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Douce Amère

Douce Amère
De Jean Poiret
Mis en scène par Michel Fau
Avec Mélanie Doutey
  • Mélanie Doutey
  • Michel Fau
  • Christophe Paou
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 4, rue Monsigny
  • 75002 Paris
  • Quatre-Septembre (l.3)
Itinéraire
Billets de 10,00 à 60,00
Evénement plus programmé pour le moment

Philippe et Élisabeth ont été très amoureux. Pendant huit longues années.

Aujourd'hui, le couple s'est peu à peu éloigné. Sous le regard circonspect du mari délaissé, nombreux sont alors les prétendants qui gravitent autour de cette femme libre, moderne et séduisante.

Étourdie par ce manège sentimental, Élisabeth saura-t-elle résister à l'angoisse envahissante d'une inéluctable solitude ?

  

Jean Poiret est un acteur, auteur et metteur en scène du XXème siècle. Il a notamment écrit Joyeuses Pâques, La Cage aux Folles...

Michel Fau est un acteur et metteur en scène très présent ces dernières années, avec des adaptations du Tartuffe, de Fleur de CactusUn Amour qui ne Finit pas et Peau de Vache. Il a été nommé plusieurs fois aux Molières en tant que comédien ou metteur en scène, sans pour l'instant en remporter.

Mélanie Doutey est une actrice de cinéma (On va s'aimer, Les Infidèles, La French...). Elle a également joué au théâtre, sa dernière apparition sur les planches était en 2014. 

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La critique de la rédaction : 5/10. Une comédie un peu assommante.

Michel Fau présente une mise en scène fidèle à ses habitudes. Elle rend les dialogues pompeux et solennels. Hélas, les échanges manquent cruellement de naturel, de fluidité. Nous ne sommes pas pris et ne croyons pas aux situations. D’ailleurs, nous n’attendons rien de l’histoire, de la suite des événements.

Quelques passages font rire mais l’ensemble reste très bavard, parle beaucoup des sentiments sans en faire ressentir. L’intérêt du texte repose essentiellement sur la perversité du personnage de Michel Fau, nous ne découvrons la personnalité troublante de celui de Mélanie Doutey que dans un second temps.
Le décor est original mais assez laid, les costumes ont du charme.

Dommage que tout soit si figé, nous aurions aimé plus de sincérité et de rythme. Nous nous sommes ennuyés.

Note rapide
Toutes les critiques
28 avr. 2018
9/10
83 0
Michel Fau est devenu ces dernières années une figure incontournable du théâtre français. Nous avons également pu savourer sa présence au cinéma dans Marguerite ou 9 mois ferme. Ses choix de textes sont variés et donnent à goûter de nombreux répertoires. Le voici aux commandes d’une pièce de Jean Poiret, à la mise en scène et dans le rôle principal. Elle raconte l’errance amoureuse d’une jeune épouse – jouée par Mélanie Doutey - qui au bout de huit ans de mariage traditionnel veut se confronter à la liberté de choisir ses amants. Qu’ils soient jeunes, sportifs ou intellectuels. Une quête de liberté nécessaire après avoir été sous la coupe d’un homme imposant, joué par Michel Fau. Mais est-il vraiment parti ?

Sur la plume de Jean Poiret

Le texte peut sembler assez verbeux et l'on s’y perd parfois mais cette désuétude n’est pas inintéressante quand on sait que c’est Jean Poiret qui tenait le stylo. Il y a du texte au moins... Quelle ironie on y trouve ou quelle vengeance se cache derrière ce destin amoureux ? En filigrane le dialogue semble nous dire : "Va donc chercher l’amour ma belle, va te casser les dents, car sans moi tu n’es rien."
Le décor et la mise en scène sont tops, très esthétiques comme les costumes des années 1970. La pièce est ponctuée de nombreuses versions de « Comme d’habitude » de Claude François, suggérant que les époques défilent sans rien changer à la lassitude du couple, inévitable. Mélanie Doutey est très belle et tient fort bien son rôle face à l'exubérant Michel Fau. Le reste de la distribution est un peu en deça. C’est à se demander si ce n’est pas presque volontaire afin de mettre en avant le grand maître...

Un bon moment de théâtre.
4 avr. 2018
10/10
82 0
Dans les années 70, Jean Poiret a croqué avec une justesse folle les réalités du couple, de l’amour et a saisi les contours d’une femme libre. Une pièce audacieuse, captivante et intelligente qui nous renvoie à nos propres questionnements intimes.

Mélanie Doutey est belle, vibrante, exaltée, irraisonnable face à un Michel Fau qui en impose en assurance, bons mots et cynisme.
26 mars 2018
6/10
99 0
Je suis venue voir Douce-amère avec la conviction que j'allais découvrir "le" spectacle de l'année. Parce que les Bouffes-Parisiens sont un très joli théâtre, que le duo Mélanie Doutey-Michel Fau promettait et que le texte de Jean Poiret n'aurait rien perdu de sa force, j'en étais persuadée.

J'ai sans doute été influencée par l'affiche : je m'attendais à un duo et je découvre une pléiade d'acteurs.

Je pensais voir une pièce en tonalités noir et blanc et ce sont des couleurs psychédéliques qui explosent sous un scialytique.

Beaucoup de spectacles sont en ce moment inscrits dans les années 70. Pourquoi a-t-il fallu que l'équipe ait à ce point forcé le ton ? Le décor est une sorte de vaisseau spatial accroché au-dessus d'un étang solognot ou d'une scène de reconstitution d'un crime, mais on se demande lequel ... Seraient-ce un des adultères à répétition de la jeune femme ?

On pourrait se croire dans une séquence d'Orange mécanique quoique la violence ne soit que verbale. Le plateau tourne comme un manège, faisant valser les amoureux.

Élisabeth a aimé Philippe pendant huit ans. Aujourd'hui, le couple s'est usé. Sous le regard circonspect du mari délaissé, nombreux sont alors les prétendants qui gravitent autour d'une femme libre, moderne et séduisante. Étourdie par cette danse sentimentale, Élisabeth saura-t-elle résister à l'angoisse envahissante d'une inéluctable solitude ?

Douce-amère est une pièce oubliée de Jean Poiret créée par Jean Charon, avec la merveilleuse Nicole Courcel en 1970 au Théâtre de la Renaissance. Il parait que ce fut ce qu'on appelle un flop. On oublia très vite puisque Jean Poiret écrivit ensuite la Cage aux folles qui connut le plus grand succès de sa carrière. C'est donc bien courageux de la part de Michel Fau d'avoir voulu s'y atteler.

Le texte, malheureusement, n'a pas rajeuni. Il est daté et le spectateur est noyé par une argumentation qui n'a rien de moderne. Mélanie Doutey le récite si vite, et presque mécaniquement, qu'on peine à suivre ... avant de décrocher, je le reconnais, parce que rien n'est drôle. Il suinte une mélancolie et une tristesse qui génèrent l'ennui. On nous promet de l'insolent et de l'imprévisible. Une fois qu'on a compris que la jeune femme considérait l'homme comme un objet il n'y a rien qui ne surprenne ensuite. Quant à l'interprétation de Michel Fau, elle ne fait pas oublier la voix et le phrasé si particulier de Jean Poiret qu'on a en permanence l'impression d'entendre, comme s'il soufflait les répliques depuis les coulisses.

Il faut oser une phrase comme celle-ci : sans Judas pas de Jésus ! Ou encore Je subjugue en demi-teintes mais j'en ai un peu perdu mes demi teintes ... Il faudrait peut-être lire la pièce pour la juger en son âme et conscience au lieu de lui faire un procès et conclure hâtivement qu'elle a été écrite par Jean Poiret ... pour lui-même.

La distribution est inégale. Les personnages secondaires ont peu de présence.

J'avoue que le nombre incroyable de versions de My Way (Comme d'habitude en français) a perturbé ma capacité de concentration. Nous l'entendîmes chanté par Claude François, Franck Sinatra, Mireille Mathieu et même Régine, pardon pour les interprètes que j'oublie. Et ne boudons pas notre chance de n'avoir pas subi les 1143 versions existantes interprétées par 607 artistes. C'est à croire qu'il n'y a pas une seule autre chanson pour exprimer la routine du quotidien, au sein de la vie de couple.

Coté costumes, le tissu d'ameublement aux grands ramages bleus porté par Michel Fau est pour le moins étonnant. Mélanie Doutey assure presque une performance de mannequin, avec quasiment une tenue par scène alors que ses amants conservent les mêmes vêtements ... ou pas pour celui qui demeure aussi dévêtu que Tarzan dans la jungle.

Pourquoi je n'ai pas su te voir tel que je t'imaginais ? C'est Poiret qui l'écrit et je pourrais reprendre la formule à mon compte. Voilà ce que c'est que d'imaginer avant d'aller au spectacle.

Mon ultime conseil est a minima de choisir une place en corbeille parce que dresser la tête toute la durée de la représentation pour tenter d'accrocher le regard des comédiens juchés debout sur le canapé provoque un peu de tension dans les cervicales.

A la fin, Mélanie et Michel sont cramponnés à la balustrade qui évoque la proue d'un navire avant son naufrage. Je m'attends à entendre s'élever la voix de Céline Dion mais ce n'est pas My heart will go on qui retentit. C'est encore Comme d'habitude qui revient en boucle.

Annoncée comme une pièce évènement, mise en scène et interprétée par un comédien exceptionnel, Douce-amère était tout de suite soumise à une très forte attente. La lecture du programme indique que Michel Fau a cumulé plusieurs postes. Il joue et se met lui même en scène, en s'entourant de ses proches, Bernard Fau et Pascale Fau. A-t-il manqué de regards extérieurs ...? Toujours est-il que le spectacle me laisse une impression douce-amère.
24 mars 2018
6/10
89 0
Si les deux acteurs principaux sont très convaincants avec une mention particulière pour Mélanie Doutey que je découvrais pour la première fois au théâtre, le texte est très long et on a du mal à garder toute son attention jusqu'au bout.

Je pense que la pièce si elle avait été moins dense, y aurait gagné.
Dommage que Michel Fau disparaisse trop vite car c'est vraiment lui qui donne le tempo et qui fait que l'on ne décroche pas quand il est sur scène. On le retrouve à la fin de la pièce pour une scène cruciale mais trop peu à mon goût.
Pièce trop bavarde et un peu datée. Dommage que le reste du casting ne soit pas à la hauteur des deux interprètes principaux.
Le public dans la salle était lui aussi assez âgé.
Point positif: le décor que j'ai adoré et qui m'a rappelé que Michel Fau aime décidément bien les années 70. Je l'avais déjà remarqué dans sa précédente pièce qui s'était jouée au théâtre de l'oeuvre.
17 mars 2018
6,5/10
102 0
Après avoir lu quelques critiques, je redoutais d’y aller, 2h d’ennui prévisibles…
Mais, j’ai plutôt passé un moment agréable, un tantinet long certes mais loin de mes craintes.
Mélanie Doutey joue le rôle d’Elisabeth, une femme lasse de sa vie de couple en pleine érosion. Philippe, son mari, joué par Michel Fau, essaie tant bien que mal d'anticiper cette séparation, de faire face à sa femme qui lui échappe, quitte à lui trouver l’amant idéal parmi ces prétendants. Peut-être la seule solution de faire encore partie de sa vie.

Sous un décor coloré des années 70, cette pièce donne l’impression d’être figée dans le temps. Tout cela manque un peu de modernité. Malgré tout, l’ironie et le sarcasme des dialogues font mouche avec Mélanie Doutey qui interprète à merveille cette femme en quête de liberté.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor