Dire Brel

Dire Brel
  • Théâtre Les Déchargeurs
  • 3, rue des Déchargeurs
  • 75001 Paris
  • Chatelet (l.1, l.4, l.7, l.11, l.14)
Itinéraire
Billets à 14,00
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Dire Brel, 40 ans après sa mort. Evoquer sa pensée, d’artiste et d’homme.

A partir de ses chansons et de l’entretien Brel parle, réalisé à Knokke en 1971, faire réentendre sa poésie, ses textes, la force de ses chansons, mais aussi ses confidences sur la vie, les femmes, le métier et ses rêves.

Dire Brel, à voix haute, accompagné d’un piano et d’un violoncelle en alternance.

 

Texte Jacques Brel

Mise en scène Olivier Lacut

Jeu Olivier Lacut, Julie Sévilla-Fraysse (violoncelliste), François Bettencourt (pianiste)

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26 oct. 2019
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« Dire Brel » d’après Jacques Brel dans une mise en scène d’Olivier Lacut au théâtre Les Déchargeurs est un instantané de poésie sur la vie d’un artiste parti trop tôt.

Olivier Lacut ne pouvait rendre plus bel hommage à Jacques Brel que sur cette scène La Bohème du théâtre Les Déchargeurs : scène des arts et de la poésie.

Une poésie bien présente ce soir par la voix au grain particulier d’Olivier Lacut accompagné au piano par François Bettencourt.
C’est Jacques Brel qui parle, cet immense interprète de la chanson française, bien que belge. Un belge qui se faisait railler par ses compatriotes lorsque qu’il prenait « l’accent bruxellois » comme par exemple pour sa chanson « Les bonbons » et qui après tant d’années passées en France avait pris l’accent « pointu ».
Un artiste qui après quinze années de présence sur la scène décide de voir de nouveaux horizons et de consacrer sa vie à d’autres passions que celle de la chanson. Des adieux qui ne seront pas un éternel recommencement mais qui seront définitifs. Un tour du monde en bateau sera sa nouvelle destination, la croisière de sa vie. Une croisière qui fera halte aux îles Marquises, qui marqueront la fin de son tour du monde. Diminué physiquement, elles seront son havre de paix. « Les marquises » chanson enregistrée en 1977 sera son dernier succès. Des îles Marquises déjà rendues célèbres par le peintre Paul Gauguin. Un poète qui nous souhaitait « des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants ».

L’évocation de la vie, de la pensée de Jacques Brel, quarante ans après sa mort, par Olivier Lacut est empreinte de bienveillance et d’admiration.
Sa fascination pour l’homme, le chanteur, le comédien, se sent au détour de chaque phrase, de chaque intonation : un poète parmi les poètes à la sensibilité à fleur de peau. Un homme qui avait le vrai sens de l’amitié, comme par l’évocation en fin de l’hommage par la lettre que Jacques Brel écrivit à Lino Ventura et dans laquelle il souhaitait le rencontrer non pas pour parler mais juste pour se comprendre.
Comment ne pas être admiratif de cet homme qui donna tant pour la chanson et le cinéma. Une générosité sans pareille, sans compromission, sans calcul, celle d’un homme amoureux de la vie, de l’humanité, qui nous conseillait « d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier », tout en nous « souhaitant de respecter les différences des autres ».
Un texte d’hommage élaboré à partir de ses chansons et de l’entretien « Brel parle », réalisé à Knokke en 1971.

Une rencontre à haute voix pour évoquer sa vie, ses chansons, ses confidences sur le métier mais aussi sur les femmes. Cet homme jamais divorcé, aux trois filles, mais aux nombreuses maîtresses. Un gourmand des friandises que la vie peut offrir et dont il aurait eu tort de se priver, lui qui est parti juste avant sa cinquantaine. Un homme qui nous délivrait comme message de ne « jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure ».

Cette rencontre à haute voix est ponctuée par des extraits de ses chansons mais aussi par le piano qui rappelle à nos oreilles ses belles chansons comme « Les Bourgeois », « Amsterdam », « Le plat pays », « Madeleine », « Les Vieux », « Rosa » et tant d’autres qu’il faut venir écouter sous les doigts habiles et passionnés de François Bettencourt.

Un enthousiaste et vibrant hommage d’Olivier Lacut pour cet homme très présent encore dans sa vie qui lui donna quelques clefs pour aborder et comprendre la sienne. Un témoignage en le disant plutôt qu’en le chantant car seul la musicalité de Jacques Brel en donne toute sa puissance. Quoi de plus bel hommage au final que de l’entendre dans « Ne me quitte pas » en version acoustique et par la voix de l’Artiste.

« Dire Brel » au théâtre Les Déchargeurs, dernière le 26 octobre à 17h mais reprise de ce spectacle en janvier 2020 dans ce même théâtre, salle Vicky Messina à ne pas manquer.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor