Elle et Lui, Isabelle Mergault

Elle et Lui, Isabelle Mergault
De Isabelle Mergault
Avec Isabelle Mergault
  • Isabelle Mergault
  • Victoria Abril
  • Théâtre des Nouveautés
  • 24, boulevard Poissonnière
  • 75009 Paris
  • Grands Boulevards (l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 50,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Le jour où Jeanne frappe à sa porte, Patricia ne sait pas ce qui l’attend…

Acceptera-t-elle de reconnaître en cette créature juchée sur talons hauts son ex-mari ? Même si Ron est un passionné de voitures au-delà du supportable, que son épouse Patricia n’en peut plus d’être une femme au foyer et que leur fils Gildas est un vieux garçon qui ne pense qu’à manger, on peut dire que ce trio forme la famille idéale.

Jusqu’au jour où Jeanne frappe à la porte en se jetant dans les bras d’une Patricia qui ne semble pas la reconnaître. Et pour cause, cette Jeanne n’est autre que Jean, son ancien mari. Jean n’avait qu’un seul rêve : devenir chanteuse. Chose faite.

Après une opération, un traitement hormonal et des cours de chants, Jean s’est métamorphosé en Jeanne, sublime chanteuse de cabaret, honteusement exploitée par Tony, son impresario mafieux. Pour fuir ce Tony qui la maltraite, Jeanne va s’incruster chez Patricia. Cette dernière la présentera à sa famille comme une vieille connaissance.

Hors de question de révéler qu’elle est son ancien mari ! La cohabitation ne va pas être de tout repos… sans compter l’arrivée en force du Tony qui a pu remonter jusqu’à elle. Les choses ne sont déjà pas toujours faciles entre maris et femmes mais quand les maris se mettent à être des femmes, alors là…

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3 critiques
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Toutes les critiques
9 févr. 2020
8/10
6 0
De l’amour à l’humour, il n’y a qu’un pas qu’Isabelle Mergault n’hésite pas à franchir pour le plus grand plaisir du public. Elle & lui, c’est une histoire d’amour, c’est une histoire d’humour.

Un amour, inoubliable et inconsolé, qui réapparaît dans la vie, très rangée, de Patricia (Isabelle Mergault). Un amour qui se nommait Jean, mais qui aujourd’hui revient sous les traits … de Jeanne (Philippe Vieux). Dès lors, la vie de Patricia s’en trouve quelque peu chamboulée. Qui aura raison d’elle ? La vie ou l’amour ?

Si Elle & lui semble prendre les traits d’une belle histoire romantique, elle est avant une comédie humaine réussie. Une réussite que l’on doit au talent de son auteure, Isabelle Mergault. Avec La raison d’Aymé, elle faisait déjà de l’amour un thème central de sa pièce. Il n’est donc pas étonnant de le retrouver ici encore. Toutefois, nous sommes loin, dans les deux cas, de l’amour lisse et sans épine. Et c’est tant mieux, car cela permet de faire déraper l’histoire … vers la comédie.

Et en matière de comédie, Isabelle Mergault en connaît un rayon ! Une fois de plus, elle signe un texte d’une franche drôlerie en forme de feu d’artifice. Plus on avance dans la pièce et plus on rit. Inutile de dire que cela fait un bien fou.

Un texte, c’est bien. Mais joué, c’est mieux. Sur scène, c’est aussi un vrai plaisir. Que dire sinon que chacun est parfait dans son rôle. Laurent Gamelon, goujat à souhait dans son rôle que l’on adorerait baffer mais on se retient … vu la carrure du Monsieur. Jean-Louis Barcelona, très bon dans son rôle de fils rêveur. Philippe Vieux, incroyable perché sur ses hauts talons. Et puis bien sûr, Isabelle Mergault qui sait provoquer le rire et emporter le public avec une seule mimique.

Elle & lui, c’est une bouffée d’oxygène dans un quotidien parfois morose.
Pour qui veut passer une belle soirée, Elle & lui est un très bon choix. Vous sortirez du théâtre le sourire aux lèvres.
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1 févr. 2020
10/10
2 0
« Elle et lui » une comédie pimpante d’Isabelle Mergault mise en scène par Christophe Duthuron, avec laquelle encore une fois elle gagne son pari de déclencher les rires : « ses petites pièces de boulevard » s’élèvent au rang du répertoire des pièces au succès assuré.
J’ajouterai avec sincérité et bonheur : écrites par une femme !

« La vie étant une farce », autant en faire et cela réussit à Isabelle Mergault qui a le chic pour trouver la bonne réplique, le bon mot, qui font mouche à chaque fois et emportent le public dans l’hilarité.

Témoin de cette soirée où souvent les rires effaçaient le texte tellement le public était réceptif à ses histoires.

Isabelle Mergault l’a bien compris, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, étant l’auteur de nombreuses comédies à succès. Elle prend un plaisir à jouer dans ce théâtre des Nouveautés où elle a pris son rythme de croisière, comme ce fut le cas avec sa dernière pièce « La Raison d’Aymé », jouée à guichet fermé.

Pour sa sixième comédie « Elle et lui », elle est bien réelle et en bonne mère de famille, femme au foyer fatiguée, elle s’occupe de son clan et veille sur lui : pas touche ou je mords.

Un clan composé d’un mari Ron, obsédé par l’univers de la voiture et ses dommages collatéraux, d’un fils Gildas ayant pris le virage d’un « Tanguy » envahissant, pléonasme, porté pour sa part un peu trop sur la nourriture mais aux doigts habiles de créateur de mode et d’une maman Patricia, Pat pour les intimes, aux petits soins pour ses hommes mais qui aspire à une vie moins « ménagère » qui lui occasionne des montées de tension.
En somme une petite famille idéale comme on en rencontre un peu partout en France.

Jusqu’ici il n’y a pas de quoi fouetter un chat, la pauvre bête ; alors il fallait bien corser un peu l’histoire et c’est là que débarque en frappant à la porte du modeste appartement, très joliment décoré par Bernard Fau, une superbe créature perchée sur des hauts talons venue au prétexte de faire un sondage…
D’un premier abord Pat est troublée par le comportement de cette personne, mais après les amabilités d’usage, reçoit dans sa jolie petite frimousse, comme un uppercut qui a bien failli la mettre chaos : l’évidence que cette femme prénommée Jeanne n’est en fait que son mari Jean qu’elle avait épousé dans sa jeunesse de femme insouciante à Las Vegas.
Un homme qui depuis deux années est une femme, ceci après intervention chirurgicale et traitement hormonal, et a réalisé son rêve : devenir une chanteuse de cabaret.
Une chanteuse qui fuit son impresario véreux et se réfugie dans l’appartement qu’elle a connu au temps de ses amours avec Pat quand elle était un homme…un impresario qui finira par pointer le bout de son nez et apporter de nouveaux rebondissements à cette comédie.
Mais point très important pour maintenir le suspens, une union qu’il faut absolument cacher à Ron et Gildas.

Et voilà, les quiproquos vont s’enchaîner tambour battant, dans une mise en scène endiablée de Christophe Duthuron, pour notre plus grand plaisir. Car il va bien falloir présenter au clan cette nouvelle venue et expliquer pourquoi elle va cohabiter, le temps de se retourner, avec la famille.

Des scènes, comme celle de Ron présentant à la tribu, dans un délire réjouissant, son projet de panneaux indicateurs routiers, que les chinois lui ont fait l’honneur de commander pour leurs routes, ou encore celle de la drague de Ron sur Jeanne communiquant par oreillette interposée, commandée par Pat, jusqu’à la scène finale en forme de revue de cabaret sur une musique colorée de Yannick Hugnet, vont de minute en minute, que l’on ne voit pas passer, déclencher les rires en cascade, pour au final vous faire sortir du théâtre le sourire aux lèvres et terminer votre soirée dans la bonne humeur : que demander de plus !?

Christophe Duthuron, assisté de Tadrina Hocking, qui maîtrise les codes de la comédie, a parfaitement compris le mécanisme de pensée d’Isabelle Mergault et dirige ses comédiens avec un amour de la scène qu’ils lui rendent bien.

Habillés des costumes de Frédéric Olivier, les comédiens s’en donnent à cœur joie pour nous amuser.
Laurent Gamelon, le nounours que l’on a envie de cajoler malgré son caractère épouvantable de macho, à qui on a envie de donner des baffes, joue parfaitement l’ambivalence du personnage.
Le fils un peu nunuche, mais qui s’en sort haut la main dans ses projets de styliste, emporte avec ses pitreries l’adhésion du public en la personne de Jean-Louis Barcelona.
Celui qui vient mettre son grain de sel et relancer la roue pour un nouveau tour de quiproquo est le joyeux petit diable sous les traits de Rémy Roubakha.
Philippe Vieux que j’avais apprécié récemment dans « Palace », où il jouait un directeur à l’univers lunaire, s’est métamorphosé en splendide chanteuse de cabaret et fait oublier qu’il est un homme. Il est d’une crédibilité sans faille dans son personnage.
Quant à Isabelle Mergault, notre nouvelle reine du boulevard, elle emporte tous les suffrages et délicatement, avec amour, fait beaucoup rire en distribuant les cartes et en s’effaçant devant ses partenaires pour les mettre en valeur.

Cette comédie a pour but de vous faire rire, de vous faire oublier vos tracas quotidiens : eh bien c’est une nouvelle fois réussi !
A déguster sans modération.
1 févr. 2020
7/10
3 0
Isabelle Mergault est de retour au théâtre, elle nous propose une comédie où elle interprète Pat, mariée à Ron un passionné d’automobile qui aime être le centre d’attention de tous mais qui n’écoute pas les autres et mère d’un vieux garçon de 35 ans, Gildas, qui vit encore chez elle. Là comme ça, sa vie ne fait pas trop envie, d’autant qu’elle doit se charger de toute l’organisation de la maison : courses, repas, ménage,... Bref le fameux mix qui compose la charge mentale de nombreuses femmes. Alors quand Jeanne sonne à sa porte pour lui proposer de participer à un sondage, on ne sait pas trop comment elle va réagir… Mais il se passe quelque chose de bizarre avec Jeanne et la vie de Pat va basculer… et il faudra aller voir la pièce car je n’en dirai pas plus.

La mise en scène de Christophe Duthuro, assisté de Tadrina Hocking, est dynamique à souhait, il n’y a pas de temps mort dans cette comédie où Isabelle Mergault a instillé des dialogues à l’humour incisif. J’avoue avoir bien ri, tout comme la salle, avec certains échanges ou lors de remarques envoyées avec un ton piquant comme il faut. Le décor de Bernard Fau nous emmène dans un appartement avec des espaces prévus pour toutes les scènes de la pièce et les lumières d’Idalio Guerreiro séparent intelligemment ces espaces.

Les cinq comédiens ont l’air de s’amuser notamment Laurent Gamelon qui m’a fait bien rire avec son exposé sur les panneaux (j’avoue la trouvaille est tordante). Isabelle Mergault est pétillante et sautillante, ses réparties font mouche, on attend avec impatience sa prochaine saillie. Jean-Louis Barcelona est un fils drôle façon ‘Tanguy’ et Rémy Roubakha est le mystérieux Tony…Mais celui qui tire particulièrement son épingle du jeu à mes yeux, c’est Philippe Vieux dans le rôle de Jeanne. Il possède une vis comica bien sympathique.

Une soirée agréable juste pour se détendre surtout quand la semaine a été bien pénible.
22 janv. 2020
8/10
4 0
Patricia est mère de famille, son grand gamin de 34 ans est styliste, déjanté, et grand bébé. Ron le mari, est fou de musique country, de voitures, enfin tout ce qui ne passionne pas du tout notre Pat !

Mais tout va changer, un coup de sonnette et une dame élégante entre dans l’appartement. Pat est déjà de fort mauvaise humeur, mais se radoucit et se trouble devant Jeanne, c’est normal Jeanne a été son grand amour Jean il y a quelques années de cela !

Et pas plus gêné que ça, il a pris sa valise et demande asile à son ex, il est aussi poursuivi par un malfrat.

Pat pas rancunière accepte d’accueillir Jean/Jeanne et le fait passer pour une cousine, enfin rien n’est simple… Ron est heureux il va vendre ses panneaux de signalisation en Chine, ce qui nous donne une démonstration à mourir de rire, de son génie !

Mais surtout, Pat retrouve le goût de composer, de pianoter, enfin elle va pouvoir sortir de son rôle de bonne épouse au foyer, dont elle n’a que faire, mais c’est là que les choses se compliquent, si Jeanne veut absolument chanter les chansons de Pat, il faudrait déjà se débarrasser de Ron qui n’a guère la fibre musicale, et alors là les choses se corsent ! Le complot est aussi assez tordu...

Isabelle Mergault, a déjà la sympathie du public, et elle signe là une bien joyeuse comédie, mise en scène tambour battant par Christophe Duthuron. Laurent Gamelon a toujours une présence réconfortante, Jean-Louis Barcelona est drôlissime dans le rôle du fiston, Philippe Vieux est étonnant dans son rôle de Jeanne (il remplace Victoria Abril initialement prévue), Rémy Roubakha apporte la note “polar” à la pièce.

Le final est musical bien entendu, mais je vous laisse la surprise !
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Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor