Le Méridien

Le Méridien
De Nicolas Bouchaud
Mis en scène par Éric Didry
Avec Nicolas Bouchaud
  • Nicolas Bouchaud
  • Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 31,00
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Celui qui marche sur la tête, mesdames messieurs, il a le ciel en abîme sous lui.


Il naît en Roumanie en 1920, dans une famille juive où on parle allemand. Paul Celan a vingt-deux ans quand ses parents sont déportés, quand il est condamné aux travaux forcés. Il part plus tard pour Bucarest, Vienne et Paris. Il traduit Char, Michaux, Shakespeare. Il reçoit en 1960 le Prix Büchner et prononce à cette occasion son discours Le Méridien. À travers le théâtre de Büchner, il livre alors ce qu’il perçoit de l’art et de l’acte poétique. « Je ne vois pas de différence entre une poignée de main et un poème », écrivait-il. Avril 1970, après plusieurs périodes d’internement, il se jette dans la Seine. On
aurait retrouvé, dans l’une de ses poches, des billets pour une représentation de En attendant Godot de Beckett.


Au Rond-Point, Nicolas Bouchaud et Éric Didry ont créé La Loi du marcheur, d’après les entretiens de Serge Daney, puis Un métier idéal d’après l’écrivain John Berger et le photographe Jean Mohr. Ils saisissent une fois encore, avec Le Méridien, un texte non destiné à la scène. Ils mettent en lumière les mots sombres et fulgurants de celui que l’on considère comme l’un des plus grands poètes européens. Ils agrippent la « contre-parole » d’un poète qui a fait le choix d’écrire dans une langue qui était à la fois celle de sa mère et de ses bourreaux. Sa poésie, comme ressaisissement du sujet face à la barbarie, se dresse en rempart contre le temps, l’oubli, le déni, l’indifférence. Pierre Notte

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9 avr. 2018
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Paul Celan reçoit en 1960 le Prix littéraire Büchner et prononce à cette occasion son discours Le Méridien : à travers sa lecture du théâtre de Georg Büchner et plus spécifiquement de sa nouvelle 'Lenz', Paul Celan livre sa vision singulière de l’art et de la poésie. Nicolas Bouchaud, seul sur scène, s'empare des mots de Paul Celan pour nous livrer un texte qui n'était pas destiné à la scène. Encore une réussite !

La pièce dure 1h10 seulement mais on est transporté grace à Nicolas Bouchaud dans un univers autre... L'élocution et le phrasé du comédien permettent de rendre vivant ce discours.

J'ai particulièrement aimé sa façon de réciter le poème Fugue de mort (extrait):
"Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
nous buvons et buvons
nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise
Un homme habite la maison qui joue avec les serpents qui écrit
qui écrit quand il fait sombre sur l’Allemagne tes cheveux d’or Margarete
il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent il siffle pour appeler ses chiens
il siffle pour rappeler ses Juifs et fait creuser une tombe dans la terre
il nous ordonne jouez maintenant qu’on y danse"
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor