La vie parisienne

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A l’occasion du deux-centième anniversaire de la naissance d’Offenbach, Nicolas Rigas et le théâtre du Petit Monde créent pour le Mois Molière, La vie parisienne.

Un voyage musical festif qui devrait séduire un large public.

 

Grandes écuries Versailles

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11 juil. 2019
8/10
1
Dans le cadre du mois Molière à Versailles, j’ai eu le plaisir de découvrir La Vie Parisienne de Jacques Offenbach mis en scène par le talentueux Nicolas Rigas (chouette souvenir de l’école des femmes au Déjazet) qui fête cette année les 100 ans du théâtre du Petit Monde dont il est le directeur. 2019, c’est aussi les 200 ans de la naissance du compositeur.

J’adore cette œuvre de jacques Offenbach que j’ai eu l’occasion de voir plusieurs fois dans des configurations très variées. Mon souvenir le plus prégnant reste la version d’Alain Sachs au théâtre de Paris il y a quelques années.

Un couple de nobles étrangers débarque à Paris pour découvrir la ville et ses charmes. Gardefeu, avec la complicité de son ami Bobinet, va se faire passer pour un guide parisien afin de se rapprocher de l’épouse du prince car il rêve d’avoir pour amante une femme du monde. Il faudra pour cela occuper le prince avec des diners et des danses afin qu’il ait les mains libres… Voilà c’est la Vie Parisienne !
Musicalement, le choix du maitre s’est porté sur un ensemble de quatre musiciens excellents (Jacques Gandard au violon, Robin Defives au violoncelle, Emma Landarrabilco à la flute et Elodie Soulard à l’accordéon) qui propose une bien belle partition et j’ai beaucoup apprécié l’apport original et festif de l’accordéon.

J’ai aussi apprécié le joli timbre de Nicolas Rigas qui est fort bien entouré, c’est vraiment plaisant de les écouter chanter et de les regarder évoluer sur scène car avec peu de décor, on change de pièce avec beaucoup de fluidité. Les jolis costumes sont de Nicolas Aubagnac qui cumule les compétences car il campe le serviteur Urbain avec brio. Les chorégraphies de caroline Marcardé sont très sympathiques.
J’ai particulièrement retenu les voix de Florence Alayrac (Métella)et d’Olivier Hernandez ( le brésilien et le bottier) mais personne ne démérite.

On prend beaucoup de plaisir avec cette version qui réunira petits et grands.

Seul regret dans cette version, c’est l’adaptation choisie pour le couple de noble étranger : pourquoi avoir transformé le couple de nobles suédois en un couple d’Arabie Saoudite ? Même si Philippe Ermelier, qui joue le prince saoudien, est drôle à souhait dans ce personnage, ce changement n’apporte rien à mon sens.
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1 juil. 2019
8/10
2
« La vie parisienne » de Jacques Offenbach dans le cadre « Le mois Molière » aux Grandes écuries de Versailles, adaptée et mise en scène par Nicolas Rigas, est un opéra bouffe servi par une distribution talentueuse à la gaîté communicative.

Nicolas Rigas s’est attaqué avec brio et panache, dans un esprit de troupe, au montage de « La vie parisienne » de Jacques Offenbach dont on fête, en 2019, le 200e anniversaire de sa naissance, tout comme celui des 100 ans de la compagnie « Le Théâtre du Petit Monde ». Une liaison tout à fait réussie entre l’univers de l’opéra et celui du théâtre.

La vie parisienne était en son temps (19e siècle) une satire d’une société où le paraître comptait plus que tout, une société où également la fête battait son plein dans le seul but des plaisirs, tous les plaisirs, même éphémères.

D’une petite trentaine de rôles à l’origine, Nicolas Rigas a conduit son train avec dix comédiens (3 femmes et 7 hommes) accompagnés par quatre musiciens, réunissant des cordes avec un accordéon. Un mariage surprenant mais très efficace en raison des folles nuits parisiennes.

Deux jeunes dandys, Gardefeu (Nicolas Rigas) et Bobinet (Martin Loizillon) attendent sur le quai de la gare leur amoureuse, la demi-mondaine Métella (Florence Alayrac). Seulement voilà, elle débarque avec un autre homme et nos deux compères, fâchés précédemment à cause de cette femme, vont s’unir pour se venger de cette trahison.
Gardefeu se fait passer pour un guide d’un grand hôtel et n’aura à l’esprit que de conquérir « le cœur » d’une belle étrangère, pourtant arrivée en compagnie de son mari ; quant à Bobinet, il organisera une soirée du grand monde où se côtoieront des personnages tous plus farfelus les uns que les autres. Une réception où tout sera permis, où nos touristes un peu trop crédules en auront pour leur argent.
Vient s’insérer dans cette rocambolesque histoire, un brésilien venu à Paris pour la fête, rien que la fête.
Au final les masques tomberont, naturellement les malentendus se dissiperont et la réconciliation fêtera le Paris dans toute sa splendeur.

Nicolas Rigas s’est permis quelques anachronismes dans cette farce pour amplifier les situations de rires, comme par exemple en remplaçant le couple d’aristocrates par un prince et une princesse Saoudiens et beaucoup d’autres qui sont raccord avec l’actualité.
Nicolas Aubagnac qui joue également le rôle d’Urbain dans la pièce, a créé les magnifiques costumes (plus de 50) et transposé l’action dans les années folles, donnant ainsi encore plus de lumières à cet esprit de la fête.

Tous tiennent parfaitement leurs partitions et tous les grands classiques du livret sont présents, des chansons qui nous trottent dans la tête et qu’il fait plaisir d’entendre, chantées par de très belles voix : « Je suis brésilien, j’ai de l’or », sans doute la plus connue, mais aussi, « Je suis veuve d’un colonel », ou encore « Votre habit a craqué dans le dos ».

Nicolas Rigas s’est entouré de véritables artistes qui savent chanter, jouer la comédie, danser, et même pour Romain Canonne (Alphonse) être un cascadeur hors pair, qui n’arrête pas de se prendre les pieds dans le tapis…
Philippe Ermelier, Antonine Bacquet, Amélie Tatti, Olivier Hernandez et Salvatore Ingoglia complètent cette distribution qui n’engendre pas la mélancolie.
Sans oublier les musiciens : Jacques Gandard, Elodie Soulard, Mimi Sunnerstam et Emma Landarrabilco.

Un spectacle populaire vivant, de qualité, que Nicolas Rigas veut partager avec le plus grand nombre : les connaisseurs comme les néophytes.
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Musique
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Mise en scène et décor