La Rue

La Rue
  • Théâtre du Soleil
  • Route du Champ-de-Manœuvre
  • 75012 Paris
  • Château de vincennes (l.1)
Itinéraire
Billets à 22,00
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La rue, roman inclassable, se situe quelque part entre Joseph Roth, Kafka, Bruno Schultz et Hermann Ungar, entre Otto Dix, Chaïm Soutine et Georg Grosz.

Récit d'un soldat démobilisé vers 1920, après quatre années de guerre contre les armées prussiennes d'abord et bolchéviques ensuite, c'est une longue errance hallucinée à travers une ville, à travers la mémoire, à travers un univers où la frontière entre le rêve et la réalité est brouillée, où le fantastique, le grotesque, le macabre se mêlent. 

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6 oct. 2021
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La rue d’après le roman d’Isroël Rabon mis en scène Marcel Bozonnet
Poétique, Bouleversant, Magique.
Marcel Bozonnet nous fait découvrir Isroël Rabon , écrivain Yiddish né au début du siècle dernier en Pologne. Orphelin très tôt, il vécut dans les faubourgs de Lodz, fut soldat de l’armée polonaise, vagabond avant d’être un écrivain majeur de l’entre-deux guerres. Il traduisit Beaudelaire, Cocteau, Rilke, Sweig.
Il fut assassiné un camp d’extermination de Ponary.

Lodz est la ville juive polonaise mais aussi le centre du textile où les conditions des ouvriers étaient drastiques et qui connut un effondrement après la guerre impliquant le chômage et amplifiant la misère.


La rue nous conte, l’errance dans la ville de Lodz d’un soldat (Stanislas Roquette) de l’armée polonaise démobilisé après quatre années de guerre.
Sans famille, sans amis, combattant le froid, la faim, la solitude nous l’accompagnons dans la recherche désespérée de croire et de continué à luter.
C’est d’une grande profondeur et plein de poésie qui nous frappe au cœur.
Sur son chemin, ce soldat croise des personnages étranges, fantasques, oniriques, prenant vie à travers par de magnifiques marionnettes.
Est-ce un rêvé pour palier à sa son isolement ou une réalité ?
Un homme de cirque (Jean Sclavis) lui viendra quelques peu en aide, il rencontre une circassienne (Lucie Lastella) qui lui redonne espoir en l’avenir et qui nous époustoufle et nous réjouit par ses prouesses, sa souplesse et son élégance.

La scénographie est esthétique, élégante, tout est blanc un peu vaporeux comme dans un nuage où dans un rêve.
En fond de scène, les vidéos nous ramènent parfois à la réalité de la ville ouvrière, triste et noire puis de magnifique paysages en contre-jour nous font rêver.
Les marionnettes manipulées par Jean Sclavis sont extraordinaires et bellissimes.
La musique électroacoustique en live accentue les émotions.
Stanislas Roquette nous bouleverse de par son talent et sa gestuelle, ses mots nous transpercent.
Beau moment de théâtre.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor