La Valse d’Icare

La Valse d’Icare
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 42,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Icare, musicien et chanteur talentueux rencontre vite le succès. Mais le chemin de la réussite se craquelle et au fur et à mesure de son ascension, ses démons le rattrapent.

Comment garder les pieds sur terre lorsque l’on est porté aux nues ? 

La Valse d’Icare ou l’épopée d’une vie en trois mouvements. Dans ce conte musical sensible, drôle et tragique, une galerie de personnages haute en couleur prend vie sous nos yeux à travers le corps et la voix de l’acteur, porté par l’imaginaire du spectateur.

Après Dans la Peau de Cyrano, le nouveau seul en scène de Nicolas Devort.

Note rapide
7,5/10
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Note de 4 à 7
33%
2 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
8 janv. 2020
9,5/10
1
Emouvant, Captivant, Réjouissant.
La notoriété, le succès peut parfois bruler les ailes….Comme celles du d’ Icare dans la mythologie grecque qui ont fondu au soleil…..

Aujourd’hui, Icare, notre héros, star du show-business, se rend en urgence au chevet de son fils Yann. Icare est désemparé, Yann est dans le coma.
-Que puis-je faire ? demandera-t-il ?
-Lui parler …être Présent. Répond Clémentine l’infirmière.

Dans un tourbillon de joie, de regrets, d’espoirs, d’amour, de déceptions, d’enchantements, Icare va remonter dans le temps et conter sa vie à Yann. Ce fils qu’il aime mais qu’il a délaissé quelque peu au profit de sa carrière.
L’ascension, la griserie du succès, lui ont tourné la tête mais l’amour qu’il a pour lui est profond et vrai.
Yann comprendra-t-il ?

Seul sur scène dans son costume sobre avec pour seuls accessoires une simple chaise et sa guitare. Nicolas Devort incarne avec grand brio, dynamisme et vitalité tous les personnages ayant traversé la vie et accession Icare.
Son père qui rêvait que son fils soit aviateur.
Sa mère et son chat Poupette.
Silvère et Pollux ses copains de jeunesse
Claudi le producteur
Sol l’imprésario
Iris son épouse
Colin et Maxence dont nous avons fait connaissance dans « La peau de Cyrano »
…..
Tous prennent vie sous nos yeux, grâce à la gestuelle, aux mimiques, aux différents tons de voix de Nicolas Devort. Ils se croisent, conversent, se querellent, s’embrassent….
Aucun artifice, aucun déguisement, seul le fabuleux talent de ce comédien. C’est époustouflant. Bravo.
C’est dynamique, vivant, tendre, profond et réjouissant.
Allez à la rencontre d’Icare et de Yann. C'est magnifique.
29 déc. 2019
7,5/10
3
Quand j’ai réservé une place pour la valse d’Icare, je n’ai pas percuté sur le nom de Nicolas Devort et pourtant, j’aurai du… C’est en le voyant apparaitre sur la scène du Paradis du Lucernaire que je l’ai reconnu : Nicolas Devort, c’était l’excellent ‘Dans la peau de Cyrano’ la saison passée ! Il récidive cette année avec la valse d’Icare en tant qu’auteur et comédien seul en scène.

Ici, nous sommes avec un père de famille qui se retrouve totalement largué, à veiller au chevet de son fils dans le coma et qu’il connait si peu : devenu (trop) rapidement célèbre en tant que chanteur, la chute n’en a été que plus rude… Les spots des plateaux télé et les boules à facettes des salles de concert ont brulé ses ailes…Il se raconte au cours de cette veille via des flash backs tout ce qui a constitué sa vie : bonheurs et malheurs mais aussi non-dits et blessures.

La qualité principale de Nicolas Devort c’est de pouvoir enchainer avec une facilité déconcertante les rôles des multiples personnages qu’il incarne avec brio pendant cette pièce. Sa seule compagne pour cette histoire est une guitare qu’il taquine. Il chante aussi et c’est agréable.

La mise en scène de Stéphanie Marino contribue à la fluidité de l’ensemble, c’est vraiment très sympathique de suivre les aventures du personnage naviguant entre les chansons et les monologues. Le ton est parfois tendre, parfois grave mais c’est toujours avec plaisir qu’on suit l’histoire et l’émotion suit son chemin.

Une pause poétique.
27 déc. 2019
9/10
2
« La valse d’Icare » de et avec Nicolas Devort au Lucernaire dans une mise en scène de Stéphanie Marino est la folle aventure d’un homme à l’ascension fulgurante où les effets du miroir de la célébrité l’aveuglèrent : plus dure sera la chute.

Dans ses habits noirs Nicolas Devort donne de la couleur à sa galerie de personnages tous plus émouvants les uns que les autres.
Un battement de paupière, un sourire, un doigt qui accroche le regard, une main qui enveloppe un geste exprimant la joie, la douceur, la douleur et c’est le personnage qui vit sous nos yeux et qui nous fait voyager dans son aventure lyrique.

L’histoire d’un père, d’un fils, qui se brûla les ailes au contact du show-business.
Rappelez-vous l’histoire d’Icare, ce jeune homme qui n’écouta pas son père et perdit la vie en tombant dans la mer après que ses ailes eurent fondu en s’approchant trop près du soleil. Un jeune qui voulut s’échapper de sa condition sans en maîtriser les codes…

Notre héros du jour a la guitare qui le démange et la voix qui le titille. N’écoutant que le chant des sirènes, il se voit déjà en haut de l’affiche quand ses amis lui disent qu’il a du talent.
Et puis c’est l’escalade vertigineuse vers les sommets de la gloire, une gloire éphémère mais grisante.
C’est aussi une farouche critique de ce monde du show-business, de ces émissions « The Voice » et autres, où l’on fait miroiter de mille feux, de mille paillettes, aux âmes innocentes, la gloire pour en fin de compte s’en mettre plein les poches sur le dos de la crédulité.

Une valse à trois temps, à mille temps, qui nous entraîne dans le tourbillon de la vie, avec sa tendresse, sa joie, son humour, son désespoir et ses non-dits. Ses non-dits pour une bienveillance rassurante…
Une vie remplie de rendez-vous où le hasard n’a pas sa place. Une vie où l’on « check le poteau » pour se rassurer, pour combattre, pour avancer avec en point d’orgue l’Amour.

L’Amour d’un père pour son fils qui sera le fil conducteur de cette belle histoire où tous les personnages viendront offrir leurs pierres à la construction du rôle le plus important de sa vie.

Dans ce spectacle, qui n’est pas sans rappeler « Dans la peau de Cyrano », avec dans son tour de chant son touchant clin d’œil à Colin qui demande un autographe, Nicolas Devort voulait faire entendre sa voix. Eh bien avec une justesse et une précision de jeu époustouflantes, il a réussi à nous séduire, à nous captiver.
Toujours accompagné de sa chaise et de sa guitare, au détour d’une note et d’un silence, nous voyageons de Paris à Los Angeles sur les routes de ses mélodies, douces ou rock ’n’ roll, qui ponctuent son aventure.

Un jeu où le mime côtoie la parole, où le comédien joue sa vie comme une chorégraphie enivrante accompagnée de bruitages bien calibrés.
Chaque personnage existe pleinement sur scène. Leurs attitudes, leurs expressions, leurs accents, leurs intonations, habillent avec grâce et volupté cette galerie haute en couleur.

Un Icare entouré, dans les personnages principaux, de ses parents, dont le père le voyait plutôt pilote que chanteur, de sa femme Iris et de son fils Yann, des ses premiers potes qui lui mettent le pied à l’étrier et puis cela n’étant pas suffisant pour sa soif de galvaniser les foules, il y a l’impresario Sol, celui qui lui donnera la clef qui aurait dû le conduire vers le paradis mais qui se transformera en enfer avec ses démons aux effluves dévastatrices.

Stéphanie Marino, à la complicité évidente, a su canaliser l’énergie débordante de Nicolas Devort pour en extraire dans son jeu un juste équilibre entre le chant et la comédie. Un équilibre où l’élégance des mots, des notes, brille sous les lumières de Philippe Sourdive.
Une performance maîtrisée de bout en bout, où chaque détail de la vie est transcrit avec habileté, finesse et justesse.
La rapidité de changement des personnages est impressionnante, laissant tout de même une part de liberté au spectateur pour visualiser et absorber cet univers aux reflets noirs laissant transparaître la clarté des rires et de l’émotion.

Une belle réflexion sur ce qui est le plus important dans la vie d’un homme, où son émancipation prend son envol loin des rayons du soleil nommés show-business.

En finalité, qu’en est-il du mythe…réponse au Lucernaire !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor