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La Vita ferma, La Vie Suspendue

La Vita ferma, La Vie Suspendue
De Lucia Calamaro
Mis en scène par Lucia Calamaro
  • Ateliers Berthier Théâtre de l'Odéon
  • 32, boulevard Berthier
  • 75017 Paris
  • Porte de Clichy ( l.13, RER C)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 36,00
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Lieu où l’on voit, le théâtre est une machine à fantômes.

Depuis toujours, il fait place aux absents. C’est en termes théâtraux que Lucia Calamaro (triple lauréate en Italie du prestigieux prix UBU) pose la question de La Vita ferma : celle de ces individus que sont les morts, celle de “leur façon d’exister en nous et en dehors de nous”.

Calamaro porte sa quête en scène par le biais d’un récit d’apparence toute simple, mettant en avant un couple, Simona et Riccardo, et Alice, leur fille. Leurs tranches de vie, saisies dans un temps qui tantôt se précipite tantôt se fige, alimentent sans pathos une réflexion sur les liens entre douleur et souvenir, autour de la mort de Simona et de sa présence persistante (voire insistante !) au-delà de sa disparition. Mais chez Calamaro, la gravité des “drames de la pensée” n’exclut pas un humour certain, nourri de ressassements obsessionnels et d’intelligence ironique.

Sur le plateau d’un blanc éclatant, les couleurs vives des costumes et des meubles sont autant d’indices vitaux de résistance. Les trois acteurs s’interpellent, s’agrippent allègrement avec une tendresse et un appétit de jeu contredisant les signes extérieurs du deuil. Un hommage éloquent à l’amour de la mémoire, à la mémoire de l’amour.

 

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9 nov. 2017
9,5/10
21 0
Superbe pièce, plein de POÉSIE, sur le souvenir des morts !

En bref, un père et sa fille racontent le souvenir de leur femme/mère à plusieurs moments du deuil : juste après la mort de la défunte (lors du tri des affaires, et plus particulièrement de la table de nuit), puis par flash back lors de la maladie, et enfin 20 ans plus tard, les souvenirs qui restent. Avec la mère qui apparaît de temps en temps du royaume des morts ! C’est superbe.

Ce qui est superbe, justement, dans le détail :
- le romantisme et la poésie des décors et du texte, bravo Lucia CALAMARO
- le texte italien, sur-titré francais, qui aborde de facon très humble et authentique les questions qu’on se pose sur la mort, et le souvenir qu’on garde de nos morts. A pleins de moments j’ai ri ou souris, en me disant que Lucia CALAMARO traduit très justement nos réflexions internes. Tout en écrivant de manière simple, Lucia CALAMARO aborde les plus grands mystères de la vie

Les questions abordées ouvrent l’esprit et donc pleins de réflexions : la maladie (la honte d’aller mal), la mémoire (notamment la question de la pillule de l’oubli : vaut il mieux se souvenir d’un moment dur ou l’oublier et prétendre que ca n’a jamais existé, le souvenir qu’on a des autres peut-il être objectif, ou alors je ne me souviens que des moments ou je suis mêlée à leur vie, quelle est votre méthode du souvenir (objet, parfum, image…), comment doit etre la mémoire pour se souvenir d’un être humain ?

Quelques superbes phrases : « les grands gens sont à l’étroit dans des petites cases » « la charité dialogique » « mes mois sociaux » « mon côté mère-épouse s’active mais mon côté artiste s’éteint » « être enjogguiné » ...

Je recommande vivement !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor