Fortunino ou les démons de Verdi

Fortunino ou les démons de Verdi
  • Le Funambule Montmartre
  • 53, rue des Saules
  • 75018 Paris
  • Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 35,00
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Torturé par ses démons, Verdi - alias Fortunino - fait une étrange rencontre qui va être à l’origine de son génie créatif.

En proie aux démons qui le hantent, Fortunino reçoit la visite d’un mystérieux Associé.

Tandis que planent tourments et malédictions, celui-ci va forcer le jeune compositeur à les apprivoiser à travers la signature d’un Pacte, indispensable à l’explosion de son génie.
Très librement inspirée de la vie et de l’œuvre de Verdi, la pièce nous entraîne dans une intrigue à la fois cocasse et tragique, pleine de rebondissements, où se croisent de singuliers personnages. 

Note rapide
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24 avr. 2018
7,5/10
4 0
Le début de la pièce surprend avec deux femmes tout de noir vêtues qui s’étirent en croassant. Des cris troublants de vérité. Mathilde Bernard et Anne Levallois incarnent avec brio les corneilles qui malmènent Fortunino.  
Un créateur magnifiquement interprété par Damien Boisseau (voix française de Matt Damon) qui lui donne de la folie dans le regard et de la passion dans les mots. Le texte de Sabine Roy qui a choisi de montrer un autre visage du génie qui a marqué son temps, prend vie. Une histoire faustienne mis en scène de façon simple et efficace par Sophie Chevalier. Un lit qui change de place par les corneilles. Un drap qui se plie qui sert de transition vers une autre scène. Même si ces dernières sont un peu abruptes, elles ont une logique dans la construction. J’ai beaucoup apprécié l’effet quand Verdi ouvre un rideau et la lumière apparaît tout en entendant un extrait de l’opéra. Un instant on pourrait se croire dans un recoin d’un opéra en Italie découvrant l’accueil du public lors de la première.

Des détails importants comme les références à Othello et Falstaff considérées comme les deux plus aboutis opéras de Verdi. Mais un génie n’est rien tout seul. Sébastien Fouillade joue un étrange visiteur, le "baryton verdien". C’est lui qui va murmurer à l’oreille de Verdi que le génie sommeille en lui. Et doucement il va se matérialiser en chanteur. Il deviendra un ami proche. Le comédien avec juste un changement de coiffure sait donner un autre ton à sa verve ferme et délicate. Alain Péron n’est pas en reste avec son physique imposant et sa voix apaisante. Il sera Temistocle Solera et un ténor qui accepte de changer de rôle dans l’opéra. Un défi difficile à accepter toutefois le résultat est là. Il a su mettre le brin de sensibilité nécessaire à un personnage qui a dû mettre son égo de côté face au génie.
Une très jolie prestation tout en justesse.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor