Il faut aussi noter le somptueux décor d’Emmanuel Charles qui participe aussi aux fous rire que nous avons lors des sorties scènes de certains comédiens.

Les trois autres comédiens ont des rôles moins importants mais ils sont tout aussi réussis : Benoit Tachoires, ses apparitions sont annonciatrices de catastrophes pour M. Ribadier. Emmanuel Verite et Elsa Rozenknop sont un couple de serviteurs sur lesquels il faut compter.

Vous l’aurez compris, ce Vaudeville demeure ma pièce préférée de Feydeau et je vous engage à y courir car les fous-rire sont assurés.
8/10
2 0
On passe un très bon moment avec cette pièce excellemment bien jouée par un trio d'acteurs remarquables. On rit beaucoup grâce à Patrick Chesnais.

Heureusement que la pièce est rythmée pendant les 2 heures ... on en oubli un peu l'inconfort des fauteuils du théâtre.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor