Groenland

Groenland
  • La Scala
  • 13, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Partir sur un coup de tête avec sa petite fille pour rejoindre le Groenland en escarpins.
Traverser la ville, la nuit, et frôler ses limites, affronter ses démons, pour vivre enfin LA grande aventure, celle que toute femme garde au fond d’elle-même comme un beau rêve inachevé…

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1 critique
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33%
Toutes les critiques
21 nov. 2019
7,5/10
0 0
L'interprétation de ce texte ainsi que sa mise en scène en font un spectacle agréable.
10 nov. 2019
7/10
2 0
La mise en scène souligne bien la performance de Géraldine Danon, mais il y a des longueurs !
9 nov. 2019
8/10
0 0
« Groenland » de Pauline Sales mis en scène par Florence Vignon et Pierre Pradinas au théâtre La Scala est un voyage onirique pour une performance de comédienne saisissante.

Il y a quelques mois j’avais été saisi par le surréalisme de l’écriture automatique dans « Le désir attrapé par la queue » de Pablo Picasso mis en scène brillamment par Thierry Harcourt et interprété par des comédiens talentueux, une écriture poétique à la Raymond Queneau sans queue ni tête.
Dès les premières phrases de cette histoire, le rapprochement a été immédiat. Certes, avec un fil conducteur, les phrases avaient un sens mais leur conjugaison m’a fait penser aussitôt à une « pensée automatique ». Une succession de situations n’ayant pas de rapport comme si vous pensiez à votre liste de courses en l’associant tout de suite à la pensée de conduire votre voiture au garage.
Une écriture déstabilisante, très difficile à maîtriser, dont il faut accepter le principe, se laisser porter sans jugement, comme si vous étiez en méditation, dans un flottement à la douceur amoureuse. Laissez venir à vous toutes les images de ce qui pourrait être un rêve.

Une évasion mise en scène comme un conte, celui d’une femme, à la vie banale, meurtrie par la vie, cherchant des repères, fuyant l’inextricable, emportant dans sa fuite des instants de vie trop lourds à porter. Un voyage initiatique pour sa fille qui l’accompagnera dans cette aventure en direction du Groenland, terre de virginité, à la blancheur immaculée.

Une succession d’images, comme dans un kaléidoscope devenu fou, où le rythme effréné des ses pensées naviguant librement vient lui tourner la tête, à ne plus savoir ce qu’il faut dire, vivre, ce à quoi renoncer, repoussant à l’infini les frontières du carcan de la vie.

Un texte où la poésie vient titiller le décalé des phrases, la drôlerie des situations.
Un texte surprenant, décrivant le parcours, la marche en escarpins de cette femme et de sa fille prépubère, aux noms indéfinis, aux âges indéfinis, dans le labyrinthe de son errance nocturne décidé sur un coup de tête.
Un voyage sur la route du Groenland effectué dans un aller-retour d’une nuit, où le guide du routard aurait bien du mal à les diriger.

Cette femme a quitté son domicile, son mari, avec sa fille qui devient au fil du conte encombrante.
Une transmission du savoir, de l’expérience, des liens maternels, qui est difficile à réaliser.
Un rapport à la maternité, à l’éducation, à la sexualité, à la vie, à la mort, qui se veut libérateur.
Mais en fin de compte qui est la femme, qui est l’enfant ?

Une pensée automatique accompagnée de notes automatiques virevoltant, via les touches d’un piano droit, où l’ombre de l’homme plane, accentuent la musicalité du malaise palpable de cette femme à la recherche de son identité dans ses histoires aux frontières du réel, au lourd secret.

Dans une mise en scène habile à quatre mains, Florence Vignon, Pierre Pradinas, la femme, l’homme, le yin et le yang, où l’obscurité, la fraîcheur s’opposent à la lumière et la chaleur, ont conjugué leurs visions de cette histoire fantastique pour guider Géraldine Damon, à la performance indéniable, sur le chemin de cette nuit aux allures psychédéliques.
Un très beau travail de visualisation des pensées de cette fugueuse, interprétée par une comédienne d’exception qu’il faut saluer.
Géraldine Damon a su tirer de son expérience de la vie, des ses voyages, le carburant de son jeu qui est tout en justesse, en délicatesse, pour partir au Groenland : à vous de découvrir pourquoi !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor