Expo Delacroix, 1798-1863

Expo Delacroix, 1798-1863
De Sébastien Allard
  • Musée du Louvre
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets à 15,00
À l'affiche du :
29 mars 2018 au 23 juillet 2018
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 09:00
    • 17:30
Réservation de tickets

Plus de 180 œuvres d'Eugène Delacroix, dont une forte majorité de peintures, sont à découvrir à travers cette exposition qui revient sur l’ensemble de la carrière artistique de l'artiste.

Des grands coups d’éclat qui firent la célébrité de ce dernier aux Salons des années 1820 jusqu’aux dernières compositions religieuses ou paysagées peu connues et mystérieuses.

Le parcours propose de faire connaissance avec une personnalité attachante, éprise de gloire et acharnée de travail. Le musée du Louvre retrace, en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, l’ensemble de la carrière artistique d’Eugène Delacroix à travers cette exposition éponyme.

Un parcours inédit à Paris depuis l’exposition du centenaire de la mort de l'artiste en 1963. Une personnalité attachante, éprise de gloire et acharnée de travail, curieuse, critique et cultivée. Un virtuose de l’écriture autant que de la peinture et du dessin.

 

60

L'avis de la rédaction : 8/10. Une très belle exposition sur Eugène Delacroix.

Organisée en grands thèmes, elle retrace sa vie, fait ressortir ses sujets de prédilection.

Les scènes représentées par le peintre dégagent beaucoup d’émotions. Elles sont pleines de mouvement, de violence, de passion.

Les oeuvres que nous avons préféré sont celles représentant des batailles, où règnent confusion et actes héroïques. Les scènes de chasse aux fauves sont elles aussi impressionnantes.

Nous sommes ensuite étonnés de voir une salle consacrée aux compositions florales, une autre avec de paisibles paysages.

C’est amusant de voir plusieurs versions d’un même tableau.

Les textes de l’exposition sont riches, intéressants. Ils donnent des éléments de contexte sur l’histoire, les références théâtrales, religieuses.

Ne manquez pas cette exposition.

Note rapide
8/10
pour 2 notes et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
0%
1 critique
Note de 8 à 10
100%
1 critique
8 avr. 2018
9/10
49 0
Etait-il nécessaire pour le musée du Louvre de consacrer une énième exposition à Eugène Delacroix ?
Oui ! Trois fois oui !

Même si l'on n'apprécie que modérément ce peintre très institutionnel, qui passa complètement à côté de la vision sociétale de son époque, on le connaît assez peu, finalement, ce Delacroix...

Car il faut être clair : à part le célébrissime « La liberté guidant le peuple » (qui d'ailleurs constitue sans risque l'affiche et la couverture de l'ouvrage consacré à l'expo), peu d'entre nous sommes capables de citer une autre de ses œuvres. (C'était en tout cas mon cas...)

Delacroix fut obsédé par la recherche de la gloire.
Ne pouvant la trouver dans les aventures napoléoniennes (il eut 17 ans en 1814, l'année de la chute de l'ogre corse) il dut se résigner à devenir un peintre reconnu par l'Etat, les institutions et la bourgeoise de l'époque.
Baudelaire le bombarda « chef de file des Romantiques ». Soit.

Malgré tout, quelques toiles choquèrent, à l'époque, comme « la Scène des massacres de Scio », en 1824, puis en 1827 avec « La mort de Sardanapale », où il va privilégier la couleur sur le trait, l’émotion sur la technique.
L'Etat acquérait ses toiles, quitte à en remiser quelques unes dans les réserves, cachées du grand public.

Cent quatre vingts œuvres sont exposées dans le Hall Napoléon.
Des toiles, bien entendu, mais également nombre de lithographies illustrant Goethe, Shakespeare, et nombre de très belles aquarelles.
De grands, très grands tableaux, mais également des petits formats. J'ai eu un petit faible pour un merveilleux « Lit défait » aux drapés compliqués et tout froissés. Mais que s'est-il donc passé dans ce lit ?

Le parcours artistique est découpé en trois grandes périodes.
J'ai eu un faible pour la période « orientaliste », avec de très belles scènes prises sur le vif au Maghreb.

La fin de la carrière de Delacroix est également intéressante, avec beaucoup de bouquets de fleurs, des scènes campagnardes et religieuses.

Les commissaires de l'exposition ont privilégié avec raison une approche temporellement linéaire du parcours, qui revint parfois sur le même sujet. Qu'importe, il n'est pas interdit de faire des allers et retours dans l'expo, pour comparer.
Les textes et les cartouches sont de grande qualité. Beaucoup de bonne pédagogie émane de tout cela, évitant tout snobisme ou encore les salmigondis incompréhensibles pourtant à la mode...

Aurait-on compris au Louvre, après de très passables propositions, qu'il n'y a pas trente six mille manières de réaliser une belle expo ? (Prenez-en de la graine, M. Attali !... Comprenne et se souvienne qui peut et qui veut...)

Oui, vraiment, il faut passer trois quatre heures à visiter cette exposition de grande qualité.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Oeuvres
Emotions
Intérêt intellectuel
Compréhensibilité
Mise en exposition