La rivière à l'envers

La rivière à l'envers
  • Théâtre le Mélo d'Amélie
  • 4, rue Marie-Stuart
  • 75002 Paris
  • Etienne Marcel (l.4)
Itinéraire
Billets de 9,00 à 20,00
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C’est l’histoire du voyage incroyable entrepris par Tomek pour trouver la rivière magique Qjar dont l’eau qui coule à l’envers, empêche de mourir.

La Rivière à l’Envers est un « classique » de la littérature jeunesse. Ce conte initiatique aborde des thématiques universelles qui touchent un large public, et les enfants comme les parents y trouvent leur compte.

L’adaptation au théâtre a conservé cette richesse propice à la fois au rêve et au questionnement sur des sujets profonds tels que la mort, grandir, prendre son indépendance, partir à la rencontre de cultures différentes.

 

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3 déc. 2017
8/10
3 0
Tomek, tient une petite épicerie, il a de tout, c’est ce qui stupéfie Hannah, une charmante jeune fille, qui lui fait une demande étrange, en effet, Tomek vend tout ce qu’on peut désirer, mais il n’a pas une goutte de l’eau de la Rivière Qjar.

Cette eau est magique, elle coule à l’envers et elle empêche de mourir ! Tomek sous le charme d’Hannah, va demander conseil à Icham vieil homme sage et écrivain public, pour lui demander de garder la boutique en son absence, il est bien décidé à retrouver la jeune fille et aussi la rivière.

Voici donc Tomek, brave garçon, qui n’a d’autre arme que son ukulélé, qui traverse la forêt de l’Oubli, alors qu’une sympathique mendiante l’avait mis en garde, il est sauvé par les Parfumeurs, de bien belles personnes, costumes fleuris et colorés, toujours de bonne humeur. Il devra affronter ses peurs, se retrouver avec une vilaine sorcière qui lui pose une question et espère bien le noyer dans les flots...

Une eau qui empêche de mourir, c’est un rêve que l’on a tous fait une fois dans sa vie, mais n’est-ce pas plutôt la peur de perdre un être cher, parce qu’immortel, ce doit être ennuyeux !

C’est un conte initiatique, joliment mis en scène par Houdia Ponty, l’humour ne manque pas, les comédiens savent captiver le jeune (et moins jeune) public, les rires des enfants sont une belle preuve de ce joli spectacle.
23 déc. 2016
9/10
76 0
Comme il est réconfortant d’assister à un spectacle de qualité pour enfants, l’un de ces spectacles qui ne prend pas ses jeunes spectateurs pour des demeurés.

Un spectacle qui fait confiance à la capacité des mômes à capter un message non prémâché, un message véhiculant de vraies valeurs humanistes telles que l’acceptation de la différence, le respect de l’autre, sans oublier ce noble sentiment qu’est l’amour, et ce, sans mièvrerie aucune.

Ce que nous propose Houdia Ponty, la metteure en scène de cette « rivière à l’envers » relève de cette démarche ambitieuse.
Avec sa compagnie « Mad et Gus », elle a adapté le célèbre roman de littérature de jeunesse que nous devons à Jean-Claude Mourlevat, un roman qui vient justement d’être réédité.

Et de quelle façon, elle l’a adapté !

Elle a mis en scène cette quête, ce récit initiatique de brillante manière, cette quête de l’eau qui rend immortel et qui débouchera sur… ce que je vous laisserai le soin de découvrir.

Oui, une brillante mise en scène, avec de vraies trouvailles et de vraies inventions scénographiques.
Ses partis-pris sont très judicieux, et fonctionnent parfaitement.

Un décor épuré, fait de caisses en bois qui sont bougées, assemblées, désassemblées tout au long de la pièce pour symboliser les différents décors : une épicerie, une forêt, un bateau à voiles, une montagne…
C’est très malin, ça marche et c’est très beau.

De vrais moments de théâtre nous sont proposés.
Une vraie scène d’ouverture, une scène de navigation maritime épatante, une autre, assez bouleversante, de lecture d’une lettre, une difficile escalade de montagne, etc, etc…
Et tout fonctionne, on y croit, on y est !

Cette après-midi, il n’y avait que pour s’en convaincre que de se trouver à côté de ces jeunes d’un centre de loisirs venus d’Evry : on n’entendait pas une mouche voler.
C’est évidemment un signe qui ne trompe pas !

Les quatre comédiens sur scène, Isabelle Couloigner, Arno Nguyen, Laurent Vigreux, et Houdia Ponty en personne ne ménagent pas leur peine, interprétant pour la plupart plusieurs personnages.
On sent évidemment cet esprit de troupe qui les anime, cette joie de se retrouver entre copains, et de jouer.

On sent bien également ce respect dû à leurs jeunes spectateurs : tout ne leur est pas délivré "clefs en main", la compagnie « Mad et Gus fait confiance à l’intelligence de ces jeunes spectateurs-là.

Et c’est tant mieux.

Ce fut une heure de vrai théâtre, ce théâtre que l’on aime, ce théâtre intelligent, militant, même avec les plus petits.

Une heure que l’on ne voit pas passer, une heure épatante.

Une heure délicieuse que l’on doit en grande partie à Houdia Ponty, à qui je prévois un grand avenir.

Je l’ai rencontrée, au sortir de la pièce, afin qu’elle puisse répondre à mon micro à quelques questions.
Ce sera pour les jours à venir…
Ah ! J’allais oublier….
Tout comme moi, c’est une fan de Léonie Simaga…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor