La rose et la hache

La rose et la hache
De William Shakespeare
Mis en scène par Georges Lavaudant
  • Théâtre Gérard Philipe
  • 59, boulevard Jules-Guesde
  • 93200 Saint-Denis
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Répété en 1979 dans une sorte d’insouciance, en seulement deux semaines et sans enjeu particulier, La Rose et la Hache est un bijou, un des spectacles les plus fameux du metteur en scène et de son complice de jeu, Ariel Garcia-Valdès.

Quarante ans après la création, les deux artistes se retrouvent pour une ultime reprise, célébrant avec le public une longévité singulière dans un art par nature éphémère.

Inspiré de Richard III de William Shakespeare, mais dans la version dépouillée de tout contexte historique de l’Italien Carmelo Bene, La Rose et la Hache s’attache à la personnalité du monstre Richard et à son rapport aux femmes. Dans une magnifique scénographie, une longue table de bois recouverte de centaines de verres à pied remplis de vins aux robes variées, on est face à une vision, secrètement rétrospective, dont le protagoniste est à la fois le sujet et l’acteur halluciné.

Enfermé dans la chambre mentale qu’est devenue la scène, il retraverse, instant après instant, son terrible passé. Cette suspension du temps confère au spectacle une sorte de densité toxique, charnelle et spectrale à la fois.

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18 mai 2019
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En 1979, Gorges Lavaudant en collaboration avec Ariel Garcia-Valdès monta La rose et la hache en trois semaines. Une adaptation de Richard III de Carmelo Bene.

En 1984 ils jouèrent au festival d’Avignon dans la magnifique Cour d’Honneur du Palais des papes.
Aujourd’hui, nous avons grand plaisir de les revoir dans cette mise en scène mythique.

Au centre du plateau, le décor est posé ; une table de banquet recouverte de cristalleries, étincelle dans un rayon de lumières au milieu du noir profond de la scène.
Un jeu d’ombres, de clair-obscur nous transporte avec magnificence d’un tableau à l’autre. Par instants, un jet de lumières surligne les visages des différents protagonistes et crée une ambiance quelque peu diabolique.

Ariel Garcia-Valdès incarne magnifiquement ce Richard III cruel, monstrueux mais aussi enfantin, extravagant, sans vergogne et effrayant.
Un Richard III dansant avec une gestuelle époustouflante et pourtant bien difforme. Enlaidi, trainant la jambe et nous montrant ses plaies, un tyran presque sympathique.
La duchesse d' York nous fait frémir et nous impressionne, toute de noir vêtu avec une voix venant des profondeurs de l’abime.
Tous les personnages en costumes d’époque sont délirants, fantasques, rocambolesques et nous content avec un certain délire les grands moments de Richard III.
Par intermède tous ces personnages loufoques dansent au son de Steven Wooder ou quelques variétés italienne de l'époque.

C’est un bel hommage à Carmelo Bene pour qui Richard III recherche non le pouvoir mais la légitimité du pouvoir.
Toute l’équipe des comédiens est talentueuse et nous avons plaisir à voir ou revoir cette mise en scène datant d’une vingtaine d’années.
« Une époque où toutes les folies étaient possibles, c’est cette liberté du théâtre que l’on s’autorise. » George Lavaudant
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor