L'âge libre

L'âge libre
  • Théâtre de la Reine Blanche
  • 2bis, Passage Ruelle
  • 75018 Paris
  • La Chapelle (l.2)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment

« Sauvagement inspiré des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes »
« N’est-ce donc rien pour vous que d’être la fête de quelqu’un ? ».

Cette formule des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, fait le fil rouge de ce spectacle-performance résolument féminin. Enfants perdues de la génération Y, trois comédiennes et une violoncelliste réinventent l’amour à l’heure de l’âge libre. Leur écriture collective s’incarne sur un ring où ça chante, danse, pleure, rit…

Témoignage générationnel sans pathos ni pardon, cette ode au désir fait le pari d’une force juvénile. Vous n’êtes pas près d’oublier ces confessions des filles du siècle.

Ni le miroir fiévreux qu’elles tendent à la passion dans tous ses éclats. Le théâtre est comme l’amour. Un jeu à la vie, à la mort.

 

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Débridé mais pas décousu, provocateur mais pas agressif, trash mais pas crash, désespéré mais pas désespérant, troublé mais pas trouble, brouillé mais pas brouillon…

Un spectacle direct et dénué de morale culpabilisante sur l’amour et le désir vu par des femmes, nos amies, nos doubles, nos comparses, nos voix.

Le chemin emprunté pour dresser ces différents tableaux sur l’attente ou la déception amoureuse, le désir d’aimer et d’être aimé-e, est parsemé de cris de désespoir ou de haine, de pleurs des peurs de l’abandon ou de l’inassouvi, de joies expulsées ou rentrées, de moments tendres et doux.

Comme un halo de lumière qui poursuit les sentiments et les sensations du plaisir ou de la souffrance, ce chemin de confidences semble creuser un sillon pour laisser des traces avant de se perdre tout à fait dans la fuite en avant ou dans le renoncement, ou bien encore dans la revêche revanche du mal ressenti.

Sauvagement inspiré des « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, comme le dit elle-même la compagnie « Avant l’aube », nous retrouvons la conduite iconoclaste de cet écrit de 1977, qui reste aujourd’hui encore, une publication à part du célèbre philosophe

Le parti-pris théâtral est adroit, sa scénographie habile. La mise en scène de Maya Ernest réussit le passage sous les feux de la rampe. Un ring est dressé sur le plateau. Les cordes sont des guirlandes lumineuses, dans lesquelles et hors desquelles se jouent les scènes. Illustration dramatique et spectaculaire du combat essentiel du discours théâtral, la pulsion de vie contre la pulsion de mort. C’est fort et chaleureux comme le désir amoureux, fragile et insouciant comme son arrogance et son dépit.

Les comédiennes Agathe Charnet, Inès Coville, Lucie Leclerc et Lillah Vial incarnent ces quatre femmes avec émotions, de clairs sourires et des regards lumineux et complices. Elles nous montrent ces femmes qui ravagent le plateau d’une fougueuse envie de partager. À fleur de tendresse, elles donnent tout, espérant peut-être recevoir en retour leur part de bonheur.

Puis elles s’en vont en riant, quittant la salle et nous laissant à nos impressions et à nos interrogations. Riaient-elles pour ne plus pleurer plus encore ? Riaient-elles pour s’échapper et donner une nouvelle chance à leurs vies ?

Impressionnant, captivant et drôle, ce spectacle est une réussite à savourer.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor