Fléau

Fléau
  • Le Tarmac
  • 159, avenue Gambetta
  • 75020 Paris
  • Saint-Fargeau (l.3B)
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Les artistes québécois Dave St-Pierre et Alex Huot creusent au noyau de l’intime. Fléau est un objet performatif flirtant avec la danse contemporaine et l’art visuel qui exhibe la fusion et les tiraillements de leur relation.

Les deux compagnons se propulsent mutuellement dans des arènes qui les confrontent et les stimulent à la fois. Leur insatiable curiosité et leur faim de l’autre sont à la fois objets d’attraction et de répulsion. Catalyseurs et destructeurs, leurs schémas de création diffèrent de par leur métier respectif, mais sont intrinsèquement liés à leur profond désir de créer de l’étrangeté, de l’ineptie, de l’absurdité.

Dans cet étrange écosystème, un noyau dur créé dans le chaos, dans l’intemporalité, sans loi, ni foi. Il est passé au microscope, et c’est ainsi que l’on peut voir s’abattre des Fléaux, sous différentes formes, métaphoriques et réalistes. À la fois comme la réponse cataclysmique d’une nature l’entourant. Et à la fois comme les ravages sinistres de sa décomposition intérieure.

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10 oct. 2018
4,5/10
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Je ne sais pas par quoi commencer. Je pourrais parler du malaise, de l’ennui que le spectacle a provoqué en moi. Mettons d’abord les choses dans leur contexte.

C’est l’histoire d’un couple qui a un chien. Ils font du sport, s’excitent mutuellement. Puis, du jour au lendemain, l’un d’entre eux se trouve dans un état végétatif. Son compagnon l’aide à manger, à se laver. Il en profite aussi pour se donner du plaisir, lui en donner. Et c’est la fin. Je suis resté volontairement soft. J’étais au deuxième rang et je n’ai rien raté. Les deux performeurs sont nus. Y aura bien des tableaux où ils porteront un costume poilu et un masque de loup, tandis qu’une troisième acolyte se baladera en costume de corbeau (la mort ?), mais bon…

Dave St Pierre et Alex Huot font durer ces moments indéfiniment. Il ne s’y passe pas forcément grand chose. Ils ne tentent pas de rendre séduisant cette relation (les lumières de service resteront allumées durant toute la représentation et la musique sortira d’un téléphone), il n’ y a pas de surenchère dans le pathos. On est face à une performance, une installation. « Fléau » est à l’opposé de « Néant », que j’avais beaucoup aimé et qui m’avait fait revenir en cette chaude soirée du mois d’octobre.

Reste le chien, court sur pattes, qui s’appelle Fléau. Qui joue son rôle de chien. Qui aboie quand un spectateur se fait entendre ou sort de la salle.

Ce que je regrette, après avoir fait mes petites recherches, c’est que la pièce a été d’abord conçue comme une installation, beaucoup plus longue que l’heure et demie à laquelle nous avons assisté et que le spectateur n’était pas censé rester assis, passif, dans son fauteuil, mais pouvait déambuler sur la scène, sortir, entrer. Je ne sais pas si ça m’aurait plus plu (est-ce que ce genre d’oeuvre est faite pour plaire, c’est une autre question) mais en tout cas, j’aurais mieux compris la démarche.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor