Le sourire au pied de l'échelle

Le sourire au pied de l'échelle
De Henry Miller
Avec Denis Lavant
  • Denis Lavant
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 35,00
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Le Sourire au pied de l’échelle est l’un des textes préférés d’Henry Miller.

Œuvre atypique, loin du style connu de Tropique du Cancer, l’auteur y brosse le portrait d’un clown à la recherche de lui-même, pris dans ses propres contradictions.

Au-delà de l’émotion liée à l’imaginaire du cirque, c’est la recherche du sens de la vie qui nous est proposée.

Auguste, être solaire, nous raconte ses aventures en piste mais aussi ses errances entre deux cirques. C’est au pied d’une échelle menant vers l’infini qu’il nous offre son sourire, petit manuel de la joie, avec ce qu’elle suppose de renoncements.

Note rapide
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6 critiques
Note de 8 à 10
75%
Toutes les critiques
4 avr. 2019
9,5/10
9 0
Du rire et des larmes !

Incroyable Denis Lavant qui s'est emparé de ce merveilleux texte d'Henri Miller.
Il nous parle d'identité, d'humilité, de nos propres contradictions... de renoncement aussi.

Il est le clown Auguste, personnage solaire qui nous raconte son histoire.

La performance est incroyable.
Le comédien ne reste pas une minute en place, bouge sans cesse, saute, joue de toutes les flûtes possibles, grimpe, descend, ouvre des coffres, des portes...

Un tourbillon qui loin de nous perdre nous entraîne au contraire dans son sillage, et nous hypnotise.

Une pure, une grande, une vraie leçon de théâtre !
9,5/10
3 0
... Un spectacle fort. Une adaptation et une mise en vie réussies. Un moment de théâtre rare auprès du très grand comédien Denis Lavant. Incontournable.
4 févr. 2019
9/10
1 0
« Le sourire au pied de l’échelle » de Henry Miller dans une adaptation de Ivan Morane et mis en scène par Bénédicte Nécaille donne une nouvelle fois toute la mesure du talent de Denis Lavant sur scène.

Nos oreilles dans un premier temps sont captivées par ce conte philosophique, ce récit poétique, ce texte ou tout simplement cette histoire comme le rappelle Henry Miller : « De toutes les histoires que j’ai écrites, peut-être celle-ci est-elle la plus singulière. Je l’ai écrite pour Fernand Léger, pour accompagner une série d’illustrations sur le thème des clowns et du cirque ». Ensuite cette histoire va nous bouleverser tant par la sincérité de son jeu qui nous remplit d’émotions que par son interprète lui-même.

C’est à travers cette histoire dans l’imaginaire du cirque que Henry Miller nous propose de nous interroger sur notre vie : qui sommes-nous, où allons-nous, qu’elle est notre place, qu’est-ce que le bonheur ?

Je dois être honnête, j’ai eu du mal à entrer dans cette vie de ce clown « Auguste » qui lassé du succès décide d’abandonner son métier et se retrouve par hasard, mais existe-t-il un hasard, sur la route d’un autre clown malade « Antoine » et doit le remplacer au pied lever…mais la magie a opéré ou tout simplement la sublime interprétation de Denis Lavant et l’introspection de ce clown a fait son effet.
Son succès renaissant, serait-il la perte d’Auguste ou d’Antoine ?

De quelle crise identitaire parlons-nous ? Celle d’Auguste, celle d’Antoine, celle d’Auguste en Antoine ou celle d’Antoine en Auguste ? Ou celle de nous, simple spectateur, ce clown notre miroir : bien malin celui qui aura la réponse.

Entre l’ombre et la lumière, avec un élément de costume, un accessoire, un élément de décor, un regard, un maquillage, Denis Lavant, notre clown d’une représentation évolue sur scène à la recherche de son identité. Son phrasé est rythmé par les notes de musique sur des instruments qu’il maîtrise parfaitement et nous délivre des nuances et de multiples facettes de son talent : il est tout simplement touchant.

Ivan Morane a, par sa scénographie et ses lumières, su répondre aux besoins de la mise en scène soignée de Bénédicte Nécaille et pointer le détail révélateur de sa vie au moment opportun de ce clown perdu dans ses réflexions.

Nous qui tous les jours nous dissimulons derrière un masque : qui sommes-nous en réalité ? Quel sens donnons-nous à notre vie ? Osons-nous nous regarder en face pour le découvrir et nous nous ouvrir aux autres ? Osons-nous gravir les barreaux de l’échelle ?
Entre l’ombre et la lumière….
26 janv. 2019
9/10
2 0
Au pied d’une échelle conduisant vers la lune. Un clown, Auguste, tombe en transe, il sourit d’extase. Le public rit de cette pantomime. Au fil du temps, il répète son numéro. Un jour, les rires du public ne lui suffisent plus.
Comment partager sa joie intérieure ?

Auguste quitte le cirque, part à la rencontre des autres, offre ses services, sa générosité en toute simplicité.
Nous le suivons dans ses pérégrinations. Sous couvert de son identité, il sera palefrenier puis clown pour entraider son ami Antoine clown de première catégorie.
Antoine l’acceptera-t-il ?
Auguste trouvera-t-il la paix?
Auguste s’acceptera-t-il tel qu’il est ?

Henry Miller écrivit ce magnifique texte en1948 pour Fernand Léger. A la suite de controverses, il sera édité avec des illustrations de Picasso, Chagall, Rouault et Klee.
Denis Lavant nous conte cette fable avec un merveilleux talent. C’est un saltimbanque. Denis Lavant nous émeut et nous bouleverse par la profondeur de sa voix, nous réjouit par sa gestuelle et ses mimiques, nous surprend en jouant avec toutes sortes de mini instruments de musique.
Avec brio, simplicité, à l’aide de peu d’accessoires, il est tour à tour Auguste, Raoul le patron du cirque et Antoine. C’est fabuleux.

La mise en scène astucieuse et esthétique, nous plonge dans l’univers imaginaire du cirque, l’éclairage tout en nuances intensifie l’émotion.
Très beau moment de théâtre émouvant et plein de poésie.
19 janv. 2019
7,5/10
8 0
Tiré du roman éponyme d'Henry Miller, ‘le sourire au pied de l’échelle’ (1948) est superbement adapté au théâtre par Ivan Morane : le célèbre clown Auguste n’en peut plus de sa célébrité, il en a assez de faire rire et ne pas avoir sa propre identité aussi il quitte le cirque où il travaille. Puis il trouve un emploi d’homme à tout faire dans un autre cirque où il s’épanouit doucement. Un soir, le clown Antoine de cette nouvelle troupe, tombe malade et Auguste doit le remplacer…

A l’origine de ce texte, c’est une commande de Fernand Léger pour illustrer ses dessins de clowns mais Miller livre un vrai conte où l’approche du métier d’artiste est mise en lumière à travers l’histoire d’Auguste.

Le choix de Denis Lavant semble une évidence quand on voit le clown Auguste sur scène et le travail de mise en scène de Bénédicte Nécaille est magnifique, les lumières et la scénographie d’Ivan Morane complètent ce dispositif vraiment très beau. Ombres et lumières sur scène se succèdent comme les états les d’âmes d’Auguste fluctuent. L’ensemble est d’une fluidité fort agréable et nous passons 1h15 à suivre les péripéties d’Auguste sans voir passer le temps. Seul bémol, l’utilisation d’instruments de musique pat Auguste qui sont un peu trop grinçants ou stridents pour mes oreilles.

Un beau moment.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor