• Classique
  • Théâtre Le Ranelagh
  • Paris 16ème

L'Avare

L'Avare
De Molière
Mis en scène par Jean-Philippe Daguerre
Avec Mariejo Buffon
  • Mariejo Buffon
  • Flore Vannier-Moreau
  • Laurence Pollet-Villard
  • Bruno Degrines
  • Antoine Guiraud
  • Grégoire Bourbier
  • Pierre Benoist
  • Philippe Arbeille
  • Christophe de Mareuil
  • Didier Lafaye
  • Olivier Girard
  • Stéphane Dauch
  • Stéphanie Wurtz
  • Théâtre Le Ranelagh
  • 5, rue des Vignes
  • 75016 Paris
  • La Muette (l.9, RER C)
Itinéraire
Billets de 10,95 à 24,50
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Harpagon dirige sa maison d'une main de fer.

Sa tyrannie ne connaît aucune limite et chacun tremble devant lui. Ses pensées et décisions, quelles qu'elles soient, ne sont dictées que par son avarice. Il soupçonne même ses propres enfants de vouloir le voler.

L’avare envisage aujourd’hui d'épouser une jeune fille de 20 ans plus jeune que lui.

 

Amours, intrigues, argent. Conflits familiaux, générationnels. La pièce la plus noire de Molière, la plus déjantée aussi.

 

L'Avare est une comédie de Molière en 5 actes jouée pour la première fois au Théâtre du Palais-Royal en 1668.

 

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28 nov. 2017
8/10
23 0
Sur scène le mobilier est recouvert de draps, plus ou moins propres, on ne doit pas passer souvent le chiffon chez le maître du logis...

D’ailleurs le voici au fond, une pelle sur l’épaule, il ne se rend pas compte qu’il est suivi d’un valet, ce dernier est malin comme un singe, il saura le faire tourner en bourrique et lui voler son argent !

Car voilà le mot est lâché « argent », notre Harpagon né sous le règne du bon roi Henri, il porte encore la fraise à l’antique. Il n’use guère ses vêtements, pas comme son fils qui regorge de rubans et aiguillettes ! Quant à la charmante Elise, elle porte encore sa robe grise de sortie de couvent.

Harpagon se pique de vouloir se remarier, au grand désespoir de son fils qui avait des vues sur la fiancée de son père. Mais il aime l’argent avant toute chose, avant ses enfants c’est certain.

Frosine, marieuse de son état et pythie à ses heures, est bien décidée à convaincre l’avare de lui prêter de l’argent pour gagner son procès. Elle aurait dû consulter ses oracles avant...

Didier Lafaye est un Harpagon tantôt malicieux, l’air bonhomme tout en tourmentant son monde, mais sombrant dans la folie douce lorsqu’il découvre le vol de sa cassette. La mise en scène de Jean-Philippe Daguerre foisonne de créativité, il donne un nouvel éclairage sur les personnages. Le Grenier de Baboucka aime les costumes (moi aussi !), bravo donc à Catherine Lainard.

Cet avare a bien fait rire la salle, et surtout les enfants qui pourront aborder Molière avec plaisir, le but est atteint !
5 oct. 2017
9/10
50 0
Vous le savez si vous suivez ce que j'écris ici, je suis un vrai fan du travail de Jean-Philippe Daguerre.
C'est bien simple, je persiste à penser que sa compagnie « Le grenier de Babouchka » et lui-même devraient être déclarés d'utilité publique.

Une nouvelle fois, le metteur en scène basque monte pour notre plus grand plaisir un chef-d'oeuvre de Monsieur Molière.
Une nouvelle fois, des copains se retrouvent à jouer ensemble. Après avoir monté les tréteaux, une troupe de comédiens se donne à fond.
Une nouvelle fois, nous sommes plongés non pas dans un classique, mais dans la Vie, tout « simplement ».

Ca bouge, ça pulse, ça vibre.
Les corps s'attirent, se repoussent, s'attrapent, se lâchent. On trébuche, on tombe, on se relève.
La Vie quoi !

Tout est physique, enlevé, nous sommes dans le registre de la farce, dans le burlesque, même.
Mais attention, le texte et le propos de M. Poquelin sont toujours respectés à la lettre !

Nous sommes vraiment dans un théâtre du corps plus que du cerveau.
D'ailleurs, ces corps sont souvent meurtris, on se bat, on se frappe, on tousse beaucoup, aussi.

(A propos de tousser, Jean-Philippe Daguerre n'a pas pu résister à l'envie d'insérer une fouille très au corps et très jubilatoire. Il a osé, et il a très bien fait !)

Les corps également avec une multitude d'accents, dont celui incroyable de « Monzieur Anzelme » interprété par Grégoire Bourbier ! C'est d'un drôle !

Une nouvelle fois, sur scène, peu de décors.

Les meubles d'Harpagon sont particuliers, et dès le plein feu, nous savons à qui nous avons affaire ! La scène du miroir sur pied est excellente. Une autre vraie trouvaille !

Les costumes, comme à l'accoutumée sont splendides, dans un camaïeu très réussi de gris. Seule une touche de rouge vient parfois souligner un élément de maigre richesse.

Didier Lafaye, dans le rôle-titre, est époustouflant.
Poussé par le metteur en scène, il va jusqu'au bout, dans un registre parfois grand-guignolesque.
A la différence de certaines mises en scène (trop) intellectualisées, c'est un avare qui assume totalement son état.
Il est parfaitement conscient de sa ladrerie, il la revendique joyeusement. Il en est fier, presque.
C'est une lecture très intéressante de ce personnage.

Une trouvaille scénographique et dramaturgique impayable le concerne directement.
A certains moments, le devant de scène s'immobilise, la façade s'éteint, et au lointain, comme sur un tapis roulant horizontal, Harpagon passe et repasse armé soit d'une pelle, soit de la fameuse cassette, voire d'une lance médiévale avec laquelle il embroche un …................ . (Que la SPA se rassure... )
Le burlesque, vous dis-je !
( Si je devais chipoter, je dirais que je suis légèrement moins accro à la lecture faite du personnage de Frosine et de ses transes. Mais c'est vraiment pour chipoter...)

Le reste de la troupe a ce même niveau d'excellence.
Stéphane Dauch ce soir-là, de sa belle voix de baryton et de sa présence habituelles campait un magnifique Valère.

Le Maître-Jacques de Pierre Benoist est également très réussi. Avec cet accent digne de Maïté, il m'a fait beaucoup rire.
Les jeunes sont eux-aussi très bien, à l'image du Cléante d'Antoine Guiraud, et de la Marianne d'Armance Galpin.

Il faut noter la performance physique de Bruno Degrines, un commissaire vraiment au ras des pâquerettes !

Et non, je n'en dirai pas plus...

On l'aura compris, on ne change pas une équipe qui gagne.
Molière, le peintre des caractères humains, peut dormir en paix.
Dans ce merveilleux théâtre du Ranelagh, avec cette très fine équipe, son œuvre est une nouvelle fois entre de très bonnes mains.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor