• Classique
  • Théâtre de l'Épée de Bois
  • Paris 12ème

Le roi Arthur

Le roi Arthur
  • Théâtre de l'Épée de Bois
  • route du Champ-de-Manœuvre
  • 75012 Paris
Itinéraire
Billets à 22,00
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Le mythe du Roi Arthur se situe dans une époque légendaire, mais peut probablement se situer aux premiers temps de la Chevalerie, vers la fin du Ve siècle ou au début du VIe siècle.

Nous sommes convaincus de la force de cette histoire, du souffle lyrique de cette pièce qui renoue avec le théâtre épique, populaire au vrai sens du terme.

La résonance sur le public est authentique et immédiate. Nos héros sont des hommes et des femmes qui luttent pour aimer, qui se débattent dans leurs souffrances, à la recherche d’un idéal, d’un merveilleux qui pourrait bien les perdre…

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12 nov. 2018
8/10
5 0
Aller voir le Roi Arthur à la Cartoucherie, dans la très belle salle de Pierre du Théâtre de l'Epée de bois, équivaut presque à lancer une partie de jeu vidéo. Je l'écris sans aucune malice. Le spectateur est tout autant immergé dans cette folle saga que s'il était lui-même aux manettes.

Tout concourt à rendre l'aventure quasi vivante. Le cadre du lieu, qui suffit amplement comme décor naturel, mais les murs nus d'une ancienne usine, d'une carrière à ciel ouvert, d'un pan de château ou même une église désaffectée seraient tout autant opportuns. Je verrais très bien le spectacle l'été prochain dans l'enceinte de l'abbaye d'Hambye (60).

Les costumes (de Catherine Gorne Achdjian) conviennent parfaitement à instaurer une atmosphère qui soit plus onirique que strictement médiévale, en particulier la robe fabuleuse de (la fée) Morgane et la superposition de tartans écossais de Merlin (l'enchanteur).

Peu d'accessoires mais essentiels : quelques bougies, et des épées pour des combats à la vie à la mort, réglés par le maître d’armes Francois Rostain.

Les lumières d'Hugo Oudin sont très justes pour instaurer un climat dramatique avec de puissantes projections rouges inondant des coulisses qui prennent des allures de souterrain. Ou installant sur le sol la forêt, de Brocéliande, une croix, et à son intersection, le symbole des chevaliers de la Table ronde.

Et surtout, à égalité de force, le jeu des comédiens (il faudrait tous les citer) et la musique interprétée puissamment en direct par Aidje Tafial. L'emploi des percussions n'est pas nouveau mais il convient ici à la perfection, et peut aussi offrir des accords évoquant l'Orient. Les bruitages sont élaborés avec un travail de vocalises apparenté au beatboxing et le recours à des cris d'oiseaux.

Tous les ingrédients sont présents pour captiver un public à partir de 10-12 ans, et cela sans complaisance aucune.

Faut-il rappeler néanmoins que le mythe du Roi Arthur s'inscrit dans une époque légendaire que l'on peut probablement situer aux premiers temps de la Chevalerie, vers la fin du Vème siècle ou au début du VIème siècle ?

L’histoire de ce roi est héroïque, malheureuse et tragique. Et c'est bien à un drame que le spectateur est convié par Jean-Philippe Bêche qui a décidé d'en récrire les aventures il y a quatre ans, sous forme d'une pièce de théâtre qui fut publiée avant même qu'il ne la monte sur scène par la Société des Ecrivains. Elle va prochainement être rééditée en incluant les modifications et ajouts, inévitables, engendrés par le passage à une version plus théâtrale.

Tout en étant de la prose, on entend un effet de rimes à l'intérieur des répliques, ajoutant une musicalité poétique à mesure qu'on progresse dans l'histoire, à la manière des contes épiques d’autrefois. Y croire ou non, là n'est pas la question. Le spectacle se vit, un point c'est tout.

On peut malgré tout remarquer quelques accents féministes. La reine Ygerne (Catherine Aymerie le jour de ma venue) regrette que les hommes décident de la vie des femmes. On notera que Morgane (Marie-Hélène Viau) peut être considérée comme une femme émancipée.

On entend de superbes déclarations d'amour, comme celle de Lancelot (Lucas Gonzalez) : j'existe dans tes yeux, sinon je ne suis rien, ou de Guenièvre (Morgane Cabot) : j'ai fleuri très haut sur votre arbre mais le vent m'a décrochée et je suis tombée.

Tout le propos serait, comme le préconise Merlin (Jérôme Keen) de retrouver ce qui est perdu, à savoir le graal. Et surtout ne jamais cesser d'y croire.

Les combats résonnent dans la salle d'armes du château de Camelot. Les murs de pierre donnent une dimension sacrée à ce monde d'honneur où chaque instant est vécu intensément. On s’aime, on se déchire, on le dit, on se le crie au visage. On s’avoue des choses terribles, le coeur ouvert, exacerbé, sans rien craindre ni de la vie ni de la mort. Les sentiments sont forts, violents, profonds et urgents. Chaque parole prononcée, chaque geste tracé engage l’être tout entier. C’est un monde d’absolu, où la chair et le sang ne se délient jamais.

Il est heureux que Jean Philippe Bêche ait pu monter le spectacle en région parisienne avec la Compagnie du Rameau d’Or, dont le nom est dédié en quelque sorte à son père, auteur de romans historiques pour la jeunesse et qui s'inscrit naturellement dans la tradition de la transmission du pouvoir. On lui souhaite maintenant une belle tournée.
9 sept. 2018
9,5/10
10 0
Majestueux, poétique, poignant.
Jean Philippe Bêche nous conte l’aventure fantastique du Roi Arthur et des chevaliers de la table ronde.
En compagnie de ce majestueux Roi Arthur et de ce merveilleux Merlin nous plongeons avec bonheur dans cette épopée flamboyante.
Au premier instant, transporté dans le moyen âge chevaleresque, Jean Philippe Bêche nous dévoile les sentiments profonds et les affres de ces personnages légendaires.
*Les orgueilleux deviendront- ils sages ? Arthur.
*Ta bravoure les a conquis, ta naissance finira le reste. Merlin
Au milieu de ses preux chevaliers, les figures féminines s’imposent avec éclats et grandiloquence.
*Il est des territoires où les femmes sur les hommes ont plus de courage.
C’est magnifique, nous sommes emportés dans cette tragédie.
Orgueil, Amour, Haine, Vengeance, Trahison. Nous sommes bouleversés par ce déferlement d’émotions et de profondes paroles.

*Prenez soin de garder votre âme loin de ceux qui vous font souffrir.

Les scènes de duel sont impressionnantes, fougueuses et esthétiques. Bravo à François Rostain le maitre d’arme.
L’émotion est décuplée par la musique de Daniel Scotto et le grand percussionniste Aidje Tafial.
Les jeux de lumière d’Hugo Oudin intensifient les différents tableaux de cette épopée.
Les costumes moyenâgeux et somptueux de catherine Gorne achdjian ainsi que le décor sobre dans cette seigneuriale salle au mur de pierre nous transportent à Kaalemott dès les premiers regards.

Les comédiens Antoine Bobbera, Lucas Gonzalez, Jean-Philippe Bêche, Jérôme Keen, Erwan Zamor, Marianne Giraud-Martinez, Marie-Hélène Viau, Franck Monsigny, Morgane Cabot, Fabian Wolfrom, Aidje Tafialt sont tous très talentueux, on y croit, ils nous happent et nous embarquent avec énergie et véracité. C’est vivant, plein d’énergie.

Grand moment de théâtre qui nous transperce et nous émeut.
9 sept. 2018
6/10
11 0
Ah la légende du roi Arthur… je la connais par coeur, elle a bercé mon enfance et mon adolescence et j’étais vraiment curieuse de voir cette version de et par Jean-Philippe Bêche qui incarne en prime le rôle titre.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je me suis posée dans la salle en pierre du théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie car déjà le théâtre proposait un cadre idéal et grandiose pour une aventure mythique. Effectivement, on entre et on est déjà plongé dans l’ambiance avec une semie pénombre et un homme, enfin plutot une ombre, qui rode sur le plateau avec en fond les trois arches de pierre qui permettent les mouvements des comédiens. Le cadre est parfait !

La mise en lumière d’Hugo Oudin est aussi superbe, on se sent comme dans un chateau médiéval éclairé aux flambeaux ! Le seul décor du plateau est un ensemble de percussions avec batterie classique et électronique et aussi divers accessoires de bruitage alors ça jure un peu mais dès que Aidje Tafial s’y installe et commence à nous distiller une ambiance parfaite pour entrer dans la légende.

Une telle épopée ne peut se dérouler sans de beaux combats et là aussi on est servi par les passes d’armes chorégraphiées par François Rostain, maître d’armes de son état a réussi de bien beaux affrontements à l’épée ou au baton.

La dizaine de comédiens présents sur scène, autour de ce roi légendaire, se livre à fond et prennent plaisir à jouer, ils sont fougueux juste comme il faut. Je trouve que les trois rôles féminins (Ygerne, Guenièvre et Morgane) se taillent une jolie place à tous ces combattants.

Une épopée à découvrir pour petits et grands (attention pour les petits, ça dure presque deux heures).
7 sept. 2018
7,5/10
55 0
Vous aussi avez toujours rêvé de glorieuses et épiques aventures, à l'image d'Arthur et de ses chevaliers de la table ronde, ceux-là même qui vous invitent à goûter voir si le vin est bon ?
Une seule solution : ruez-vous au théâtre de l'Epée de bois, pour assister à la représentation de ce Roi Arthur !
Jean-Philippe Bêche, qui a lui-même écrit le texte de la pièce (c'est un projet qui lui tenait à coeur depuis bien longtemps) a mis en scène ce personnage certes mythique, mais que l'on ne connaît pas si bien que ça.

Grâce à M. Bêche, bien des pans historiques, mais également psychologiques vont nous être dévoilés.

Car Arthur Pendragon, c'est un roi de tragédie !

Ce monarque est un héros shakespearien, qui va devoir composer avec bien des passions humaines.
Celles de ses proches, celles de son entourage, mais évidemment et peut-être surtout avec les siennes.

L'amour, la haine, la jalousie, l'envie, la cupidité, le besoin de pouvoir, la trahison, tout ceci est contenu dans cette véritable épopée, durant ces deux heures de grande intensité dramatique et dramaturgique.

Une tragédie dans laquelle les mortels s'affrontent, mais également les magiciens Merlin et Morgane. Les puissances occultes ne sont pas en reste.

Le personnage principal, c'est bien entendu Jean-Philippe Bêche.
Il n'est pas royal. Non.
Il est impérial !
Quel panache, quelle fougue, quelle prestance, quel charisme !

Il captive littéralement la salle, non seulement dans ce registre flamboyant, mais également dans des moments de jeu plus intimistes, des moments dans lesquels on entend voler les mouches de la forêt de Brocéliande.

Sa mise en scène est à l'image de son personnage : ça pulse, ça vibre, ça bouge.
Tout ceci est très rythmé, tout ceci est charnel. Les corps se touchent, s'attirent, s'étreignent, se repoussent.

On se bat, également. Et pas qu'un peu !
François Rostain, le célèbre maître d'armes, a réglé les combats avec la passion qu'on lui connaît.
Ces affrontements sont de véritables chorégraphies, que ce soit avec des bâtons, ou avec les lourdes épées à deux lames.
C'est un vrai régal que de voir les comédiens s'étriper, même pour de faux...
Tout comme dans Star Wars, nous attendons évidemment le combat final, qui ne manque pas d'arriver.

Tous les comédiens font parfaitement le job, tous très crédibles, avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme. Un enthousiasme qui est visible, palpable.
Beaucoup d'énergie et de tension au sens noble du terme se dégagent de tout ceci.

Attention : le roi Arthur n'est pas qu'une histoire de mecs.
Morgane, Guenièvre, Ygerne de Tintagel sont elles aussi sur le plateau.
Jean-Philippe Bêche évoque d'ailleurs à plusieurs reprises la dureté de la condition féminine, l'horreur qu'est le viol et ses funestes conséquences. (Il y a d'ailleurs parfois un troublant écho avec la plus récente des actualités.)

Aidje Tafial quant à lui est aux percussions classiques (idiophones, gongs, cymbales...) et électroniques. Il déclenche également des séquences de bruitages qui viennent accentuer le côté onirique de tout ceci. C'est une pièce qui se déguste également avec les oreilles.

Quant au décor, la magnifique salle en pierre de l'Epée de bois est un idéal Kaalemott, le château du maître des lieux.

Vous l'aurez compris, je vous engage vivement à venir à l'Epée de bois retrouver votre âme d'enfant. Venez voir ces chevaliers, ces preux, venez rencontrer les fées, les magiciens, venez écouter le choc des épées et le bruit plus ou moins doux des passions humaines.

Ah ! J'allais oublier...
Dis, M. Bêche, tu ne veux vraiment pas me dire comment le grand bâton se lève tout seul dans les airs ?
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor