• Classique
  • Théâtre le 13ème Art
  • Paris 13ème

La Cantatrice Chauve, avec Romane Bohringer

La Cantatrice Chauve, avec Romane Bohringer
De Eugène Ionesco
Mis en scène par Pierre Pradinas
Avec Romane Bohringer
  • Romane Bohringer
  • Théâtre le 13ème Art
  • 30, avenue d'Italie
  • 75013 Paris
  • Place d'Italie (l.5, l.6, l.7)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 42,00
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Un chef d’oeuvre du théâtre de l’absurde, sublimé par le regard de Pierre Pradinas et la douce folie de Romane Bohringer.

Dans un décor où les murs, les meubles et le sol se confondent, cette Cantatrice n’a pas fini de nous balader dans son labyrinthe de l’étonnement.

 

Note rapide
7,3/10
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Toutes les critiques
10 déc. 2017
6/10
4 0
Un peu déstabilisée par ce théâtre de l’absurde.
Belle mise en scène mais souvent j’ai décroché.
Bon jeu des acteurs.
Par contre je n’ai pas du tout aimé cette salle de cinéma froide, trop grande et sans âme.
Elle ne se prête pas à du théâtre à mon goût.
20 nov. 2017
8,5/10
1 0
Cette pièce d'E. Ionesco, si déroutante, est magnifiquement interprétée.
Le rythme y est soutenu et très énergique.
Le bémol viendrait peut-être de la configuration de la salle au 13ème art (ancienne salle de cinéma) et qui, à mon avis, convient moins à ce spectacle.
9,5/10
11 0
Cette première pièce écrite en 1950 par Eugène Ionesco est un coup d’essai et de maître. Jouée à de multiples reprises depuis sa création et toujours à l’affiche aujourd’hui, elle est couronnée par un Molière d’honneur en 1989.

La veine dramaturgique de l’auteur se déploie dans des splendeurs iconoclastes, incongrues et systématiquement inattendues, donnant ses premières lettres de noblesse au genre du « théâtre de l’absurde », dans la lignée d’Alfred Jarry et à l’instar de Beckett, Adamov ou de Obaldia. Puis de tous les auteurs contemporains qui ont suivi et développé la piste aux délices, s’en donnant à fière-joie, à cri-cœur et à voix-sans-issue plus souvent qu’à leur tour, de Tardieu à Dubillard, de Vian à Topor et d’Arrabal à Ribes, par exemple.

Quelle bonne idée a eu Eugène Ionesco de tenter d’apprendre l’anglais avec la méthode Assimil. Les expressions dépouillées de sens, les tournures étranges, les liens improbables entre les formulations, ont tôt fait de le séduire et de lui donner l’idée d’écrire une pièce absurde sur « l’anglais sans peine », premier tire donné à LA CANTATRICE CHAUVE.

Monsieur et madame Smith échangent dans leur salon des banalités redondantes mêlées à des saillies cocasses. La domestique vient leur annoncer l’arrivée d’un couple d’amis qui attendront seuls dans le salon que leurs hôtes s’habillent. Ceux-ci en profiteront pour faire connaissance et s’apercevoir qu’ils sont mari et femme. Tous les quatre réunis enfin, la décadence de sens se poursuit, la bonne s’en mêle et un capitaine des pompiers aussi. Le décalage est entier, il prend de l’ampleur, le délire est à son comble.

Il aurait été vain de compter les rires, les fous-rires nous en auraient empêchés. Le mitraillage de gags, d’enchainements de mots, de phrases et de scansions impossibles à comprendre comme les situations désopilantes nous obligent à nous réfugier dans l’acceptation de ce non-sens permanent.

Et cette horloge qui joue avec le temps autant qu’avec nos nerfs, qui sonne des nombres inconnus de toutes bonnes horloges normandes ou grand-bretonnes qui se respectent ! Ce n’est pas étrange tout de même ?

Pierre Pradinas signe ici une mise en scène démoniaque, alerte et au rythme fou, mettant en valeur le déroulement progressif de ces tonnes de riens qui déforment tout et son contraire. En vérité, on a craint à plusieurs reprises pour la santé mentale des comédien·nes et celle du public.

Jouer si finement et précisément comme assister à une telle représentation d’un irréel valsant dans les bras d’un surréalisme qui s’échappe, glissant sur un dadaïsme au sérieux qui dérape, jonglant avec les silences de l’attente, s’exposant à des colères mirifiques et des postures clownesques, cela relève de l’expérience cette affaire !

La distribution est éblouissante. Romane Bohringer (énergique et drolissime Mrs Smith impassible et improbable) et Stephan Wojtowicz (incroyable Mr Smith, sérieux comme un clown débridé) emportent dans un tourbillon incessant et ravageur Thierry Gimenez, Julie Lerat-Gersant, Aliénor Marcadé-Séchan et Matthieu Rozé, tous excellents.

Un spectacle immanquable pour sa puissance comique et son texte toujours autant surprenant.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor