Jan Karski

Jan Karski
De Yannick Haenel
Mis en scène par Arthur Nauzyciel
Avec Laurent Poitrenaux
  • Laurent Poitrenaux
  • Arthur Nauzyciel
  • Manon Greiner
  • Théâtre national de la Colline
  • 15, rue Malte-Brun
  • 75020 Paris
  • Gambetta (l.3)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 36,00
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Poème dramatique adapté du roman de Yannick Haenel, Jan Karski (Mon nom est une fiction) est un triptyque (documentaire, biographie puis fiction) consacré à la vie du résistant polonais entré dans le ghetto de Varsovie en 1942, qui chercha en vain à alerter les Alliés du sort des Juifs d’Europe.

Un spectacle porté par la vidéo de l’artiste polonais Miroslaw Balka, la voix de Marthe Keller et l’interprétation sur le fil de Laurent Poitrenaux.

"Personne ne témoigne pour le témoin", cette phrase de Paul Celan a longtemps habité Arthur Nauzyciel qui fait ici du théâtre un lieu de résistance à l’oubli et un espace de réparation.

 

Note rapide
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17 juin 2017
6/10
17 0
Je me réjouissais de voir ce spectacle même si sa durée me préoccupait un peu.

D'entrée de jeu, le metteur en scène, qui fait également partie de la distribution choisit de nous interpeller. Alors que la salle est encore allumée, le spectacle démarre par des voix qui s'expriment en allemand. Puis il est fait référence au film Shoah de Claude Lanzmann, film dans lequel Jan Karski est intervenu en apportant son témoignage. Le rôle de Jan Karski y est ainsi dépeint avec beaucoup d'acuité.

Le comédien qui interprète son rôle est bon et sait faire passer beaucoup de choses aux spectateurs. Puis intervient, un moment plus léger où la danse, les claquettes plus exactement, sur fond de musique yiddish, amène un peu d'air à ce qui vient d'être énoncé juste avant. Mais la partie que j'ai préférée, c'est le tableau qui a suivi avec l'écran et le croquis de Varsovie en toile de fond sur écran, auquel se mêle la voix de Marthe Keller. Ce passage est extrêmement fort et décrit par le menu, de quoi Jan Karski a été le témoin.
Pas de message à apprendre par coeur cette fois-ci des deux leaders juifs qu'il a rencontrés, juste voir et témoigner de l'horreur et trouver de l'aide à l'extérieur à n'importe qu'elle avant que le peuple juif ne soit totalement exterminé. Car c'est de cela qu'il s'agit : l'extermination d'un peuple dont les alliés ont eu connaissance dès 1942 et où personne n'a rien fait pour le stopper. Ce poids Jan Karski le portera jusqu'à la fin de sa vie. Lui qui a été témoin, a eu beau rencontré tous les dirigeants concernés, la force de ses propos n'aura pas suffi pour les convaincre. C'est vraiment redoutable de le constater. Cela fait écho d'ailleurs au très bon documentaire qu'Arte a programmé dernièrement et qui s'intitule : I am not your negro.

On sort très remué par ce spectacle. Mais il est bon de constater que le sujet a sensibilisé car la salle était remplie. Même si la longueur a pu en dissuader quelques-uns, il faut voir ce spectacle. La dernière partie, plus lente car il y est fait référence à la mémoire et aux tourments de l'intéressé est plus difficile à suivre mais complète l'ensemble. En conclusion, spectacle à voir mais qui ne laisse personne indemne.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor