Le paris de scapin

Le paris de scapin
  • Théâtre Clavel
  • 3, rue Clavel
  • 75019 Paris
  • Pyrénées (l.11)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 35,00
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Une adaptation inédite du Scapin de Molière transposée au cœur d’un quartier parisien des années 50.

La gouaille parisienne, la malice de Scapin et deux générations qui s’opposent juste après la guerre. Autour de l’accordéon et des chansons iconiques des années 50, c’est une véritable farce qui se prépare.   

Dans la même journée, une double mésaventure vient troubler l'apparente quiétude de tout ce petit monde. Le romantique Octave vient d’épouser une orpheline rencontrée par hasard sans le consentement de sa mère partie à l'étranger pour affaire.

Désespéré par le retour prématuré de cette dernière, il lance un appel au secours à un jeune vagabond qui arpente les pavés allant de petits boulots en petits boulots, répondant au nom de Scapin.

Un autre jeune du quartier, le fougueux Léandre, amoureux d'une étrangère fraîchement débarquée, apprend qu'elle risque de lui être enlevé et de quitter la ville. Rusé et plein de ressource, Scapin prend alors le pari d'aider ses deux amis...

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19 févr. 2019
7/10
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« Le Paris de Scapin » d’après « Les fourberies de Scapin de Molière » dans une adaptation et une mise en scène d’Alan Aubert Carlin au théâtre Clavel est une joyeuse farce qui met en joie.

Cette comédie en prose de Molière trouve toute sa place dans cette adaptation qui laisse libre court à tout l’imaginaire de la troupe sous la direction d’Alan Aubert Carlin dans le rôle de Scapin.
Avec des airs de « flon flon » à l’accordéon par la très discrète Anne-Sophie Valentine, nous allons assister à l’histoire, de ces deux jeunes amoureux, transposée sur la terrasse ensoleillée d’un café dans les années 50 tenu par Mme Argante (ici M. Argante devient Madame) une tenancière pas très catholique où une prostituée aura ses habitudes…
Tout commence sur une chanson d’Edith Piaf, mais toute la structure de la pièce est respectée dans cette adaptation.
Rappelez-vous : Octave est amoureux de Hyacinte avec qui il se marie en l’absence de son père, bon ici sa mère et Léandre, fils de Géronte, est amoureux de Zerbinette, oui celle qui doit se faire enlever par des égyptiens…et c’est notre Scapin de service qui va leur venir en aide avec des stratagèmes audacieux pour les tirer des mauvais pas dans lesquels leurs parents respectifs les entraînent.

Nous n’échapperons pas à la scène délirante, revue et corrigée, du sac avec les coups de bâtons dont le pauvre Géronte en fera les frais.
Géronte retrouvera sa fille perdue, Hyacinte, destinée à Léandre et Mme Argante retrouvera sa fille en la personne de Zerbinette ; quant à Scapin il arrivera à obtenir son pardon pour toutes les fourberies qu’il se sera fait un plaisir de mettre en œuvre, et tout finira dans la bonne humeur sur une chanson, dans une gaîté folle : « Qu’est-ce qu’on attend…pour être heureux ? ».

C’est un spectacle rempli de jeunesse, de fougue, à la bonne humeur communicative. C’est propre, c’est clair, c’est net, on ne voit pas le temps passer : Molière aurait aimé.

Paul Margenest joue un Octave romantique, très amoureux de sa Hyacinte, ici une nouvelle riche dont l’argent lui brûle les doigts, jouée tout en fraîcheur par Estelle Darazi. Son ami Léandre, le dur à cuire fougueux quant à lui est interprété par Morgan Laquerre.
Les parents ne sont pas en reste : Mme Argante jouée par Daria Levannier est une femme autoritaire qui tient la dragée haute à son petit monde : une main de fer dans un gant de velours. Elle est très drôle et donne beaucoup de piquant à cette farce. Le père, Géronte, est Jean-Pierre Hutin, l’avare de service sous les traits d’un mafieux qui s’en prend plein le dos pour notre plus grand plaisir.
Zerbinette, la petite ingénue au caractère bien trempé prend les traits de Clémentine West. Son petit air fripon est un soleil dans cette comédie.
Pour compléter ce tableau Alex Vicaire est le garçon de café au service de Mme Argante, tel un poisson qui suit le courant qui lui est favorable ; et pour finir ce personnage de la prostituée au service de sa mère maquerelle, Mme Argante, qui rassemble à elle seule les petits rôles voulus par Molière et qui est tenue dans une très belle humeur par Céline Motte.
Mais n’oublions pas notre Scapin joué par Alan Aubert Carlin, un Scapin roublard au possible, à l’énergie débordante. C’est d’ailleurs dans cette belle énergie qu’il a mis en scène son adaptation très réussie.

« Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? » tout simplement rire comme je vous le conseille !
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor