Don Giovanni

Don Giovanni
De Wolfgang Amadeus Mozart
Mis en scène par Stéphane Braunschweig
  • Théâtre des Champs-Élysées
  • 15, avenue Montaigne
  • 75008 Paris
  • Alma Marceau (l.9)
Itinéraire
Billets de 5,00 à 145,00
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Don Giovanni s’annonce fièrement comme un dramma giocoso. L’expression semble difficilement traduisible en français tant l’apparente contradiction des termes y est forte. Mais dès que l’on cherche à y pénétrer, on est précipité dans un délicieux tourbillon d’ambiguïtés. Rien ici n’est en fait assuré : le libertinage y est exalté mais les couples se croisent et se perdent. Le destin se joue des masques, jusqu’à l’ultime défi.

Le metteur en scène Stéphane Braunschweig, auteur de ce spectacle créé avec succès au printemps 2013, avait fait le choix de revisiter le personnage traditionnellement séducteur et cynique de Don Giovanni au travers du regard de Leporello. Ainsi, avant d’être son valet, son ami ou son confident, il y devenait surtout son premier spectateur. Et il nous invitait nous-même spectateur à porter ce même regard à la fois proche et distancié. « C’est le drame humain qui m’intéresse avant tout. Un drame humain qui puisse résonner pour nos consciences d’aujourd’hui », aime à rappeler Stéphane Braunschweig quant à son approche dramaturgique. Et il nous prouvait que la quête de « liberté suprême » que revendique le licencieux Don Giovanni, a aujourd’hui encore tout son sens.

Jérémie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie seront, comme il y a trois saisons, dans la fosse. Salué comme le Pelléas de sa génération, Jean-Sébastien Bou s’empare ici des habits de Don Giovanni où son élégance et sa voix parfaitement timbrée (claire dans l’aigu et généreuse dans le grave) devrait faire merveille. Robert Gleadow qui incarnait déjà Leporello lors de la création portera de nouveau ce regard « double ». Autour d’eux, la jeunesse et le talent de Julie Boulianne et Myrtò Papatanasiu, de Julien Behr et Anna Grevelius. Tout est réuni pour faire de cette ultime journée du héros libertin l’une des plus belles fêtes de l’esprit et des sens.

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La critique de Valérie (rédac' AuBalcon) : 7/10. Cette version de Don Giovanni est très clivante surtout le premier acte : à l'entracte mes voisines et moi même étions un peu déstabilisées par ce que nous avions vu et nous avons eu quelques échanges passionnés.

Résumons les faits : tout démarre par une annonce avant le spectacle : Julien Behr, qui incarne Don Ottavio, l'époux de Donna Anna est souffrant mais tiendra son rôle ce soir là. Effectivement, il a du mal à démarrer mais se rattrape par la suite.
Non, là où le bas blesse, c'est d'abord dans la direction des comédiens, il n'y a quasiment pas de jeu d'acteurs, surtout les hommes qui sont figés dans des positions statiques alors que leurs paroles voudraient qu'ils extériorisent leurs sentiments par d'amples gestes : rien ne bouge. De même, dans ce premier acte, les voix masculines sont légèrement en dessous de ce qu'on pouvait attendre. Les trois sopranos sont par contre très bien.

C'est dommage car la scène tournante est admirablement bien pensée pour les changements de décors, les costumes sont beaux et la mise en lumière est réussie.

Arrive l'entracte, et je croise une amie placée très près de la scène qui me propose d'intervertir nos places car elle n'a pas le même avis que moi sur le jeu des hommes et préfère avoir du recul pour lire le surtitrage dont je n'ai pas besoin.

En changeant de perspective, tout change en effet car certes ils demeurent statiques mais leur visage sont très expressifs.
De plus, le second acte est celui que je préfère et je tombe sous le charme de ... Robert Gleadow (Leporello). Il incarne un valet tout en tension avec un charme ravageur et cette voix de baryton basse si belle, il éclipse Don Giovanni pourtant incarné par un Jean Sébastien Bou très bon.

Mes passages préférés sont quand Leporello liste à Zerlina, le nombre de conquêtes de Don Giovanni et la scène entre le Commandeur et Don Giovanni où il finit dans les flammes.

La direction musicale est impeccable sous la baguette de Jérémie Rhorer.

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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor