Entre Deux Mondes

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"Reste-t-il de la peur en toi ?"

Plongée soudainement dans l'Entre Deux Mondes, La Fille qui Voulait Vivre fait la rencontre d'une étrange Créature de L'Ombre qui rôde et lui pose sans cesse des questions.

Un huis-clos dans un espace infini, entre la Vie et la Mort où poésie, pensées profondes et pulsions primaires se côtoient pour nous transporter un instant loin de tous les soucis, dans les entrailles de l'inconnu.

 

Texte et mise en scène : Emilia Santucci
Avec: Juliette Langrognet ou Emilia Santucci, Jade Paganon-Simon, Alexia Delaire et Gaëtan Henry

 

Tremplin Théâtre, 37 rue des Trois Frères, 75018 Paris 

 

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Toutes les critiques
1 avr. 2017
8/10
18 0
Que se passe-t-il quand on est entre deux mondes, entre le monde de la vie et le monde de la mort ? La compagnie Les Contes de la Vallée en donne sa vision au Tremplin Théâtre, dans une pièce moderne, presque une performance artistique, une vision poétique.

J'ai eu du mal à rentrer dans la pièce, qui commence par l'arrivée d'un être noir, étrange, joué par Jade Paganon-Simon. Je l'ai d'abord considérée comme une performance, mêlant une forme de jeu, une expression poétique, un peu de danse. Quand Juliette Langrognet, fille fleur, est arrivée, j'ai commencé à saisir.
Mes compréhensions successives ? J'ai d'abord perçu l'Etre Noir comme un démon diabolique, puis comme la mort, pour enfin la percevoir comme la vie de la Fille Fleur, ou du moins le pan de sa vie qu'elle a du mal à accepter, qu'il faut qu'elle accepte avant de poursuivre son voyage, avant de disparaître. Là, les choses se sont mises en place, j'ai commencé à écouter le texte d'Emilia Santucci. Un texte plein de poésie, d'aphorismes exprimés par deux êtres lunaires qui semblent, eux, coincés pour l'éternité dans cet (absence d')espace-temps entre deux mondes. Un texte plein de maturité, presque surprenant, une réponse paisible à des questions qu'on se pose plus tard.
La mise en scène est très moderne, elle profiterait d'une plus grande scène, les structures dans lesquelles l'Etre Noir va aller se nicher entravent les danses de la Fille Fleur.
Les chansons - il y a quelques passages chantés dans la pièce - et la musique presque obsédante, lancinant, qui accompagne la pièce ont été écrites pour elle. Elle apportent une légèreté qui fait un contrepoids bienvenu à la sombreur (oui, je sais, Mr Correcteur, mais "obscurité" serait ambigu) de la pièce.

A l'arrivée, un beau spectacle moderne et complet, moins familial que l'horaire ne pourrait le laisser penser, par une troupe enthousiaste et souriante, qui apporte une réponse finalement optimiste à une question qu'on se posera tous un jour.
4 mars 2017
7/10
31 0
Il y a de jeunes spectateurs comme moi... Et de jeunes troupes comme "les Contes de la vallée" nominée cette année aux P'tits Molières récompensant les meilleurs spectacles des théâtres privés de moins de 150 places car "dans les petites salles, il y a aussi de grands spectacles"!

J'ai eu la chance de voir la nouvelle création d'Emilia Santucci à la tête de la compagnie et voici ce que j'en ai pensé :

Dans chacune des créations des "Contes de la Vallée que j'ai pu voir, l'univers est singulier, à la limite du fantastique. Il y a des jeux de lumière, des chants, des danses. Ce sont des contes modernes et poétiques, du théâtre contemporain sans pareil.

"Entre deux mondes" ne déroge pas à la règle et raconte l'histoire "d'un huit-clos dans un espace infini, entre la Vie et la Mort où poésie, pensées profondes et pulsions primaires se côtoient pour nous transporter un instant loin de tous les soucis, dans les entrailles de l’inconnu." La trame narrative est pointilliste, il faut prendre chacun des tableaux comme une petite musique de la vie qui murmure à l'âme des hommes. On est pas tout à fait dans l'absurde de Beckett (mais s'il y a quelque chose de "Fin de partie") mais clairement plus dans le théâtre classique logique et structuré.
C'est un entre deux onirique et bigarré où l'on parle de la vie, des peurs et de la mort: "La vie mon cher c'est l'ensemble de toutes les forces qui résistent à la mort" déclare l'un des personnages. Il y a deux jeunes filles, un garçon et une sorte de Golum à la voix rauque se déplaçant à quatre pattes.

Laissez-vous porter par le spectacle car vous verrez rarement de telles créations, comme de la poésie qui prend corps... Je vous recommande l'expérience!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor