Il faut que le Sycomore coule

Il faut que le Sycomore coule
De Jean-Michel Ribes
  • Théâtre 12
  • 6, avenue Maurice Ravel
  • 75012 Paris
  • Porte de Vincennes (l.1), Porte Dorée (l.8)
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Allégorie burlesque, dans le style des Branquignols, où poésie et jeux de langage portent la signature du facétieux et talentueux Jean-Michel Ribes.

Allégorie burlesque et poétique, pudique et impertinente, grosse farce aux allures de caricature, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va, cette pièce nous confronte, mine de rien, à notre angoissante époque, à ce monde qui semble courir à sa perte… en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer.

Tout à la fois facétieuse revue d’étudiants dans le style des Branquignols, allégorie burlesque, pudique et impertinente, grosse farce pleine de symboles généreux et tristes, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va, cette pièce est dédiée à Raymond Queneau, et ce n’est pas un hasard. Les personnages sont, peinturlurés en farce énorme, les acteurs et les mystères de notre temps, tel qu’il coule, et nous sommes, nous spectateurs, confrontés, mine de rien, à notre époque angoissante, à ce monde qui semble courir à sa perte… en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer. Et tout cela avec une verve, une invention poétique et un goût du langage qui sont depuis ses débuts la signature du facétieux et talentueux Jean-Michel Ribes.

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1 mai 2017
7,5/10
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Un voyage dans l'esprit de l'enfance, une petite fille demande à son grand père de lui raconter une histoire, et voilà un univers qui se crée, inspiré (dans le texte ? la mise en scène ?) des personnages d'Hergé, un capitaine aux vies-naufrages successifs, un savant fou, deux détectives qui n'en font qu'un, un chauffeur fou rastapopulant.

L'univers est créé et contrôlé par un grand père barbu pour la seule joie de sa petite fille, et l'histoire ne peut prendre fin qu'avec la destruction de l'univers, ça vous rappelle quelque chose ? C'est déjanté, ça part dans tous les sens, les yeux rivés sur un objectif glaçant. La causticité de Jean-Michel Ribes est bien là, pas encore polie, et son cynisme retentit haut dans l'actualité électorale.

Je me suis laissé porter par l'allégorie, par les couleurs tranchées, les personnages, est-ce une pièce, une revue, un musical, est-ce tout ça en même temps, est-ce important ?

Un bel exercice de troupe, comme seules les troupes d'amateurs - et les salles très subventionnées- peuvent encore en porter, 18 personnes sur scène, un grand bravo pour avoir osé, pour votre enthousiasme.

Par contre la salle mérite un grand coup de nettoyage. Ce n'est pas la seule dont les sièges sont défoncées, la peinture défraichie, c'est le lot des lieux qui n'ont que peu de moyens. Mais la poussière qui bouche les poumons dès l'entrée, la vermine que j'ai emportée aux chevilles, au bas du dos et aux poignets et qui me démange encore... c'est du soin, de l'entretien, du souci du spectateur.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor