Le sourire au pied de l'échelle

Le sourire au pied de l'échelle
De Henry Miller
Avec Denis Lavant
  • Denis Lavant
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 35,00
À l'affiche du :
27 mars 2019 au 14 avril 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 19:00
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Le Sourire au pied de l’échelle est l’un des textes préférés d’Henry Miller.

Œuvre atypique, loin du style connu de Tropique du Cancer, l’auteur y brosse le portrait d’un clown à la recherche de lui-même, pris dans ses propres contradictions.

Au-delà de l’émotion liée à l’imaginaire du cirque, c’est la recherche du sens de la vie qui nous est proposée.

Auguste, être solaire, nous raconte ses aventures en piste mais aussi ses errances entre deux cirques. C’est au pied d’une échelle menant vers l’infini qu’il nous offre son sourire, petit manuel de la joie, avec ce qu’elle suppose de renoncements.

Note rapide
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Toutes les critiques
4 févr. 2019
9/10
1 0
« Le sourire au pied de l’échelle » de Henry Miller dans une adaptation de Ivan Morane et mis en scène par Bénédicte Nécaille donne une nouvelle fois toute la mesure du talent de Denis Lavant sur scène.

Nos oreilles dans un premier temps sont captivées par ce conte philosophique, ce récit poétique, ce texte ou tout simplement cette histoire comme le rappelle Henry Miller : « De toutes les histoires que j’ai écrites, peut-être celle-ci est-elle la plus singulière. Je l’ai écrite pour Fernand Léger, pour accompagner une série d’illustrations sur le thème des clowns et du cirque ». Ensuite cette histoire va nous bouleverser tant par la sincérité de son jeu qui nous remplit d’émotions que par son interprète lui-même.

C’est à travers cette histoire dans l’imaginaire du cirque que Henry Miller nous propose de nous interroger sur notre vie : qui sommes-nous, où allons-nous, qu’elle est notre place, qu’est-ce que le bonheur ?

Je dois être honnête, j’ai eu du mal à entrer dans cette vie de ce clown « Auguste » qui lassé du succès décide d’abandonner son métier et se retrouve par hasard, mais existe-t-il un hasard, sur la route d’un autre clown malade « Antoine » et doit le remplacer au pied lever…mais la magie a opéré ou tout simplement la sublime interprétation de Denis Lavant et l’introspection de ce clown a fait son effet.
Son succès renaissant, serait-il la perte d’Auguste ou d’Antoine ?

De quelle crise identitaire parlons-nous ? Celle d’Auguste, celle d’Antoine, celle d’Auguste en Antoine ou celle d’Antoine en Auguste ? Ou celle de nous, simple spectateur, ce clown notre miroir : bien malin celui qui aura la réponse.

Entre l’ombre et la lumière, avec un élément de costume, un accessoire, un élément de décor, un regard, un maquillage, Denis Lavant, notre clown d’une représentation évolue sur scène à la recherche de son identité. Son phrasé est rythmé par les notes de musique sur des instruments qu’il maîtrise parfaitement et nous délivre des nuances et de multiples facettes de son talent : il est tout simplement touchant.

Ivan Morane a, par sa scénographie et ses lumières, su répondre aux besoins de la mise en scène soignée de Bénédicte Nécaille et pointer le détail révélateur de sa vie au moment opportun de ce clown perdu dans ses réflexions.

Nous qui tous les jours nous dissimulons derrière un masque : qui sommes-nous en réalité ? Quel sens donnons-nous à notre vie ? Osons-nous nous regarder en face pour le découvrir et nous nous ouvrir aux autres ? Osons-nous gravir les barreaux de l’échelle ?
Entre l’ombre et la lumière….
26 janv. 2019
9/10
2 0
Au pied d’une échelle conduisant vers la lune. Un clown, Auguste, tombe en transe, il sourit d’extase. Le public rit de cette pantomime. Au fil du temps, il répète son numéro. Un jour, les rires du public ne lui suffisent plus.
Comment partager sa joie intérieure ?

Auguste quitte le cirque, part à la rencontre des autres, offre ses services, sa générosité en toute simplicité.
Nous le suivons dans ses pérégrinations. Sous couvert de son identité, il sera palefrenier puis clown pour entraider son ami Antoine clown de première catégorie.
Antoine l’acceptera-t-il ?
Auguste trouvera-t-il la paix?
Auguste s’acceptera-t-il tel qu’il est ?

Henry Miller écrivit ce magnifique texte en1948 pour Fernand Léger. A la suite de controverses, il sera édité avec des illustrations de Picasso, Chagall, Rouault et Klee.
Denis Lavant nous conte cette fable avec un merveilleux talent. C’est un saltimbanque. Denis Lavant nous émeut et nous bouleverse par la profondeur de sa voix, nous réjouit par sa gestuelle et ses mimiques, nous surprend en jouant avec toutes sortes de mini instruments de musique.
Avec brio, simplicité, à l’aide de peu d’accessoires, il est tour à tour Auguste, Raoul le patron du cirque et Antoine. C’est fabuleux.

La mise en scène astucieuse et esthétique, nous plonge dans l’univers imaginaire du cirque, l’éclairage tout en nuances intensifie l’émotion.
Très beau moment de théâtre émouvant et plein de poésie.
19 janv. 2019
7,5/10
8 0
Tiré du roman éponyme d'Henry Miller, ‘le sourire au pied de l’échelle’ (1948) est superbement adapté au théâtre par Ivan Morane : le célèbre clown Auguste n’en peut plus de sa célébrité, il en a assez de faire rire et ne pas avoir sa propre identité aussi il quitte le cirque où il travaille. Puis il trouve un emploi d’homme à tout faire dans un autre cirque où il s’épanouit doucement. Un soir, le clown Antoine de cette nouvelle troupe, tombe malade et Auguste doit le remplacer…

A l’origine de ce texte, c’est une commande de Fernand Léger pour illustrer ses dessins de clowns mais Miller livre un vrai conte où l’approche du métier d’artiste est mise en lumière à travers l’histoire d’Auguste.

Le choix de Denis Lavant semble une évidence quand on voit le clown Auguste sur scène et le travail de mise en scène de Bénédicte Nécaille est magnifique, les lumières et la scénographie d’Ivan Morane complètent ce dispositif vraiment très beau. Ombres et lumières sur scène se succèdent comme les états les d’âmes d’Auguste fluctuent. L’ensemble est d’une fluidité fort agréable et nous passons 1h15 à suivre les péripéties d’Auguste sans voir passer le temps. Seul bémol, l’utilisation d’instruments de musique pat Auguste qui sont un peu trop grinçants ou stridents pour mes oreilles.

Un beau moment.
19 janv. 2019
7,5/10
15 0
Adapté du roman éponyme « le sourire au pied de l’échelle » de Henri Miller, cette mise en scène de Bénédicte Nécaille donne à Denis Lavant la partition d’un clown étrangement triste et découragé par son succès. Auguste est adulé mais ne veut plus qu’on l’applaudisse et s’enfuit, errant un temps avant de réintégrer un autre cirque, engagé comme simple quidam anonyme cette fois. Mais voilà que le clown Antoine tombe malade et qu’Auguste éprouve le dangereux désir de le remplacer pour un soir, affublé et grimé comme Antoine.

Sous couvert de la bizarrerie d’Auguste, le texte égraine quelques thèmes sur lesquels il est intéressant de s’arrêter : le fait de devenir et être soi, le rapport à la célébrité, la vérité du talent et son essence déliée du nom de l’artiste auquel il s’attache. En un sens, ce seul en scène nous parle en filigrane des questionnements de l’artiste et peut-être de Denis Lavant lui-même.

La pleine présence de Denis Lavant sur scène est un fait, et son aura incontestable. Ce visage buriné qui ne correspond pas à cette voix douce et claire compose un personnage étrange et fantasque. Le jeu de lumière et les quelques éléments de décor (pensés par Ivan Morane) suggèrent l’atmosphère d’un cirque. Malgré un début un peu laborieux voire décousu, la pièce trouve son rythme et l’histoire son propos en milieu de spectacle. J’ai été entraîné sur la fin par l’étrange musique jouée par ce clown triste aux questionnements vifs et véritables.

Un moment éthéré qui prend plus son sens pour l’immense artiste qui l’interprète que pour le rôle en lui-même. Une agréable soirée.
17 janv. 2019
9/10
10 0
Auguste clown vedette, maltraité, fuit le cirque, il ne veut plus du public, ne veut plus faire rire, il veut vivre ! Mais voici qu'il rencontre un cirque au détour de son errance, il parvient à se faire engager, redoute qu'on le reconnaisse. Il semble heureux de cette nouvelle situation...

Mais voici qu'un jour le clown Antoine, tombe malade. Qu'est-ce qui pousse Auguste à souhaiter le remplacer ne serait-ce qu'un soir ? Il ne peut s'empêcher de renouer avec le passé qu'il avait fui. Il va donc trouver le directeur, celui-ci n'est guère enthousiaste mais donne sa chance à Auguste. Antoine meurt, le directeur culpabilise Auguste.

Notre clown va donc fuir à nouveau, trouvera-t-il la sérénité le bonheur enfin ?

Henri Miller était fasciné par le cirque et les clowns en particulier. Il est vrai que derrière un masque blanc, un gros nez rouge, se cache une personnalité, une souffrance aussi. Le texte de Miller nous renvoie aussi à nos peurs et nos interrogations.

Denis Lavant est comme d'habitude excellent, il interprète avec émotion et poésie ce clown triste. Il joue de la musique, se contorsionne, joue les différents personnages qu'il rencontre. Fabuleux ! Une mise en scène et en lumière poétique et parfois drôle.
Un final étoilé !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor