Grande Traversée

Grande Traversée
  • Théâtre de la Bastille
  • 76, rue de la Roquette
  • 75011 Paris
  • Voltaire (l.9)
Itinéraire
Evénement plus programmé pour le moment
Réservation de tickets

D’un côté, il y avait l’envie de poursuivre une nouvelle aventure artistique : offrir un temps qui ne soit pas réduit à l’enchaînement sans fin de spectacles, penser une présence théâtrale qui investisse le lieu d’une manière singulière.

De l’autre, il y avait les préoccupations et la méthode d’un collectif de théâtre qui, depuis sa création, travaille autour de questions qui traversent la société.

Pour inaugurer quatre semaines hors-norme de présence au Théâtre de la Bastille, l'Avantage du doute revisitera ses trois premiers spectacles (Tout ce qui nous reste de la révolution, c'est Simon, La Légende de Bornéo et Le Bruit court que nous ne sommes plus en direct), une Grande Traversée afin de partager les préoccupations qui sont les siennes depuis ces dix dernières années.

 

Note rapide
9/10
pour 1 note et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
0%
1 critique
Note de 8 à 10
100%
1 critique
23 mai 2018
9/10
14 0
Je n’avais point vu leurs deux premières pièces. J’ai eu donc plaisir à entendre, rééentendre, voir ces six scènes choisies (plus ou moins) au hasard par le public parmi les quatorze proposées (soit 1 chance sur 2 162 160 de tomber sur cette combinaison-là). Le collectif ne commente pas les scènes jouées, il laisse le public se faire sa propre opinion : Depuis le temps où les spectacles ont été créés (entre 2 et 10 ans), est-ce que ça a changé ? La réponse est non. Le Pôle Emploi brazilien dépeint avec folie par une Claire Dumas survoltée, les réflexions sur une certaine gauche, Mylène Farmer vs Bernard Stiegler, « mais faire du théâtre c’est un vrai métier ? » etc. font toujours écho aujourd’hui.

C’est toujours génial (et c’est cliché de le dire, je le sais) de voir que c’est du théâtre mais pas que. Qu’on peut rire, mais pas que. Ou plutôt qu’on sait qu’il y a énormément de recherches, de discussions, de collages, de doutes et que malgré tout, grâce au talent de ce collectif (non ce n’est pas improvisé…), tout passe et surtout tout fait sens.

Et ce qui est intéressant de constater, c’est que les scènes isolées de leur contexte (les pièces « Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon », « La légende de Bornéo », « Le bruit court que nous ne sommes plus en direct ») fonctionnent, que ce montage en direct de ces scènes apparemment disparates apparait presque miraculeusement naturel.

Je ne sais pas si je suis le seul à avoir fait ce parallèle-là mais je me souviens que lors de l’Occupation 1, trois soirées s’intitulaient : « Ce soir ne se répètera jamais ». Demain est un autre jour et justement samedi 26 et dimanche 27, c’est une autre Grande Traversée auxquelles vous assisterez, car ces soirées-là ne se répèteront pas.

Ps : Et j’ai comme une envie de lire du Walt Whitman.

Pps : Scène jouées lors de la première représentation : « Pôle emploi », « Ethique Télé 1 », « Le dîner » , « Rescapés de la gauche », « Simon ce héros » et « Disco » (le joker du collectif)
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor