La boule rouge

La boule rouge
  • Théâtre des Variétés
  • 7, boulevard Montmartre
  • 75002 Paris
  • Grands Boulevards (l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 22,00 à 50,00
À l'affiche du :
26 avril 2019 au 8 juin 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 20:00
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Un soir de novembre 1925, Charles et ses amis de toujours errent dans les rues de Paris.

Une fois de plus, ils terminent leur course au comptoir de la Taverne du Baron, fascinés par l’ambiance sordide qui y règne et qui incite au scandale... 

Les 21 artistes de La Boule Rouge proposent un voyage au cœur des années folles grâce a des chansons revisitées a la mode swing, jazz, charleston et donnent a la pièce un rythme effréné qui saura séduire par sa fraicheur et son talent.

Note rapide
6,7/10
pour 3 notes et 3 critiques
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Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
21 mai 2019
7/10
3 0
L'inclination première de Constance Dolifus et Clément Hénaut pour leur premier spectacle en commun est de réarranger des musiques actuelles dans un univers musical opposé et décalé. L'idée de plonger le récit au coeur des années folles à Paris s'impose. Là où certains adaptes des comédies musicales américaines en français et d'autres font venir les spectacles en version originale sur-titrée, eux choisissent de créer une production made in France.

Benoît Dupont s'occupe de la partie centrale avec la musique qu'il a en partie adapté. Ainsi le rythme devait respecter le swing de l'époque. Une période où le jazz fait son apparition en même temps que le charleston, les robes légères...

La particularité se trouve dans l'insertion de morceaux modernes revus et corrigés comme Lady Gaga, Céline Dion, Nina Simons, Pointer Sisters, Journey... On ne s'étonne pas d'entendre "Je suis malade" de Serge Lama suite au reniement d'un fils par son père. Ou "Etre une femme" de Michel Sardou qui pose la question de la femme dans une société en mutation où la femme abandonne le corset pour des robes plus légère et plus courtes. Sans oublier la sublime scène de mash-up où tout est tiré au cordeau avec une très grande précision. Un très bon moment qui surprend agréablement.

Les costumes devaient refléter également ce nouvel état d'esprit. On constate une grande variété des costumes d'époque créés par Flore et Christine Leclercq comme les robes charleston avec des sequins, perles et autres brillants ou le clin d'oeil à Madeleine Vionnet avec la robe de la femme bourgeoise émancipée. Les décors ne sont pas en reste. Par exemple, la façade d'un théâtre qui n'est pas rappeler le théâtre des champs Elysées, lieu même où se produisait le cabaret nègre où Joséphine Baker était une figure phare. De même avec les lupanars avec la lumière rouge allumé au-dessus d'une porte. Dans le cas où ce détail passe inaperçu, une péripatéticienne apparaîtra avec son client. Et l'ensemble de ces éléments prend vie grâce à l'énergie et à la fougue des 17 comédiens et du jazz band qui joue en live. Chacun montre la grande variété de ses talents avec le jeux, la danse et le chant.

On pourrait croire que l'histoire d'un jeune riche qui vient à la Taverne du Baron car il est tombé amoureux de la chanteuse reste assez planplan. Mais c'est une façon de montrer la fracture entre une société bourgeoise et une société qui se réinvente avec de nouvelles limites. Une situation qui permet d'intégrer une bonne dose d'humour qui se glisse ici et là.

Paris devient une métropole où l'homosexualité sort de la clandestinité. Une modernité illustrée par un jeu de séduction entre deux hommes et un court moment de danse. Tout comme la présence d'un travesti en tant que danseuse et chanteuse.

Le mouvement est magnifiquement orchestré par Eva Tesiorowski qui propose de très jolies tableaux telles la scène du tango à trois, la double scène avec une partie chant et son parallèle en danse et surtout la sublime scène de fin.
19 mai 2019
5/10
2 0
Il y a du travail c’est sûr. Hélas ça ne suffit pas.
Il faudrait nettoyer cette pièce de tous les bavardages inutiles qui ralentissent le rythme... et qui en plus sont mal écrits... On oscille entre Feydeau et Racine.
Cette sympathique troupe mérite qu’on lui donne un coup de main en allant la voir mais aussi qu’elle ait le courage de réécrire ou supprimer ce qui la fait passer pour une pièce jouée par des passionnés certes mais loin du niveau des vrais pros.
On a envie de dire "Allez voir Guy and Dolls" et prenez-en de la graine !
13 mai 2019
8/10
3 0
Ça swingue au Théâtre des Variétés ! Bienvenue dans le Paris des années 1920 avec cette très belle comédie musicale.

La musique est en live avec un jazz band de 5 musiciens. Au niveau des chansons, le parti pris est de revisiter les paroles ou le rythme de chansons existantes, anglophones ou francophones. Ça plait ou pas… Personnellement, j’ai adoré !
Les décors et les costumes sont aussi très réussis.

Je me suis laissée embarquer par cette troupe de 17 comédiens-chanteurs-danseurs.
J’ai été un peu moins séduite par la puissance vocale de certains comédiens que j’ai trouvé un peu difficiles à comprendre. Je pense aussi que certains passages pourraient être un peu revisités pour apporter plus à l’histoire.

Malgré cela, j’ai vraiment passé un bon moment ! Et le spectacle s’achève en apothéose avec un superbe final où tout s’enchaine à merveille !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Originalité
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor