Doreen

Doreen
  • Théâtre de la Bastille
  • 76, rue de la Roquette
  • 75011 Paris
  • Voltaire (l.9)
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David Geselson aime enquêter sur le réel pour être libre d'en écrire une fiction, comme dans En route-Kaddish, présenté en 2015 au Théâtre de la Bastille.

Cette fois, il imagine les mots de Doreen et ceux de Gérard, qui est aussi André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour, publié en 2006. Dans ce dernier livre, André Gorz, philosophe et journaliste français, se retourne sur l'essentiel de sa vie et écrit une déclaration d'amour à sa femme malade, Doreen.

Leur histoire est mise en scène dans une douce et troublante proximité avec le public. Nous sommes chez Doreen et Gérard, dans l'intimité de leur amour et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous les rencontrons, au milieu du désordre de leurs souvenirs : Sartre, leur mariage, une dispute amoureuse, leurs engagements politiques, la maladie...

Moments cruciaux et anecdotes se croisent, révélant avec justesse la vie de ce couple.

 

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12 janv. 2019
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Nous gravissons les marches un peu raides pour accéder à la salle du haut du théâtre de la Bastille. Les places dans le public sont condamnées...
En voyant le dispositif du spectacle de David Geselson, j’ai tout de suite pensé à « Nusch » vu quelques années plus tôt dans la même salle. Toujours une peur de la redite et de la déception qui peut en découler, même si je savais que je pouvais faire confiance en David Geselson. Pour avoir lu « Lettre à D. », je savais également que cela pouvait être fort émotionnellement et ce le fut. Attention, David Geselson ne tire pas sur la corde sensible. Justement tout y est sensible, touchant. Nous sommes invités à leur dernière soirée, nous grignotons, nous buvons de quoi nous désaltérer mais aussi leurs paroles. Nous percevons le lien indéfectible qui liait celui qui se faisait appeler André Gorz à Doreen. Ils s’aiment et nous les aimons. Nous pleurons aussi un peu (devrais-je plutôt dire « je », mais je sais que je n’étais pas le seul). Je ne me suis jamais senti aussi proche de ce qu’il se passait sur scène et cela allait bien au delà de la proximité physique ou de la scénographie.
Une simplicité, une sincérité qui vont droit au coeur.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor