L'avare, avec Jacques Weber

L'avare, avec Jacques Weber
De Molière
Mis en scène par Jean-Louis Martinelli
Avec Jacques Weber
  • Jacques Weber
  • Théâtre Déjazet
  • 41, boulevard du Temple
  • 75003 Paris
  • République (l.3, l.5, l.8, l.9, l.11)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment

L'avare est le personnage principal de la pièce de Molière qui aurait pu s'intituler La Maison d'Harpagon

... car ce sont bien les effets de la pathologie de ce dernier sur la sphère familiale que la pièce met en jeu. Ici l'argent ne sert plus, Ici l'argent est placé, retenu, au secret, Il ne circule plus, Seule la possession compte, et revêt le caractère de la valeur suprême, La place de dieu.

 

Molière dépeint cet Avare avec joie et férocité il est incarné par Jacques Weber qui s'est entouré d'une troupe très familière du travail de Jean-Louis Martinelli.

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Oyez, oyez ! Grand spectacle au Déjazet ! Le faubourg du temple fidèle à sa renommée nous montre un monstre de théâtre, un bandit des grands auteurs et sa bande de joyeux drilles !

C’est dans un décor épuré, simple et adroitement mis en lumière que la mise en scène joyeuse et alerte de Jean-Louis Martinelli nous propose « l’Avare ».

Un bijou, une merveille.

Décalé dans le temps contemporain, la pièce de Molière ne perd rien de sa force, de sa puissante démonstration des dessous de la cupidité extrême, démoniaque et folle. Quelle scène que celle où Harpagon assis dans son fauteuil, au milieu de toute la troupe qui danse, regarde cette agitation avec calme et étonnement, comme un enfant au milieu d’une fête de famille, comme un fou qui observerait un monde qu’il ne connait pas, qui lui est totalement étrange, étranger.

Jacques Weber n’a rien à démontrer, nous le savons, il joue et tout y est. Quelle leçon ! Il incarne Harpagon avec la férocité du vénal, la sagesse du dupeur et la puissance du carnassier. Il parvient à nous le monter adorable comme abhorrable, un comble !... Il semble rebondir sur les répliques de ses partenaires avec la vélocité du rapace qui plonge sur sa proie ou bien attendre avec bonhommie et douceur le moment pour attaquer. Cet Harpagon-là sait agir et réagir pour ses écus. Un fou. Un fou d’amour de la possession, qui existe pour ce qui’il a et non pas pour ce qu’il est.

Merveilleux spectacle au faubourg du temple, qu’on se le dise !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor