L'exception

L'exception
  • Théâtre de la Contrescarpe
  • 5, rue Blainville
  • 75005 Paris
  • Place Monge (l.7)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 35,00
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La pièce « L’Exception » issue du livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner » est un vibrant hommage à Simone Veil.

Elle raconte l’expérience radicale d’une petite fille juive vivant à Vienne. Pendant la guerre, elle est déportée à Auschwitz d’où elle réussit à s’enfuir avec sa mère. Toute la force de ce récit est de nous faire entendre et voir la volonté irrésistible de cette petite fille « exceptionnelle » de ne pas succomber à l’horreur.

Il ne s’agit pas de la représenter sur scène mais de l’éprouver, de la ressentir, en tissant un lien insaisissable entre le spectateur et la comédienne qui incarne le texte avec sobriété et émotion par le biais de son corps qui se débat pour survivre.

Si cette relation entre la comédienne et la salle se produit, on pourra dire alors qu’un ange a traversé le plateau.

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10 févr. 2019
9/10
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L’exception, adaptation et mise en scène Jacky Katu, du livre Ruth Klûger « Refus de Témoigne ».

Sandra Duca avec un talent exceptionnel, nous conte l’histoire d’une petite fille juive vivant à Vienne avec ses parents puis elle fut déportée à Auschwitz. Grâce à un subterfuge concernant son âge, elle sera transférée dans les camps de travail d’où elle s’enfuira en compagnie de sa mère.
C’est l’histoire de Ruth Klûger, histoire qu’elle se décida à écrire 50 ans après les faits.
Pas de victimisations, pas de désespoirs, pas de plaintes mais une témérité, une détermination, une espérance et une immense soif de vivre.

Une petite fille qui découvre le mépris porté aux Juifs à l’âge de 8 ans en sortant du cinéma
« Tu sais que les gens comme toi n’ont rien à faire au ciné »
Elle étouffe sous cette injure mais elle s’en relève.

Une petite fille, qui refuse parfois la vérité pour alléger sa souffrance. Lorsqu’elle apprend que dans les chambres à gaz, les plus forts piétinent les plus faibles qui s’écroulent sous leurs pieds, elle dira :
« Je préfère penser que mon père s’est suicidé (c’est facile pour un médecin), plutôt que de l’imaginer dans les chambres à gaz à piétiner les enfants… non… C’est la seule façon que j’ai de lui rendre hommage »

Une petite fille qui voyant l’horreur et la barbarie des camps se dira :
« Je me sens heureuse d’être en vie »

Une petite fille pleine de courage, restant optimiste et croyant en l’avenir.
« Je ne veux pas nourrir ici » dira-t-elle à maintes reprises.

Une jeune fille qui convaincra sa mère à s’évader.
« On marche, on marche, ça sent bon la liberté ».

Elle se souviendra d’avoir eu faim et froid et n’aura plus jamais froid malgré les hivers glacials de New York.

Le texte est entrecoupé d’une gestuelle chorégraphique de Sandra Ducas. Plus que les mots, le corps s’exprime, la douleur, la souffrance s’extirpent du corps. C’est poignant, nous sommes bouleversés, l’émotion est forte. Le silence règne, les yeux sont rivés sur cette danse qui nous transperce le cœur.

L’adaptation de Jacky Katu est performante et efficace et nous donne envie de lire l’œuvre de Ruth Klûger, sa mise en scène sobre donne une grande ampleur au texte. L’interprétation et le jeu de Sandra Duca nous transpercent. Quel talent.
J’avais déjà beaucoup apprécié Sandra Duca dans Qui suis-je ? de Jacky Katu.
Cette jeune comédienne n’a pas fini de nous surprendre. Bravo.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor